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Un conte parisien violent
Milian Clément
ATALANTE
19,90 €
Épuisé
EAN :9791036001413
A quatorze ans, la gamine fascinait presque tous les zonards du quartier, qui l'appelaient Chewing-gum, comme elle semblait élastique à force de tomber sans jamais se faire mal. Ca lui plaisait d'avoir plusieurs noms : Gomme, Gamine, Sally, Salamandre, et puis Sal ou encore Salomé, tout à la fin de la liste". Place Stalingrad, Paris, l'été. Salomé zone au milieu des clochards et des toxicomanes. Elle attend le retour de sa mère, disparue à New York. Son père flic ne semble pas inquiet. Sa soeur vit une histoire d'amour. L'écriture de Clément Milian restitue avec vivacité les ambiances et l'action. Le rythme nous emporte, au gré des figures de skate. Entre impertinence et émotion, l'auteur offre une voix à son personnage. Roman initiatique fulgurant, Un conte parisien violent montre ce qui peut arriver de terrible à une jeune fille de quatorze ans.
Résumé : Sollicitée par la grande presse brésilienne, Betty Milan a tenu pendant longtemps la rubrique du Courrier du coeur. En répondant en écrivain qui a une formation analytique aux lettres des lecteurs, elle s'est attachée à développer une nouvelle forme d'éducation sentimentale en phase avec les interrogations de notre époque. "Pour répondre aux questions, en mettant en relief les mots utilisés, les lapsus et les répétitions, je souligne ce qui est important pour que mon correspondant puisse découvrir la raison de sa souffrance. Ce qui me guide, c'est le désir de faire passer deux idées de base. La première, c'est qu'il est aussi important de se libérer des préjugés que de la tyrannie du sexe. La liberté sexuelle dépend de la liberté subjective, qu'aucune révolution ne saurait enseigner. Le sexe n'est libre que s'il échappe à l'incrimination, à la contrainte et à la compulsion. La seconde idée, c'est que pour s'affranchir de son inconscient, il est nécessaire de prendre en compte son existence et interpréter ses manifestations quand il le faut."
L'art du roman - "Le monde des théories n'est pas le mien. Ces réflexions sont celles d'un praticien. L'oeuvre de chaque romancier contient une vision implicite de l'histoire du roman, une idée de ce qu'est le roman. C'est cette idée du roman, inhérente à mes romans, que j'ai fait parler." Les testaments trahis - Au fil des neuf parties indépendantes de cet essai, les mêmes personnages reviennent et se croisent: Stravinski et Kafka avec leurs curieux amis; Janacek et Hemingway; Rabelais et ses héritiers, les grands romanciers. L'art du roman est le héros principal du livre: l'esprit de l'humour dont il est né; sa mystérieuse parenté avec la musique; son histoire qui se déroule (comme celle de la musique) en trois temps; l'esthétique du troisième temps (le roman moderne). Et la sagesse existentielle du roman. Sous son éclairage sont examinées les grandes situations de notre ère: les procès moraux intentés contre l'art du siècle; l'indiscrétion généralisée annonçant le crépuscule de l'individualisme; les testaments trahis (de l'Europe, de l'art, de l'art du roman, des auteurs). Le rideau - "Un rideau magique, tissé de légendes, était suspendu devant le monde. Cervantes envoya don Quichotte en voyage et déchira le rideau. Le monde s'ouvrit devant le chevalier errant dans toute la nudité comique de sa prose... C'est en déchirant le rideau de la préinterprétation que Cervantes a mis en route cet art nouveau; son geste destructeur se reflète et se prolonge dans chaque roman digne de ce non,; c'est le signe d'identité de l'art du roman."
Résumé : A 11 ans, Papa est le souffre-douleur de son collège, il se fait frapper et humilier dans l'indifférence générale. Avec ses lunettes épaisses et son livre sur les étoiles sous le bras, il détonne : alors que ses camarades rêvent de Nike et de Playstation, il rêve de galaxies, de supernovae et de vaisseaux spaciaux qu'il dessine avec passion dans son carnet. Un soir de décembre, la bande de petites frappes qui le martyrise l'agresse une fois de plus. Mais cette fois, pour s'enfuir, il pousse l'un d'eux qui heurte violemment une voiture. Papa, persuadé de l'avoir tué, s'enfuit dans la nuit. Planète vide nous décrit la fugue de Papa, au cours de laquelle il va découvrir Paris pour le meilleur et pour le pire. Il marche sans cesse et parcourt différents quartiers (la Défense, les quais de Seine, Notre-Dame, Pigalle) où il croise des racailles qui lui rappellent sa banlieue, des clochards plus ou moins perchés, des personnes plus ou moins bien intentionnées, des prostituées au grand coeur, des squatteurs qui lui font prendre conscience de ses talents de dessinateur. La police le retrouvera là, dans ce squat d'artistes à l'issue d'une soirée punk particulièrement arrosée.
Depuis trois cents ans, le navire-école Melkine parcourt la Galaxie, solitaire et vénéré, son algorithme de positionnement tenu secret. En 2400 de notre ère, considérant que c'était la seule issue pour l'espèce humaine, une flotte de 1643 navires interstellaires, des vaisseaux-villes, a emmené de point de Lagrange en point de Lagrange des communautés terriennes qui avaient subi un conditionnement culturel les condamnant à oublier le passé. Ils ne devaient penser qu'au futur. Mais quand le conditionnement culturel, garant de paix, est contrecarré par le développement de fréquences de communication, la guerre menace. L'une des fréquences, Banquise, sur laquelle règne Azuréa, candidate malheureuse au concours d'admission au navire-école, est bien décidée à libérer les peuples de l'emprise mythique du Melkine.
La flottille est condamnée, avec l'armée qu'elle conduit en France pour le service du roi Edouard III. Une tempête l'a surprise pendant la traversée du Lancastre à la Normandie. Sir George Wincaster, son épouse, son fils et quelque mille chevaliers, soldats et marins ne doivent leur salut qu'à l'intervention providentielle d'un astronef extraterrestre qui les arrache à la fureur des éléments. Mais le sauvetage est intéressé. Les maîtres du vaisseau spatial réduisent les captifs à la condition de mercenaires "primitifs", et c'est un enchaînement sans fin de batailles qui les attend pour le compte d'une guilde galactique. Y aura-t-il un jour, dans un lointain futur, où ils pourront enfin se libérer de ce joug humiliant dont ils ignorent même la raison ?
Une véritable réussite ! Un auteur francophone au service d'une fantasy originale, sans son habituel schéma archétypal du héros. Juste un vieil ensorceleur à la retraite et une jeune fille naïve ... Ah, et peut-être quelques nécromants également.
Ce n'étaient d'abord que des escarmouches, puis les affrontements sont venus. Aujourd'hui la guerre ouverte risque d'embraser la Galaxie. De manoeuvre d'intimidation en opération punitive, la Ligue solarienne, économiquement prise à la gorge, ne retient plus ses coups. Manticore et ses alliés contre la Ligue ? Honor et les siens contre les mandarins de la Vieille Terre ? N'oublions pas le troisième larron, celui qui opère dans l'ombre, qui assassine par marionnettes interposées, l'Alignement des Detweiler. Ainsi, quand les lois de la guerre passent à la trappe au profit du meurtre de masse, le temps de la prudence et des concessions est oublié. Et la Salamandre pourrait bien se déchaîner... Qu'adviendrait-il alors d'Honor Harrington ?