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SC 639 Lettres (70-77) ; tome V. 639
Milan Ambroise de ; Nauroy Gérard
CERF
59,00 €
Épuisé
EAN :9782204155328
Dans le domaine latin, il n'est guère de correspondance qui ait autant d'intérêt que celle d'Ambroise, et notamment son livre 10, qui met le lecteur en contact avec plusieurs grands débats et grandes personnalités de la fin du IVe siècle : conflits au sein de l'Eglise d'Orient, lutte contre les hérésies, lutte contre les velléités de renaissance du paganisme, relations complexes avec le grand Théodose et le frêle Valentinien II. Le livre 10 de la correspondance d'Ambroise regroupe, selon un ordre savamment médité, dix textes de nature et de longueur fort différentes : deux brèves lettres à des évêques à la suite de conciles, un groupe de trois documents relatifs à la controverse, en 384, à propos de l'Autel de la Victoire dans la salle du sénat à Rome, une longue lettre à Théodose pour s'opposer aux sanctions prises contre les chrétiens de Callinicon en Syrie, coupables d'avoir incendié une synagogue, et un gros dossier contre les ariens de Milan, désireux de récupérer, avec le soutien du palais impérial, une basilique pour y célébrer leur culte à Pâques. Sans compter l'Oraison funèbre de Théodose (publiée à part), qu'on ne s'étonnera de trouver au sein du livre 10 de cet épistolaire que si l'on n'a pas saisi le dessein d'Ambroise lorsqu'à la fin de sa vie il a réuni les pièces qui le constituent. Apport scientifique : texte latin révisé, traduction moderne, introductions et annotations. Premier tome à paraître, sur les 8 que contiendra l'édition actuellement en cours de la correspondance.
L'oraison funèbre de l'empereur Valentinien II (375-392) a été prononcée par Ambroise, évêque de Milan, en juillet/août 392, plus de deux mois après la mort du prince (15 mai 392) à Vienne, d'où il se disposait à passer en Italie. L'oraison funèbre de l'empereur Valentinien II (375-392) a été prononcée par Ambroise, évêque de Milan, en juillet/août 392, plus de deux mois après la mort du prince (15 mai 392) à Vienne, d'où il se disposait à passer en Italie. Des raisons politiques, mais surtout des relations personnelles, de respect filial chez l'un, d'affection paternelle chez l'autre, unissaient le jeune empereur, mort à 21 ans, et l'évêque de Milan. La mort brutale et inattendue de Valentinien avait soulevé des interrogations sur sa mort, assassinat ou suicide. La question n'était pas tranchée quand l'évêque prit la parole : il se refusa, par prudence politique ou manque de certitude, à y répondre, tout en s'efforçant de répliquer à ceux qui l'incriminaient pour cette mort. Le débat - suicide ou assassinat - n'a donc pas cessé d'intriguer les historiens, partagés entre des réponses également hypothétiques.
Résumé : Lors de la liturgie des funérailles de Théodose, Ambroise est pleinement conscient de la gravité de la situation politique. Il invite les deux fils à continuer l'oeuvre de leur père ; dans un éloge des vertus chrétiennes, il prône la clémence et développe l'éloge de l'empereur défunt, avant d'évoquer les retrouvailles célestes. Le 17 janvier 395, Théodose Ier (le Grand), seul empereur régnant, meurt presque subitement à Milan, âgé d'à peine cinquante ans. Au mois de septembre précédent, il a triomphé à la bataille du Frigidus (la rivière Froide, en Slovénie actuelle) de l'usurpateur Eugène, artisan d'une " réaction païenne ". A cette date longtemps charnière entre l'Antiquité et le Moyen Age, le pouvoir impérial n'est pas pleinement assuré, d'autant que Théodose laisse deux fils, âgés seulement de dix-sept et dix ans : Arcadius et Honorius. Lors de la liturgie des funérailles célébrées quarante jours plus tard, Ambroise, qui s'était entretenu peu de temps auparavant avec l'empereur, est pleinement conscient de la gravité de la situation politique. Il invite les deux fils à continuer l'oeuvre de leur père ; dans un éloge des vertus chrétiennes, il prône la clémence, puis il met les paroles d'un psaume, le 114, dans la bouche de Théodose, pour développer ensuite l'éloge de l'empereur défunt, avant d'évoquer, pour finir, les retrouvailles célestes.