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Collectionner au temps de l'encyclopédie
Michel Patrick
PU RENNES
49,00 €
Épuisé
EAN :9782753597969
Goût pour les sciences naturelles, les antiques, la numismatique, les pierres gravées, les exotica, la sculpture et les arts graphiques, estampe et dessin : voici les différents champs du collectionnisme au XVIIIe siècle en France. Par l'étude de nombreuses collections et de sources multiples, l'ouvrage dresse dans chaque grand domaine un nouvel état du savoir, à la fois clair et richement documenté, souvent original. Les ouvertures aux objets non européens et aux Antiquités nationales, les problémes de la formation des savoirs et d'une culture de la collection mettent en évidence la complexité croissante du phénomène de la curiosité au XVIIIe siècle, et son passage vers le cabinet encyclopédique avant l'arrivée des musées du XIXe siècle. En plus d'explorer les modes d'appropriation, le rôle du marché et la circulation des objets, l'ouvrage offre, par sa vision panoramique, une véritable encyclopédie du collectionnisme dans toute la France au temps des Lumières. Il constitue un ouvrage de référence sur l'histoire des savoirs et sur l'histoire culturelle de la France du XVIIIe siècle. Utile aux historiens de l'art, aux historiens et aux historiens des sciences, il est le second volet d'une histoire du collectionnisme en France au XVIIIe siècle après le livre Peinture et plaisir. Les goûts picturaux des collectionneurs parisiens au XVIIIe siècle, publié aux PUR en 2010.
Le XVIIIe siècle français fut incontestablement le grand siècle des collections d'?uvres d'art. Le nombre et la richesse des cabinets privés recensés à Paris durant cette période. faisaient alors de la capitale française l'un des plus riches musées d'Europe. Délaissant rapproche globale de la collection. ce livre se veut avant tout un état des lieux de la curiosité pour la peinture. conçu comme un bilan du goût des collectionneurs parisiens. de ses grandes orientations mais aussi de ses fluctuations et de ses variations. Il résulte d'une vaste enquête qui croise les sources d'information les plus diverses (inventaires après décès. presse périodique, catalogues de vente, écrits théoriques. comptes rendus de Salons, écrits des mémorialistes.. correspondances publiques et prisées...) et interroge les oeuvres elles-mêmes. lorsque celles-ci sont identifiées. Cette étude nous présente un panorama contrasté des goûts contemporains qui diffère quelque peu de celui que l'histoire de l'art nous propose généralement. fondé trop souvent sur une source unique, la critique des Salons. Elle tend à démontrer que si une certaine histoire de Fart (celle de Farta contemporain ") s'élabore au Salon. une autre histoire. plus large. celle du goût, s'écrit en parallèle dans les sentes publiques et sur les cimaises des cabinets des collectionneurs, mais aussi dans ces nouveaux manuels que sont les catalogues de vente. Ce livre constitue également une étude du monde des collectionneurs et de leurs pratiques en envisageant les mécanismes sociaux, économiques. culturels et esthétiques. qui ont présidé à la formation de ces cabinets. Il interroge aussi les motivations des collectionneurs et les finalités de telles réunions. notamment la fonction de la collection comme lieu de sociabilité. Cet ouvrage envisage enfin l'espace matériel de la collection et notamment le dispositif de présentation des oeuvres dans la demeure du XVIIIe siècle."
A l'heure où les constructeurs s'impliquent toujours plus dans la compétition pour promouvoir leurs modèles sportifs, jamais le rallye n'a connu autant d'engouement pour la voiture de Monsieur tout le monde, type traction avant à moteur atmosphérique. Cet ouvrage apporte aux amateurs les bases nécessaires pour courir sur l'asphalte ou sur la terre, dans le cadre d'une réglementation pointilleuse, type Groupe N ou A Explicatif avant toute chose, il s'adresse aussi bien aux passionnés de mécanique qu'aux néophytes. Tous les volets de la préparation y sont abordés, du moteur à l'habitacle, en passant par la transmission, les réglages de suspension, la sécurité, etc. Une large place est accordée à la partie liaisons au sol car une voiture de rallye, "ce n'est pas qu'un moteur"! La réglementation technique Groupe N et Groupe A, complexe et évolutive, est constamment présente et chaque chapitre est coiffé d'un bref résumé des possibilités offertes par l'Annexe J du Code sportif. Quelques clichés de voitures préparées "Kit Car" démontrent jusqu'où il est possible d'aller techniquement dans l'extrapolation, et des analyses de comportement moteur et châssis, obtenues par mesures embarquées, dévoilent la puissance des outils modernes mis en ?uvre aujourd'hui au plus haut niveau.
Le 19 octobre 1984, le père Jerzy Popieluszko, l'aumônier de Solidarité, est enlevé par " trois hommes, dont un déguisé en milicien ". L'opinion publique met immédiatement en cause les services de la police politique. De fait, après avoir évoqué une " provocation des extrémistes de Solidarité ", le pouvoir doit admettre la responsabilité de quatre officiers de la Sécurité, qui passent aux aveux. Les obsèques du prêtre martyr réunissent plus d'un demi-million de personnes à Varsovie. Compte-tenu de l'émotion provoquée dans le monde entier par ce meurtre, le général Jaruzelski doit se résoudre à organiser le procès des assassins, en s'efforçant d'éviter qu'il ne devienne celui du régime. Ouvert le 27 décembre à Torun, il s'achève le 7 février par des condamnations allant de 25 à 14 ans de prison. Il s'agit d'un procès unique dans les annales des pays du bloc soviétique, et les questions qu'il pose sont nombreuses : qu'a-t-il eu pour rôle d'occulter ? a-t-il fait l'objet d'une mise en scène soigneusement pensée ? Le filtrage des informations concernant son déroulement laisse à penser que des dérapages sont intervenus par rapport au scénario original. Disposant du texte complet des minutes du procès, Patrick Michel et Georges Mink analysent toutes les hypothèses et proposent des éléments de réponse à des interrogations essentielles sur le fonctionnement des systèmes de type soviétique. Mais le livre n'est pas seulement une contribution à la connaissance des régimes post-totalitaires. Il relate une affaire exceptionnelle, un véritable roman policier, ouvrant des pistes qui sont encore loin d'être totalement explorées.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour