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La révolution en contant. Histoires, contes et légendes
Michel Louise ; Rétat Claude
BLEU AUTOUR
32,00 €
Épuisé
EAN :9782358481175
Ce que le lecteur va découvrir, ce n'est pas seulement un corpus de fictions, de récits, de scénarios dont il ne soupçonnait pas l'étendue, mais à quel point " conter " est ici névralgique, pour Louise Michel (1830-1905) et dans sa fin de siècle. Aujourd'hui encore, par un préjugé tenace, la Louise Michel qui écrit ne peut être qu'un auteur d'histoire : on oublie l'écrivain. Or il faudrait au moins ajouter un "s" à "histoire". Si le vainqueur écrit l'histoire ou pense l'écrire, le vaincu écrit des histoires ? si vraies qu'elles s'élaborent en légende ?pour exprimer l'aune côté, le souterrain, l'utopie, ce qui n'est pas encore, la Révolution. Chez elle, le rêve et l'action ne font qu'un, l'histoire et l'imaginaire résonnent. Et quel imaginaire ! Amie du symbole et du frisson, Louise Michel puise en romantique dans le tréfonds légendaire pour l'infléchir : Haute-Marne dont elle était native, monde kanak où elle fut déportée, Bretagne qui la fascine, Paris glauque de la fin du XIXe tiède, même veillée ! Ses contes sont peuplés de vrais ogres, de Barbes Bleues de chair et de sang, tel Gilles de Rais ; ce sont des contes de la puanteur, de la dévoration, de la nécrophilie, de la consommation de chair plus ou moins fraîche ; ce sont des mondes qui s'engloutissent... mais aussi des mondes qui s'éveillent, des harmonies de la nature et des cosmogonies. Les uns sont connus, comme les légendes kanak, ou méconnus, comme Le Livre du Jour de l'An, pour les enfants (jamais réédité) ; d'autres, retrouvés sur les manuscrits ou dans la presse du temps, sont inédits. Rigoureusement présentés et annotés par Claude Rétat, ils sont ici réunis pour la première fois. Cessant d'être épars et cloisonnés, ils peuvent communiquer et nous parler.
Résumé : Extrait : "Souvent on m'a demandé d'écrire mes Mémoires ; mais toujours j'éprouvais à parler de moi une répugnance pareille à celle qu'on éprouverait à se déshabiller en public. Aujourd'hui, malgré ce sentiment puéril et bizarre, je me résigne à réunir quelques souvenirs. Je tâcherai qu'ils ne soient pas trop imprégnés de tristesse."
Depuis 1886, date de leur première publication par Roy, les Mémoires de Louise Michel ont été réédités par Maspero puis Sulliver. En 1993, la Bibliothèque Marguerite Durand put acquérir un manuscrit inédit daté de 1904, formant les 2e et 3e parties des Mémoires à la suite de la seule partie connue jusqu'alors. Pour la première fois en un seul volume, les Mémoires sont publiés intégralement et corrigés d'après sa correspondance.
Institutrice et oratrice hors pair, Louise Michel sut aussi se faire conteuse : lorsqu'elle retranscrivit des légendes kanaks au cours de sa déportation en Nouvelle-Calédonie ou, comme dans ce recueil, en mettant en scène des personnages du quotidien, loin des récits de princesses et de crapauds. Tressant ensemble faits historiques, légendes et traditions populaires, elle imagine des histoires où triomphent souvent la concorde et l'entraide. Mais gare à ceux qui croient s'élever au-dessus des autres, car ils se verront bien vite tournés en dérision, tandis que l'usure et les profits indus maudiront des familles sur plusieurs générations. En creux, ce sont les nervures de sa pensée sociale que Louise Michel dessine, avec subtilité et facétie.
En 1886, l?éditeur des Mémoires de Louise Michel, F. Roy, les présentait ainsi: ? Pour la grande majorité du public, mademoiselle Louise Michel est une sorte d?épouvantail, une ogresse, un monstre à figure humaine, disposé à semer le feu, le pétrole et la dynamite [...]. ? Remarquable écrivain, elle raconte son enfance campagnarde, ses débuts d?institutrice avant 1870, d?abord près de son village natal de Lorraine, puis à Paris, et sa lutte pour élever les enfants des quartiers pauvres. Ces pages retracent fidèlement la vie ouvrière à Paris à la fin du Second Empire.
Nourri des récits des croisés, des voyageurs et des marchands, l?Occident rêve depuis longtemps des mirages de l?Orient lorsqu?en 1704 Antoine Galland donne la première traduction des contes des Mille et une Nuits. L?Orient, dès lors, devient à la mode, et la mode se fait au théâtre. L?ouvrage, richement illustré (250 images en quadrichromie), passe en revue les somptueux costumes et décors qui, d?hier à aujourd?hui, ont installé l?Orient des Mille et une Nuits sur les scènes de nos théâtres. Des opéras de Rameau à la cérémonie turque du Bourgeois Gentilhomme, de La Péri de Théophile Gautier à la Shéhérazade des Ballets Russes, le lecteur plonge dans la voluptueuse ivresse de la féerie orientale.
Paris, 13e, 19 Juin 2010. Brocante boulevard Blanqui. Le couple a abandonné sa place aux brocanteurs. 11 heures. Elle me demande une cigarette près de la BNP Paribas. Je ne fume pas. Elle se dirige vers le passant suivant. 17 heures. Ils dorment tête-bêche contre la bâche de la brocante. Elle, la jambe gauche repliée couverte d'un bas résille, l'autre non. Lui, couché sur le côté droit, la main gauche glissée dans son jean à elle, au creux des fesses. 21 Juin 2011, 11 heures. C'est l'été. L'un est assis en tailleur. L'autre, allongée en odalisque, sa position favorite. Il roule une cigarette, longuement. Elle s'impatiente. Il l'allume, la lui donne. 10 Septembre 2011. Seul sous le viaduc, agenouillé devant une canette strong, comme en prière, il ne bouge pas. Où est-elle ?
Camus Albert ; Bénisti Jean-pierre ; Mathieu-Job M
Voici une cinquantaine de lettres d'Albert Camus à des proches d'Alger rencontrés quand il avait vingt ans : le sculpteur et peintre Louis Bénisti (1903-1995), son frère Lucien et leurs épouses respectives. Aux lettres et fac-similés sont associées, comme autant de traces d'un univers sensible et partagé, des reproductions d'oeuvres de Louis Bénisti, de photographies et d'autres documents. A la faveur de ce dialogue amical, intellectuel et artistique, Camus exprime son idée et sa pédagogie de la philosophie ou ses exigences et scrupules d'éditeur. Surtout, il se livre en toute confiance et simplicité. Confronté à la maladie et aux difficultés de sa vie affective, il aborde la carrière littéraire à la fois inquiet et empli d'espoir, jusqu'à l'arrivée du tourbillon de la célébrité. Exceptionnelle par la précocité et la longévité des amitiés qui la fondent, cette correspondance inédite affine notre vision de l'écrivain. Elle éclaire aussi l'effervescence créatrice d'une jeune génération dans l'Algérie des années 1930.
Après Mes Algéries en France, Le Pays de ma mère, versant français d'une nouvelle autobiographie collective, voyage baroque, joyeux et mélancolique dans les Frances de Leïla Sebbar.La France de l'enfance, fille de l'Algérie natale et coloniale: la Dordogne maternelle, les aïeux du Sud-Ouest et du Nord-Pas-de-Calais, les Mariannes et les écoles de la République, des coiffes niçoises et bourbonnaises, les rivières, bois et champs, et Jeanne d'Arc.Puis Mai 68, le Mlf. Des femmes racontent leur France en révolution.Et les Frances de compagnes et compagnons dont les pages manuscrites dessinent des paysages politiques et singuliers.Ils croisent les routes de Leïla Sebbar:Bars-Tabac-Pmu d'Alsace et de Belleville, le métro et ses colleurs d'affiches, les gisants dans les rues de Paris, Chérie Lili, les toilettes des palaces, les phares bretons, la mer...Leïla Sebbar est née à Aflou en Algérie d'un père algérien, élevé dans la religion musulmane, et d'une mère "française de France", élevée dans la religion catholique, tous deux instituteurs de l'Instruction publique laïque dans l'Algérie française et coloniale, où les couples mixtes sont l'exception. Elle a quitté l'Algérie à 20 ans pour suivre des études supérieures de lettres à Aix-en-Provence puis à Paris, où elle vit depuis 1963. Elle a publié plusieurs essais, dont L'arabe comme un chant secret (2010) et Je ne parle pas la langue de mon père (2003, 2013); de nombreux romans, dont La Seine était rouge: Paris 17 octobre 1961 (2009) et Les femmes au bain (2006, 2009); des recueils de nouvelles, dont Écrivain public (2012); et une trilogie sur ses Algéries en France, dont Voyage en Algéries autour de ma chambre (2008); et elle a dirigé plusieurs recueils de récits d'enfance d'écrivains en exil, dont Une enfance algérienne (1999) et Une enfance juive en Méditerranée musulmane (2012).Sébastien Pignon, peintre et dessinateur, est né en 1972 à Paris, où il vit. Il pratique aussi la gravure et la photographie. Pensionnaire de la Villa Médicis en 2006, il a exposé à Rome (Massa à l'atelier du Bosco), Naples (Musa Muta à l'Institut français) et Paris, en particulier à la galerie Natalie Seroussi. Il est l'auteur de Devant-Derrière (préface de Mauro Ciccia, Bleu autour, 2003). Il a accompagné de ses dessins de nombreux ouvrages aux éditions Bleu autour, dont la trilogie de Leïla Sebbar sur ses Algéries en France, et aux éditions Al Manar - Alain Gorius, dont Contes libertins du Maghreb, de Nora Aceval, Les Algériens au café et Une femme à sa fenêtre, de Leïla Sebbar.