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L'absolu technique. Heidegger et la question de la technique
Milet Jean-Philippe
KIME
31,01 €
Épuisé
EAN :9782841742110
A travers le thème de l'" absolu technique ", vient en question ce que Heidegger désigne du terme de " calcul absolu de toutes choses " et dont l'énigme s'indique à travers deux citations : " tout calculer est la première règle de calcul " ; " Nous ne vivons plus que des conditions techniques ". Heidegger laisse entr'apercevoir la possibilité d'une technicité totalement déliée de tout ancrage dans l'ordre prédonné, pré-technique, qu'en lecteur des Grecs, il pense sous le titre de physis. C'est la possibilité du pur artifice qui est en question. Au-delà du nécessaire effort d'interprétation, et de clarification d'une piste tout juste esquissée par Heidegger, l'enjeu d'une lecture de cet auteur est de comprendre la réalité de la technique contemporaine (on a privilégié les champs de l'ingénierie génétique et de l'intelligence artificielle), et de réfléchir sur la question, qu'il nous lègue, d'un libre rapport à l'essence de la technique : comment, dans l'espace et le mouvement de la technique moderne, ménager une ouverture à l'incalculable, comment laisser l'incalculable advenir à travers les structures du calcul ? Une réflexion sur l'art doit contribuer à répondre à cette question.
Milot Micheline ; Portier Philippe ; Willaime Jean
Fondé sur une série d'enquêtes originales, menées dans plusieurs démocraties stabilisées, cet ouvrage propose une analyse nouvelle du rapport citoyenneté-religion. Il montre que la religion, si l'on excepte du moins ses formes radicales, contribue grandement aujourd'hui à la production de la cohésion sociale et politique. Les Etats quant à eux, confrontés à une certaine " impotence symbolique et matérielle ", ils entretiennent de plus en plus volontiers avec les religions des relations de coopération institutionnalisée. Eglises et constitution de l'éthique démocratique Etats et régulation de l'espace religieux
A la veille de la guerre de 14-18, l'Etat français s'est métamorphosé : le régime républicain s'est consolidé en traversant les crises et les affaires ; la notion de service public a vu le jour en accompagnant la naissance de l'Etat providence ; les progrès scientifiques et technologiques ont offert de nouvelles opportunités. Pour accompagner ces mutations, il fallait une nouvelle approche conceptuelle. Cette biographie croisée de deux éminents juristes - Léon Duguit à Bordeaux, Maurice Hauriou à Toulouse - retrace leurs itinéraires intellectuels. Nés dans les années 1850, marqués par la défaite de 1870, ils incarnent une génération confiante dans le progrès, attentive aux enjeux de la science et du débat intellectuel. Défricheurs conceptuels, ils sont de véritables "inventeurs de l'Etat" au sens où ils en dévoilent les nouvelles réalités. Maurice Hauriou et Léon Duguit ont eu une influence cruciale sur des questions qui nous touchent aujourd'hui. Leur biographie est l'occasion de réfléchir aux conditions d'efficacité du politique.
Que feriez-vous dans une situation où vous auriez la responsabilité de dévier le tramway dans les conditions du dilemme qui porte son nom ? Quelles sont les évidences de fait ? Peut-on leur attribuer une valeur transcendantale ? Il y a 40 millions de réponses sur 130 pays, des tendances qui se dégagent, et pas de quoi, semble-t-il, en tirer des jugements synthétiques a priori. Il y a, d'un côté, une voiture autonome avec des problèmes de freinage ; de l'autre, des piétons menacés, des enfants, des vieillards, des adultes qui balancent entre deux âges. [...] Ici, on préfère détourner le véhicule, donc sélectionner les victimes ; le mal réside dans l'omission. Là, on préfère "laisser faire le hasard" : le mal réside dans l'action".
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.