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Fille à pédés
Miesseroff Lola ; Hazéra Hélène
LIBERTALIA
10,00 €
Épuisé
EAN :9782377291144
Lola Miesseroff n'avait que 18 ans en 1966 lorsqu'elle s'entendit asséner ce qui devint une évidence : elle aimait vraiment beaucoup se lier d'amitié avec les hommes qui préfèrent les hommes et ceux-ci le lui rendaient bien. Une enfance dégenrée, une éducation naturiste et libertaire, un milieu familial socialement en marge l'avaient sans doute bien préparée à ce destin un peu particulier. Des années 1950 à nos jours en passant par Mai 68, de Marseille à Paris via San Francisco, des boîtes de nuit au mariage homogenré en passant par le Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR), c'est son aventure picaresque et bigarrée qu'elle conte dans ce récit de vie où l'on rencontre des femmes et des hommes singuliers, homo, hétéro et bisexuels, folles et garçonnes, travestis et transgenres.
Résumé : "L'essentiel est de ne parler que de choses dont la presse naturiste ne veut ou ne peut pas parler : notre bulletin est le premier underground naturiste ! " C'est ainsi que l'auteur définit la ligne de ses "Tribunes libres" envoyées de 1971 à 1977 au cercle restreint des membres des Libres Culturistes de Provence, son association naturiste. "Le naturisme de papa" , "La répression sexuelle chez les naturistes" , "Le naturisme et les homosexuels" , "Le naturisme et le bonheur" , "Le naturisme et la jalousie" , ces quelques intitulés donnent un aperçu de la façon dont il entend aider son entourage à s'épanouir : "Le vrai but de notre club, ce n'est pas de mettre ses membres à poil, mais, comme vous le savez, de les rendre heureux" . Pour cela, il part en guerre sur tous les fronts : les évolutions et le devenir du mouvement naturiste, le conformisme et les tabous, les rapports amoureux, ce qu'on appellerait aujourd'hui les rôles genrés et même, brièvement, l'écologie comme reconversion naturiste et politique. Tout cela avec un humour dévastateur dont on retrouve les aspérités dans les lettres de ses lecteurs, dans une écriture jubilatoire où le rire, bien loin de l'entraver, vient stimuler la réflexion.
Résumé : "Si on ne naît pas femme libre, on peut le devenir, mais c'est beaucoup plus facile quand on nous a tracé le chemin". Des rives de la majestueuse Néva baignant Saint-Pétersbourg à la modeste Huveaune qui se faufile jusqu'à la côte marseillaise, en passant par Riga, Berlin et Paris, Lola Miesseroff suit le cours de sa lignée maternelle du XIXe siècle à nos jours. Des femmes qui ont bataillé contre le régime tsariste, vécu les trois révolutions russes, dû fuir le bolchevisme, connu les grèves du Front populaire, la guerre, Mai 68, triché avec l'état civil et la loi, pratiqué e le nudisme révolutionnaire e et milité pour la liberté d'aimer, de procréer et de mourir à sa guise. Une lignée d'insoumises russes, juives et apatrides mais d'abord citoyennes du monde, tour à tour frondeuses, révolutionnaires, résistantes, féministes, amantes libres, épouses courageuses, cheffes de tribu généreuses et altruistes mais aussi de sacrées emmerdeuses. Après avoir fait parler les francs-tireurs des années 68 dans son Voyage en outre-gauche (Libertalia, 2018) et donné ses a recettes de liberté e dans Fille à pédés (Libertalia, 2019), Lola Miesseroff nous livre à présent les clés de son seul héritage : l'indépendance et le combat obstiné pour l'émancipation de toutes et de tous.
Nous avons toujours combattu, nous n'allons pas nous laisser vaincre sans lutter jusqu'au bout." Vent debout contre la guerre que la société fait à la vieillesse, Lola Miesseroff soutient que le vieil âge peut aussi être un bel âge de la vie. Délivrée des contraintes du travail, de l'opinion et du regard des autres, la vieille génération a enfin la liberté de s'offrir d'autres plaisirs et de nouvelles aventures en rejetant les diktats supposés garantir sa bonne conduite. L'autrice propose de lutter ensemble contre les formes spécifiques de la misère, de l'exploitation et de l'oppression qu'ont à subir les "anciens et les anciennes", tout en restant partie prenante des autres combats collectifs. Elle en appelle à la solidarité entre les générations, en particulier pour conquérir l'ultime liberté, celle de choisir librement sa fin de vie.
De 1968 en France, on ne retient en général que des clichés chocs ou chics : les barricades au Quartier latin, les voitures qui brillent, la pénurie d'essence, les soixante-huitards baba cool et ceux qui ont depuis "fait carrière". On oublie que Mai 68 n'a été que le point culminant d'un mouvement de révolte des ouvriers et des jeunes qui a débuté bien avant et s'est prolongé largement au-delà, que ce mouvement a été très actif loin de la capitale et que les étudiants n'en ont été que la composante la plus visible, tout comme les groupuscules maoïstes et trotskistes. L'auteure propose une autre vision, celle de la mouvance hétérogène qu'elle appelle "l'archipel outre-gauche", allant des anarchistes indépendants à l'ultragauche en passant par les situationnistes, dans un récit choral fait de vécu et de théorisation, d'anecdotes et de réflexion, d'espérances et de désespérance, sans oublier une bonne pincée d'humour et même un peu de sex, drugs, free jazz and rock'n'roll.
Connaît-on vraiment l'intensité de l'engagement de Louise Michel (1830-1905) ? Les précédentes anthologies ont eu tendance à cloisonner la richesse et la diversité d'une expression révolutionnaire variée en sélectionnant des formats (poésie, roman, essai) ou en privilégiant son caractère littéraire - aujourd'hui si romantiquement anachronique. Tout en conservant cette diversité et ce souffle singulier, cette anthologie présente la "grande citoyenne" en action à travers un choix de textes souvent inédits. Celle-ci ne cesse de s'engager et de mobiliser en invoquant les spectres de la Commune ou en traçant des horizons radieux, en reliant entre elles les luttes du monde entier, appelant à l'émancipation des femmes, à la compassion parfois, à d'implacables colères populaires souvent.
Ce travail est le fruit d'une collaboration entre l'historien William Blanc et l'illustrateur Thierry Guitard. Fascinés depuis leur enfance par les pirates du XVIIIe siècle, ils ont décidé de partager leur passion en leur consacrant une synthèse illustrée accessible à tous. Les textes sont organisés en brefs chapitres traitant des divers aspects de l'histoire des pirates : les navires, l'équipage, l'abordage, le partage du butin. D'autres sont consacrées à des aspects mal connus, comme les femmes pirates et les pirates africains. Certains s'intéressent aux grandes figures, comme Barbe Noire, Olivier Levasseur ou Bartholomew Roberts. Chaque chapitre est pourvu de plusieurs illustrations couleur influencées par la ligne claire, mais aussi d'une iconographie d'époque et de cartes.
David Graeber séjourna à Madagascar de 1989 à 1991 et y découvrit l'existence d'un groupe ethnique formé des descendants des pirates qui s'y étaient installées au début du XVIIIe siècle. Il a rédigé sur le sujet un essai, où il entreprend, entre autres, de faire la lumière sur l'utopie pirate connue sous le nom de "Libertalia". Décryptant les légendes pirates et analysant la documentation disponible, l'auteur explore l'impact qu'eurent les flibustiers et leurs descendants sur l'histoire malgache au siècle des Lumières ? mais aussi l'influence qu'eurent les récits de pirates et leurs pratiques proto-démocratiques sur les penseurs de l'époque. Il en résulte un récit passionnant, doublé d'une réflexion lumineuse sur la nature et les origines de l'idéologie marchande.
Ines, petite rate au seuil de l'âge adulte, vit avec sa famille dans la paisible ville de Candy-Raton. Elle reçoit une invitation pour le grand bal des coeurs-à-prendre, véritable institution où ratons et ratonnes trouvent généralement leur "moitié". Ines adore danser mais ne veut pas aller au bal. Pourquoi faudrait-il qu'elle cède sur ce dont elle a envie pour se conformer aux autres ?