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Le dialogue de la santé et autres textes
Michelstaedter Carlo ; Parzy Antoine ; Cacciari Ma
ECLAT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782841620869
Ne faites pas ce dont vous ne possédez pas en vous la raison; ne vous inventez pas une suffisance de votre besogne quelconque par peur de la mort: s'approprier le bien de sa propre âme, être égal à soi-même, être persuadé, est nécessaire; vivre n'est pas nécessaire!" Et ces mots, qui résonnent depuis les Appendices critiques à la persuasion et la rhétorique, sont au c?ur du Dialogue de la Santé, écrit par Michelstaedter l'année même de sa mort, dans la tradition des dialogues de Platon et de Leopardi, en contrepoint et parallèle des thèmes développés dans la Persuasion et la rhétorique. Ils témoignent d'une ?uvre unique dans l'histoire de la philosophie, et dont l'écho revient sans cesse comme une énigme sur la vie et la mort posée à l'homme moderne, sans qu'il puisse la résoudre. Ce quatrième volume en français des ?uvres de Carlo Michelstaedter (1887-1910) publiées aux Éditions de l'éclat, est complété par un ensemble de dialogues et textes courts, ébauches d'une pensée débordante qui comme la lampe de la Persuasion et la rhétorique "s'est éteint par trop d'huile".
Résumé : " L'homme, dans la nuit, allume une lumière pour lui-même. " Cette lumière, en tant qu'elle éclaire, est un don. La persuasion et la rhétorique est ce don de lumière qui consume celui qui en est proche, et éclaire celui qui se tient à l'écart. Mais peut-on éternellement se tenir à l'écart de la lumière qui consume et qui éclaire ? Peut-on éternellement voir et dire que l'on a rien vu ?
Résumé : " L'homme, dans la nuit, allume une lumière pour lui même. " - L'homme dans la nuit de la rhétorique, allume en lui - en son oeil - une lumière dont il sait qu'elle le consumera. Cette lumière, en tant qu'elle éclaire, est un don. Les Appendices critiques sont ce don de lumière qui consume celui qui en est proche et éclaire celui qui se tient à l'écart. Mais peut-on éternellement se tenir à l'écart de la lumière qui consume et se consume ? Peut-on éternellement voir et dire que l'on a rien vu ? " Guerre aux mots avec les mots ". Ainsi s'ouvrent ces pages qui complètent et approfondissent La persuasion et la rhétorique de Carlo Michelstaedter. Guerre aux mots, mais guerre aussi aux manipulateurs de mots. Et, à ce titre, elles se peuvent définir un " combat implacable contre le Stagirite ", prince de la rhétorique, véritable initiateur de la rhétorique dans la vie, dispensateur éclairé d'un savoir coupé de la vie. " La langue n'existe pas - écrit Michelstaedter -, tu dois la créer : tu dois créer son mode, tu dois créer chaque chose pour que la vie soit tienne ". Telle est la voie de la persuasion sur laquelle s'aventure Michelstaedter. Et nous, lecteurs, nous l'empruntons à notre tour, bien conscients du fait qu'elle fut tracée jusqu'à son extrême limite. De plus, son terme qui n'était alors qu'une forme imprécise - notre monde ou plutôt le monde auquel nous appartenons - est là désormais sous nos yeux et, " d'une certaine manière ", nous y sommes préparés.
Résumé : Les Chatons des Sagesses des Prophètes (Fusûs al-Hikam) est le livre le plus célèbre d'ibn 'Arabi (1165-1240), qui dit l'avoir reçu de la main du prophète dans une vision en songe. Il y décrit les nombreuses 'semblantes' qui reconduisent à l'unité divine, où viennent s'enchasser les dires les grands prophètes, depuis Adam jusqu'à Muhammad, en passant par Idris et Abraham, Ismael et Jacob, Ezra et Jésus, Job et Jean, Moïse et Khâlid, embrassant dans un même geste 27 prophéties issues des trois monothéismes et se concluant par un hymne au féminin d'une étonnante modernité. Plusieurs fois publié, les Chatons des sagesses paraît ici non seulement dans une version intégrale, mais traduit sur la base d'un manuscrit autographe du plus proche disciple d'ibn 'Arabi, Sadr al-clin Qunawi, signé de la main de l'auteur. Le texte introduit à une pensée parmi les plus riches de l'islam spirituel, dont "l'influence fut d'une portée considérable" comme l'a écrit Henry Corbin, même si le soufisme d'ibn 'Arabi, qui privilégie l'imaginaire sur les intelligences, et considère que la divinité est trop vaste et trop sublime pour être enfermée dans un seul dogme, suscita autant d'enthousiasmes que d'anathèmes au sein de l'orthodoxie musulmane.
A partir du jour où, du fait des lois raciales anti-juives, le père de l'auteur est renvoyé de l'Orchestre de la Radio Diffusion italienne où il était violoniste, l'enfance d'Aldo Zargani se déroulera dans un en-deçà du temps fait de déménagements à la sauvette, errances tragi-comiques d'une ville à l'autre, d'une logeuse à l'autre, d'une cache à l'autre, sans que jamais l'espoir de retrouver la lumière ne soit perdu. "Sept ans de malheur" dans la vie d'un enfant, dont l'auteur porte la marque et qu'il relate pourtant avec une verve et une pudeur qu'on a comparées à celles d'un Federico Fellini aux prises avec sa propre enfance dans l'Italie fasciste. Premiers émois amoureux, premières peurs, premiers enthousiasmes et toujours l'amour de ses proches comme mot de passe pour échapper aux situations les plus tragiques. Récompensé par plusieurs prix littéraires lors de sa parution en Italie Pour violon seul a été également traduit en anglais (USA), en allemand et en espagnol, avec chaque fois un succès retentissant.
Le Banquet des Cendres est le premier des trois grands dialogues métaphysiques de Giordano Bruno, dans lequel il expose, contre les partisans d'Aristote et de Ptolémée et par-delà Copernic, ses conceptions cosmologiques. S'il défend l'hypothèse copernicienne au cours d'un banquet organisé en son honneur par des docteurs anglais le 14 février 1584, jour des Cendres, c'est surtout pour dénoncer la pédanterie et l'obscurantisme desdits docteurs et c'est avant tout le Bruno "inventeur de philosophies nouvelles" comme l'appelle James Joyce, qui apparaît ici.
Depuis la parution de Eichmann à Jérusalem de Hannah Arendt en 1962, le concept central du livre, la « banalité du mal », a fait l?objet de très nombreuses polémiques et discussions, dont les pièces sont données en appendice de ce volume. Mais aujourd?hui, à l?occasion du 50ème anniversaire du procès Eichmann, des historiens, des psychiatres, des écrivains et des philosophes engagent un débat posthume avec l?auteur du « reportage», autour des destins de ce concept, qui a permis de méditer les écrits et dires des exécuteurs et des rescapés, mais n?a pas résolu l?énigme de cette banalisation des bourreaux, qui a transformé ces criminels exterminateurs en « hommes ordinaires ». Comment la banalisation de la « banalité du mal » a-t-elle joué contre le sens de la formule est au coeur de la discussion contemporaine.