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SOCIETE CONQUISE PAR LA COMMUNICATION (LA) T2
MIEGE B
PU GRENOBLE
21,30 €
Épuisé
EAN :9782706107245
Aux médias de masse toujours au centre de la communication sociale s'ajoutent désormais les " relations publiques généralisées " ; celles-ci allient à la fois les stratégies de communication de plus en plus complexes des grandes organisations privées et publiques d'une part et le recours à une gamme élargie de techniques de l'information et de la communication d'autre part. Sous des formes différenciées cette alliance marque profondément les pays industriels dominants. Approfondissant l'analyse proposée dans le volume 1 qui présente la communication comme un puissant " activeur " des changements sociaux et culturels contemporains, l'auteur montre que l'avancée de la communication correspond à un double mouvement : le premier a trait à l'industrialisation, croissante des activités culturelles, informationnelles et communicationnelles, le second concerne le morcellement de l'espace public contemporain, qui a désormais peu à voir avec l'espace public politique d'argumentation et de débat. Pour les besoins de l'exposé, ces deux mouvements, que des relations étroites unissent, sont distingués et présentés successivement dans six chapitres que le lecteur peut cependant lire sans tenir compte de l'ordre suggéré. Le monde de l'industrie est abordé dans trois chapitres où il est successivement question de la nouvelle configuration industrielle (reliant les réseaux, les matériels et les programmes), du déplacement qui s'observe vers les industries de contenus, et du positionnement stratégique des acteurs dominants. Quant à l'évolution de l'espace public, elle est mise en relation à la fois avec la fragmentation des pratiques culturelles et informationnelles, et avec l'accélération de leur médiatisation par des objets techniques. On trouvera dans les analyses présentées une argumentation aidant à se positionner face aux discours de promotion des autoroutes de l'information et des produits multimédias interactifs.
Les Tic (techniques de l'information et de la communication) ne sont plus nouvelles. La micro-informatique, la téléphonie mobile, l'internet, les sites web, et les contenus qui leur sont associés, sont maintenant présents dans tous les champs sociaux et dans tous les domaines d'activité, avec des inégalités d'accès et d'utilisation qui ne sont pas prêtes de s'estomper. Leur développement semble répondre à une poussée technologique irrésistible. Les choses, cependant, ne vont pas aussi simplement; et, aux déterminations techniques, s'ajoutent divers procès sociaux contribuant à leur ancrage dans la société; sept de ces procès sont au c?ur du présent ouvrage. Les Tic - en tant qu'innovations sociotechniques - résultent ainsi de dépendances et de déterminations croisées entre l'ordre de la technique et le social. Ce faisant, l'auteur marque ses distances avec certaines approches qui, centrées sur la formation des usages sociaux, et se focalisant presque exclusivement sur les relations (fascination, appropriation, identification, rejet, etc.) des usagers-consommateurs avec les outils, en arrivent à négliger des mouvements essentiels dans la diffusion des Tic. Il opte pour une approche résolument communicationnelle, mettant en évidence les mutations et les changements à l'?uvre dans nos actions communicationnelles quotidiennes.
Sur une grande partie de la planète, la question des industries créatives est désormais inscrite à l'agenda des politiques publiques des collectivités territoriales, des Etats et des grandes organisations internationales. Et pourtant, les réalisations auxquelles elles ont donné lieu n'ont pas connu que des succès depuis leur émergence, en Grande-Bretagne, au milieu des années quatre-vingt-dix. Quant aux justificatifs avancés pour les soutenir, émanant suivent d'experts ou de publicistes, ils méritent pour le moins d'élire discutés. Les auteurs ont choisi d'appréhender ces nouvelles industries sous l'angle des industries culturelles et médiatiques, dont ils sont des spécialistes, et dont les traits spécifiques remontant à plus de deux siècles se sont renforcés depuis quarante ans. Cette grille de lecture les conduit à tester la consistance des filières en place. (livre, musique enregistrée. cinéma et audiovisuel, information de presse) à identifier deux filières nouvelles (les jeux vidéo et l'info-médiation), et à envisager les transversalités avec les autres filières composant les industries créatives (mode. biens de luxe. artisanat d'art, etc.), ainsi qu'avec certaines autres branches industrielles en cours de "culturisation" Ils montrent que trois paradigmes jouent un rôle central dans les mutations en cours : convergence, collaboration et création et ils imputent l'essentiel de ces mutations à l expansion récente et brutale des géants mondiaux de la communication, positionnés au niveau de l'intermédiation, entre la conception-production des produits et leur consommation, sans pour autant offrir des contenus culturels et informationnels nouveaux. Simples mutations ou bouleversements de grande ampleur ? Toujours est-il que la thèse de cet ouvrage est que les changements en cours s'inscrivent dans un mouvement d'industrialisation des biens symboliques qui s'étend au-delà des activités culturelles reconnues.
Ce ne sont pas les tentatives d'explication de la communication qui font défaut. Il y a même profusion. Deux grandes catégories se dégagent : d'un côté, les théories générales prétendant tout expliquer à partir du paradigme unique qui les fondent ; d'un autre côté, les discours d'expertise, tout auréolés du prestige qui s'attache désormais aux fonctions de médiation. Les premières, généralement, se placent à un niveau tel que leurs assertions ne sont pas vérifiables ; quant aux seconds, ils s'épuisent à suivre l'effervescence de l'actualité. Or, la communication, émergeant à une période-clé de l'histoire des sociétés occidentales, ne peut être appréhendée ni comme un processus unique, ni comme un phénomène passager ; elle s'insère dans les rapports sociaux existants (au sein de l'entreprise, dans la vie privée, dans la formation, dans l'organisation des loisirs, etc.), elle s'insinue dans les structures politiques et culturelles, mais à chaque fois selon des modalités variables et avec des effets spécifiques. L'image, toute de séduction et de fluidité dont elle entoure les techniques de gestion du social et les " nouvelles " technologies qui se développent en son nom, dissimule en réalité des stratégies complexes et des processus différenciés. La communication, assurément, est un puissant " activeur " des changements sociaux et culturels contemporains. Elle ne saurait être réduite à ses aspects proprement idéologiques. Au-delà, il est temps de remettre à jour quelques-unes des " logiques sociales " qui sont à l'origine de son irrésistible ascension, et de se demander à quoi correspond cette " obligation de communication " qui, de proche en proche, gagne toutes les institutions sociales. Le présent volume, publié pour la première fois en 1989, sous-titré aujourd'hui Logiques sociales, est désormais suivi d'un second tome: La communication entre l'industrie et l'espace public. Ce second volume envisage des questions comme l'importance des industries de programmes ; les relations entre télécommunication informatique et audiovisuelle ; le morcellement de l'espace public et la médiatisation de la communication par les objets techniques.
Commentaires Connaissez-vous la théorie de l'engagement ? Les techniques de l'amorçage, du pied-dans-la-porte, de la porte-au-nez ? Sans doute mais pas sous les termes savants que leur donne la psychologie sociale expérimentale. Vous avez déjà subi la tactique qui consiste à vous demander un peu pour vous réclamer plus ou, au contraire, à vous demander d'abord trop pour vous faire accepter ensuite une proposition plus modeste. Vous n'êtes peut-être pas dupes de la pratique des appâts commerciaux mais il existe des techniques de vente ou de management plus subtiles qu'il peut être utile de connaître pour pouvoir mieux les déjouer. Celles qui sont examinées ici sont fondées sur le fait, établi expérimentalement, qu'un individu en situation de libre choix se sent engagé par sa décision, même si lui sont révélés aussitôt des inconvénients, parfois non négligeables, qui avaient été dissimulés au moment de la délibération. Le Petit Traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens, un ouvrage pour manipuler ou pour démasquer les manipulateurs ? Le lecteur jugera de l'ambiguïté du propos. Il ne regrettera pas, quoi qu'il en soit, d'avoir pris connaissance des procédés et de la prétendue "science" de ceux qui pensent qu'en dehors des relations de pouvoir, la ruse est la seule façon d'obtenir quelque chose d'autrui. --Emilio Balturi --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.