Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
APPENDICES CRITIQUES A LA PERSUASION ET LA RHETORIQUE
MICHELSTAEDTER CARLO
ECLAT
19,50 €
Épuisé
EAN :9782905372857
L'homme, dans la nuit, allume une lumière pour lui même. " - L'homme dans la nuit de la rhétorique, allume en lui - en son oeil - une lumière dont il sait qu'elle le consumera. Cette lumière, en tant qu'elle éclaire, est un don. Les Appendices critiques sont ce don de lumière qui consume celui qui en est proche et éclaire celui qui se tient à l'écart. Mais peut-on éternellement se tenir à l'écart de la lumière qui consume et se consume ? Peut-on éternellement voir et dire que l'on a rien vu ? " Guerre aux mots avec les mots ". Ainsi s'ouvrent ces pages qui complètent et approfondissent La persuasion et la rhétorique de Carlo Michelstaedter. Guerre aux mots, mais guerre aussi aux manipulateurs de mots. Et, à ce titre, elles se peuvent définir un " combat implacable contre le Stagirite ", prince de la rhétorique, véritable initiateur de la rhétorique dans la vie, dispensateur éclairé d'un savoir coupé de la vie. " La langue n'existe pas - écrit Michelstaedter -, tu dois la créer : tu dois créer son mode, tu dois créer chaque chose pour que la vie soit tienne ". Telle est la voie de la persuasion sur laquelle s'aventure Michelstaedter. Et nous, lecteurs, nous l'empruntons à notre tour, bien conscients du fait qu'elle fut tracée jusqu'à son extrême limite. De plus, son terme qui n'était alors qu'une forme imprécise - notre monde ou plutôt le monde auquel nous appartenons - est là désormais sous nos yeux et, " d'une certaine manière ", nous y sommes préparés.
Résumé : " L'homme, dans la nuit, allume une lumière pour lui-même. " Cette lumière, en tant qu'elle éclaire, est un don. La persuasion et la rhétorique est ce don de lumière qui consume celui qui en est proche, et éclaire celui qui se tient à l'écart. Mais peut-on éternellement se tenir à l'écart de la lumière qui consume et qui éclaire ? Peut-on éternellement voir et dire que l'on a rien vu ?
Dans ce long inédit, Benjamin Fondane révèle les implications philosophiques révolutionnaires qui découlent des travaux de Lévy-Bruhl (1857-1939) sur la mentalité primitive. En mettant à jour les mécanismes d'une logique différente, Lévy-Bruhl fait voler en éclat l'universalité de la logique d'Aristote sur laquelle repose notre pensée occidentale. Dès lors cette logique n'est rien d'autre qu'une arme politique qui fonde l'hégémonie de la rationalité. La démonstration de Fondane est implacable et bouleverse notre conception de la philosophie. Il nous incite à reconsidérer nos manières de penser et de vivre sous la contrainte de la raison, faisant écho à une tradition non aristotélicienne qu'incarnent des penseurs comme Michelstaedter, Lukasiewicz ou Alfred Korzybski.
La géométrie non euclidienne fut non seulement un bouleversement sans précédent dans l'histoire des mathématiques, mais également une bouffée d'air pur pour les partisans d'une "vérité sans les dogmes". Par ce "non" augmentatif, elle affirmait l'existence d'un en-dehors de l'Être, vingt-quatre siècles après le Parménide de Platon, et plaçait, more geometrico, la philosophie dans l'espace de la spiritualité occidentale, ouvrant la voie à la liberté dans le domaine des sciences rigoureuses. C'est aux implications philosophiques de cette révolution mathématique qu'est consacré l'essai d'Imre Toth, qui étudie également certains aspects de la pensée de Gottlob Frege, farouche adversaire de la géométrie non euclidienne, pour en démontrer les impasses et les fourvoiements.
Depuis la parution de Eichmann à Jérusalem de Hannah Arendt en 1962, le concept central du livre, la « banalité du mal », a fait l?objet de très nombreuses polémiques et discussions, dont les pièces sont données en appendice de ce volume. Mais aujourd?hui, à l?occasion du 50ème anniversaire du procès Eichmann, des historiens, des psychiatres, des écrivains et des philosophes engagent un débat posthume avec l?auteur du « reportage», autour des destins de ce concept, qui a permis de méditer les écrits et dires des exécuteurs et des rescapés, mais n?a pas résolu l?énigme de cette banalisation des bourreaux, qui a transformé ces criminels exterminateurs en « hommes ordinaires ». Comment la banalisation de la « banalité du mal » a-t-elle joué contre le sens de la formule est au coeur de la discussion contemporaine.
Dans les traditions philosophiques occidentales, c'est à la critique développée par la pensée marxiste que l'on doit de pouvoir aborder l'oeuvre de Moses Hess (1812-1875). Pourtant, le "rabbin des communistes", comme on l'a appelé, fut l'un des penseurs du XIXe siècle qui questionna au plus près les conditions de la liberté et de l'égalité sociales, en même temps qu'il ouvrit la voie à l'idée d'un foyer juif en Palestine, où cette liberté et cette égalité se seraient pleinement épanouies. Dans les études juives, la philosophie de Moses Hess est rarement évoquée, si l'on excepte quelques commentaires qui font de lui ce "communiste et sioniste, qui joua un rôle décisif dans le premier mouvement et inventa virtuellement le second". Le livre de Jean-Louis Bertocchi veut porter un éclairage nouveau sur cette oeuvre pionnière et singulière à bien des égards, dont le coeur est bel et bien la discussion serrée, "en accord divergeant", de la pensée de Spinoza, lu attentivement par Marx lui-même, et qui, dans le ciel d'un humanisme juif émancipé et émancipateur, dessine une constellation en perpétuel mouvement, où scintillent tour à tour philosophie, communisme et sionisme.