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Captives. Un apiculteur au secours des Yézidies
Mikhail Dunya ; Dujols Stéphanie
GRASSET
21,00 €
Épuisé
EAN :9782246821533
Ces dernières années, les Yézidis ont été victimes d'un génocide, reconnu comme tel par les Nations unies, perpétré par l'Etat islamique - aujourd'hui encore, des milliers d'entre eux sont portés disparus. Captives raconte leur histoire. Dunya Mikhail, Irakienne exilée aux Etats-Unis depuis 1996, décrit le sort des femmes Yézidies qui ont été capturées par les hommes de Daech, puis vendues sur des marchés comme esclaves sexuelles. Violées, mariées de force, obligées avec leurs plus jeunes enfants à confectionner des missiles (pendant que les garçons plus âgés sont entraînés pour devenir des combattants), séquestrées, revendues, violées à nouveau, parfois en groupe, certaines ont réussi à s'enfuir. Courage et détermination sont les valeurs cardinales de ces femmes. La solidarité dont elles ont fait preuve entre elles, mais aussi l'assistance de ceux qui mettent tout en oeuvre, au péril de leur vie, afin de leur fournir les moyens de leur fuite, ont fini par former une magnifique chaine humaine, de la Syrie à l'Irak, en passant par la frontière turque, afin d'échapper à l'horreur, de sauver ses proches mais aussi des inconnues - et finalement peut-être, pour se sauver soi-même. Dunya Mikhail restitue, à travers le témoignage direct de Yézidies, l'histoire poignante, parfois rocambolesque, de certaines d'entre elles. Mais Captives est aussi le récit d'une rencontre entre l'autrice et Abdallah Shrem, ce héros des temps modernes, ancien apiculteur qui, à l'arrivée de Daech dans sa région, le Sinjar dans le Kurdistan irakien, va tout abandonner pour créer un réseau de passeurs, bénévoles, anciens contrebandiers, afin d'arracher ces femmes, une à une, aux griffes de leurs bourreaux. Lorsque, à la fin du livre, Abdallah accueille Dunya au Sinjar, où elle visite le principal temple yézidi et va à la rencontre de ces gens dont elle a conté les histoires, d'un camp de réfugiés à un autre, leur amitié naissante ne met pas seulement au jour la force d'un seul homme face à la terreur, mais dessine aussi une région, le Kurdistan, et une communauté, celle des Yézidis, qui ont toutes deux failli être rayées de la carte. La poétesse Dunya Mikhail, avec beaucoup d'humanité et une grande délicatesse, porte le témoignage de ces femmes, de leurs enfants, de leurs frères et cousins, afin de redonner des noms, des visages et une voix aux victimes et aux survivants de l'un des épisodes les plus barbares, de ce début du XXIe siècle. Traduit de l'arabe (Irak) par Stéphanie Dujols.
Boulgakov travailla jusqu'à sa mort au Maître et Marguerite. Le roman parut dans la revue Moskva en 1966-1967, amputé d'un bon tiers, pour cause de censure. Il fut néanmoins le grand événement littéraire de la période du «Dégel». Les Russes furent sidérés d'y découvrir une représentation à la fois délirante et plus vraie que nature de la réalité soviétique dans laquelle ils étaient encore plongés, et qu'ils avaient fini par ressentir comme plus ou moins «normale». Ils furent, aussi, incroyablement fiers de ce livre vite reconnu comme un chef-d'oeuvre, et dont on propose ici une nouvelle traduction - la première depuis plus de trente ans. Les théâtres, les comédies, les coulisses et les plateaux sont présents dans Le Maître et Marguerite comme dans les deux autres romans retraduits pour cette édition : La Vie de M. de Molière et Mémoires d'un défunt (Roman théâtral). Boulgakov était un passionné de théâtre. En partie inédites en français, ses oeuvres dramatiques - drames, comédies satiriques ou d'anticipation, pièces sur Molière ou sur Pouchkine -, viennent logiquement compléter ce volume. Sans oublier Batoum, pièce de commande sur la jeunesse de Staline, finalement non agréée par la maître du Kremlin. Une fois de plus, Boulgakov avait écrit «pour son tiroir» ; le Choix de correspondance qui clôt le volume révèle les conditions dramatiques dans lesquelles il composa l'une des plus grandes oeuvres de notre temps.La Vie de M. de Molière - Mémoires d'un défunt - À ma secrète amie - Le Maître et Marguerite. Théâtre : Les Jours des Tourbine - L'Appartement de Zoïka - L'Île pourpre - La Fuite - Adam et Eva - Béatitude - Alexandre Pouchkine - La Cabale des dévots - Ivan Vassilievitch - Batoum - Choix de correspondance suivi de THÉÂTRE (?UVRES, II)
Mikhaïl Petrovitch Artsybachev (1878-1927) est un écrivain et dramaturge russe dont toutes les nouvelles décrivent crûment les injustices de la société tsariste. "Révolte" (publiée en 1901) décrit l'oppression et les humiliations quotidiennes au sein de maisons closes à Petersbourg. "Horreur" (publiée en 1905) conte un scandale d'injustice : le viol d'une jeune institutrice par trois notables — un juge, un médecin, un commissaire de police — qui réussirent sans état d'âme à faire condamner au bagne un malheureux innocent pour ce viol dont ils étaient coupables. "Ma femme" (publiée en 1905) est le récit d'un amour passionné entre un homme (le double de l'auteur) et sa femme idéalisée, et la chute de cet amour dans la vie quotidienne dépourvue de tout charme. "Le docteur" (publiée en 1906) décrit un pogrom à Kiev et les tourments d'un médecin engagé aux côtés du peuple et des Juifs (les "youpins"). Toute l'oeuvre de Mikhaïl Artsybachev, engagée en faveur des "humiliés et offensés" (titre d'un roman de Fiodor Dostoïevski), fut censurée directement par le tsar Nicolas II pour "incitation à l'hédonisme et à la révolution"...
Mikhaïl Botvinnik (1911-1995), surnommé "le patriarche des échecs soviétique", fut le sixième champion du monde de 1948 à 1963 (règne entrecoupé brièvement par Vassily Smyslov en 1957 et Mikhaïl Tal en 1960). Outre être l'un des plus grands joueurs d'échecs de tous les temps, Mikhaïl Botvinnik était également un analyste hors pair ainsi qu'un auteur remarquable porté par le souci de vulgariser ses pensées et de les transmettre d'une manière pédagogique et accessible. Au cours de sa vie, Botvinnik a rédigé plusieurs compilations de ses parties commentées par ses soins. "Une carrière échiquéenne d'un demi-siècle" a l'avantage de couvrir presque la totalité de sa carrière, ce qui en fait un excellent panorama du sixième champion du monde. Composé de quatre-vingt-dix parties commentées d'une manière particulièrement instructive, complété par des descriptions de ses adversaires et des anecdotes, ce livre est à placer assurément parmi les meilleurs recueils de parties de champions jamais écrits. Il ne fait nul doute qu'il est d'un niveau comparable, voire supérieur, a, par exemple, "Mes 60 meilleures parties" de Bobby Fischer.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Pourquoi Jérusalem est-elle trois fois sainte ? Que contient la déclaration Balfour de 1917 ? Comment la guerre des Six Jours a-t-elle fracturé la société israélienne ? Pourquoi les Etats-Unis et Israël entretiennent-ils une relation spéciale ? 14 mai 1948. Du plan de partage adopté par l'ONU naît l'Etat d'Israël, un Etat juif voulu par les mouvements sionistes. Son pendant, l'Etat arabe de Palestine, ne voit pas le jour. Promesses contradictoires faites aux Juifs et aux Arabes, guerres israélo-arabes, terrorisme : les violences se multiplient. Les institutions internationales échouent à trouver des solutions et face au durcissement des politiques israéliennes et américaines, l'espoir de normalisation issu des accords d'Oslo en 1990 s'éloigne. En 100 questions/réponses, Jean-Claude Lescure décrypte l'histoire de ce conflit de plus de 70 ans, qui continue d'enflammer une région sous haute tension.
Aux portes de l’Europe se déploie un monde arabe et musulman, en pleine mutation depuis 2011, l’année des "printemps arabes". Une curiosité nouvelle est née pour les pays qui en font partie. Cet ouvrage d’introduction et de réflexion sur la Palestine invite à la (re)découverte du pays à travers son histoire, sa société, sa politique, son économie, sa culture. Il offre une vision synthétique qui permet de mieux comprendre l’actualité immédiate.
Sami, Najy, Bassam et les autres, les héros de ce livre, sont les sans-grades, les fantassins de la cause nationale palestinienne. Ils vivent soit en Cisjordanie, à Ramallah, dans le camp de réfugiés de Balata, ou à Bethléem, soit dans le territoire de Gaza.Combattants de la première Intifada de 1987 à 1994, ils ont soutenu les négociations entre l'OLP et Israël, approuvé la reconnaissance de l'autonomie palestinienne et la formation de l'Autorité palestinienne dirigée par Yasser Arafat.Leur vie n'en a pas été transformée pour autant: une sécurité relative s'est imposée pendant quelques années, mais la paix s'est égarée. Les tensions sociales et politiques entre Palestiniens ont redoublé et la perspective d'un accord définitif s'est une fois encore éloignée le 28 septembre 2000, avec la visite d'Ariel Sharon sur l'esplanade des mosquées à Jérusalem.Celle-ci signait la naissance de la seconde Intifada, l'Intifada al-Aqsa. Haine et violence embrasaient Israël et les territoires occupés, et emportaient Sami, Najy, Bassam et les autres...L
Le roman d'une ville dont la vie est un roman. Jérusalem se raconte. "Après des siècles de silence, moi, Jérusalem, j'ai décidé de prendre la parole pour raconter mon histoire. La vraie. Non celle que colportent mes courtisans, ceux qui s'imaginent - simples d'esprit - que je pourrais n'appartenir qu'à un seul d'entre eux, qui me voient comme une épouse que l'on peut mettre en cage ou une prostituée qui cède aux plus offrants. Je suis Jérusalem. Je suis l'Unique, sacrée, entière et dans mes pierres vibrent les trois vérités éternelles, chacune complémentaire de l'autre, chacune indissociable. Peu m'importent les critiques que ne manqueront pas de soulever mes confidences. Sans doute ai-je atteint cet âge où l'on ne craint plus les injures, les quolibets, cet âge de la maturité où l'on n'a plus peur de rien. Voilà des millénaires que je saigne. Hébreux, Babyloniens, Perses, Grecs, Romains, Arabes, Francs, Mamelouks, Ottomans, Britanniques, tous ont foulé mon sol, tous ont voulu me posséder en versant le sang, et il n'est pas impossible que je disparaisse un jour, réduite en cendres pour avoir été trop désirée, à moins que les trois Prophètes ne sortent de leur silence et ne se décident à n'être qu'un seul coeur pour que mon coeur continue de battre."