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Politique(s) de la décroissance. Propositions pour penser et faire la transition
Lepesant Michel
UTOPIA
8,00 €
Épuisé
EAN :9782919160129
LE MOUVEMENT DE LA DÉCROISSANCE se doit d?entrer dans une nouvelle phase. Il ne suffit plus de dénoncer l?impasse de la croissance, d?annoncer la catastrophe qui vient, de prophétiser tel ou tel effondrement. Entre le rejet du monde d?hier et le projet de celui de demain, c?est d?un trajet dont nous avons besoin, pour ici et maintenant. Mais est-ce suffisant de définir la décroissance comme un trajet ? Et pour ce faire, quels rapports les décroissants doivent-ils entretenir avec le/la/les politiques ? Les initiatives concrètes et les expérimentations sont-elles suffisantes pour constituer les pièces éparpillées d?un gigantesque puzzle qui préfigurerait le monde convivial et serein de demain ? Ne risque-t-on pas de se disperser et de s?égarer dans des mondes parallèles faits d?expérimentations minoritaires tout à la fois compatibles et tolérées par le système dominant ? La juste critique du gaspillage ne risque-t-elle pas de dériver vers une injuste et indécente défense de la pénurie ? La simplicité volontaire est-elle un ascétisme qui n?ose pas dire son nom ? Ce livre propose des éléments de réponse à toutes ces questions et défend une pédagogie de la décroissance qui consiste, non pas à comprendre avant de faire, mais à faire en s?interrogeant. Car on ne peut avoir raison contre tous. Les minorités, fussent-elles les plus cohérentes, dans leur Faire, leur Agir et leur Penser, doivent finir par affronter l?épreuve politique de la majorité. C?est un autre trajet auquel la décroissance ne peut se soustraire. La décroissance est le nom politique qui désigne la transition d?une société de croissance à une société d?a-croissance. Ce livre explore ce que le "dé" de la "décroissance" peut apporter à cette hypothèse politique. Il s?adresse aux décroissants et plus largement à tous ceux, et ils sont nombreux, que ce mot, cette philosophie ou ce mouvement, interpellent.
Soulignant les risques d'instabilité en Europe centrale et orientale, l'Allemagne refuse que les limites orientales de l'Union européenne et de l'OTAN coïncident durablement avec ses propres frontières. Formulée par les dirigeants allemands dès 1989-90, cette vision géopolitique a valu à la Pologne et à la République tchèque un soutien allemand constant et déterminant dans leur stratégie d'intégration au sein des structures politiques, économiques et militaires occidentales. Mais dans ces régions frontalières théâtres et enjeux de plusieurs guerres, où la limite étatique demeure un symbole identitaire, la dévaluation des frontières ne va pas de soi. Les contentieux autour de la frontière Oder-Neilge et des Allemands des Sudètes l'ont démontré. En précisant les articulations entre les échelles locale, nationale, européenne, cet ouvrage analyse les modalités et les conséquences géopolitiques de la suppression à venir des frontières de l'Union européenne et de l'OTAN entre l'Allemagne et ses voisins orientaux. Suppression ou simple transfert vers l'Est ? La nuance s'impose d'autant plus qu'à l'instar de l'Allemagne, les nouveaux Etats membres d'Europe centrale pourraient refuser le statut peu enviable de gardiens d'une Europe forteresse. Réactualisée par la disparition du rideau de fer, la question de la gestion des frontières orientales de l'Europe s'annonce ainsi d'ores et déjà comme un défi majeur pour l'Union européenne élargie.
Une nouvelle géographie émerge sous l'effet de la montée en puissance des énergies renouvelables inscrite dans la lutte contre le changement climatique. Sur fond d'avancées technologiques, de réduction des coûts, de nouveaux acteurs apparaissent qui remettent en cause la prééminence des grands groupes établis à la faveur de situations monopolistiques. La césure entre ceux qui produisent l'électricité et ceux qui la consomment ne vaut plus. Le producteur peut être un citoyen, une coopérative, une ville, une PME. Dans le monde d'avant, les chaînes de valeur étaient verticalement intégrées, le marché était commandé par l'amont. Il l'est désormais par l'aval. Les règles adoptées à l'échelle de l'UE ont ouvert les marchés, déstabilisé les monopoles, permis l'irruption de nouveaux acteurs et renforcé les interconnexions entre des Etats appelés à faire système. A cette nouvelle donne européenne, répond une aspiration des territoires à s'émanciper des logiques de réseaux centralisés hérités du XIXe et du XXe siècle, voire à rechercher l'autonomie. La transition énergétique réactualise l'idée de production décentralisée qui n'a rien d'inédit dans l'histoire européenne. Les questions de cohésion territoriale, de fiabilité des réseaux, de péréquation sen demeurent pas moins cruciales. Au final, l'autonomie est-elle une réalité, un projet ou une illusion ? Que vaut-elle dans un monde plus interconnecté que jamais ? Loin d'épuiser le sujet, cet ouvrage vise à en souligner toute la richesse. Il se propose pour cela de croiser études de cas (Londres, Malmö, Aberdeen) et études nationales (Japon, RFA) afin d'éclairer l'histoire et les enjeux de cette décentralisation en cours de nos systèmes énergétiques.
Depuis l'élection de Ma Ying-jeou en mars 2008 et le retour du Kuomintang (KMT) au pouvoir, les relations entre Taipei et Pékin sont entrées dans une ère de détente. L'essor sans précédent de la Chine exerce une forte attraction sur les jeunes Taiwanais qui sont chaque jour plus nombreux à traverser le détroit. Ils sont aussi plus souvent pacifistes. Toutefois, l'identité taiwanaise a continué de se renforcer ces dernières années. En dépit des divisions qui traversent l'élite politique taiwanaise, le " consensus souverainiste " reste solide. Et la rapide montée en puissance de l'Armée populaire de libération et la menace qu'elle fait peser sur Taiwan obligent Taipei à renforcer son effort de défense et à resserrer ses liens avec Washington, son unique protecteur. Dans un tel contexte, la jeunesse taiwanaise fait preuve d'une plus grande modération et ouverture d'esprit que ses aînés. Si elle n'est pas prête à prendre des risques inutiles, elle ne rejette à terme ni l'unification ni l'indépendance. Attachée à la démocratie, elle s'identifie à la fois à la République de Chine, le nom officiel de l'île, et à la nation taiwanaise en construction et demeure, dans sa majorité, prête à les défendre.
Qui est ce mémorialiste loyal ? Né à Rocroi en 1796, Francis Cazin nous relate les différentes époques mémorables de sa vie. Mémorialiste de profession, il nous dépeint avec conscience et esprit les situations politiques qui ont bouleversé la France. Sa vie semée de bonheurs, de déboires et d'aventures se déroule sous divers régents et les changements s'avèrent parfois cruels pour lui et sa famille, suivant leurs affinités. Après Rocroi, c'est à Vire qu'il passera la plus grande partie de sa vie, heureux d'avoir fondé une famille avec sa deuxième épouse Aricie Degournay. Le témoignage de Francis est à la fois intéressant et touchant, car il nous avoue ses erreurs et ses sentiments, même si l'étiquette de l'époque ne le permettait pas. Et avec ses récits, l'histoire de France apprise dans les manuels d'histoire redevient vivante.
- Crise économique, crise écologique, crise sociale, crise démocratique et plus profondément crise du sens: nos sociétés subissent les conséquences d un développement insoutenable et inégalitaire issu de l idéologie néolibérale qui s est répandue dans le monde ces trente dernières années. Mais au-delà de ce constat de plus en plus partagé et sur lequel nous ne nous attarderons pas, cet ouvrage vise à montrer pourquoi et comment il est possible d adopter un mode de développement radicalement différent, non obsédé par la croissance.- Comment passer d une économie des quantités à une économie de la qualité? Peut-on penser une prospérité sans croissance, avec quelles nouvelles définition et répartition des richesses? Comment faire de la contrainte écologique une extraordinaire occasion de transformer le système économique et les rapports de travail pour que chacun accède à un travail décent? Dans la transition vers ce nouveau monde, quels rôles peuvent jouer le système éducatif, la relocalisation des activités, le revenu d existence, les coopératives, le revenu maximum, la reconnaissance de biens communs mondiaux?- Autant de questions abordées par des auteurs issus d horizons théoriques et disciplinaires très divers, dont certains sont des théoriciens étrangers reconnus. Auteurs qui tous ressentent l impérieuse nécessité de défricher ces nouvelles voies en abordant de près la question des transitions, afin de dessiner les chemins qui pourraient nous permettre de dépasser le capitalisme et ainsi nous rapprocher d un monde soutenable. Utopie? Moins que de prétendre pouvoir moraliser, réguler ou verdir à moindres frais ce capitalisme prédateur.- Les auteurs ici rassemblés n ont pas une vision unique d un nouveau modèle de société ni des moyens d y parvenir. Mais ils partagent la conviction qu aucune fatalité ne condamne l humanité à détruire son habitat social et terrestre, à condition qu elle reconnaisse les limites que lui impose la nature et qu elle mobilise l immense potentiel innovateur de son intelligence collective. La vocation de cet ouvrage est de tracer des pistes pour nourrir le débat et susciter l action.
Résumé : Jamais les préoccupations écologiques n'ont été aussi présentes dans les esprits, jamais les déclarations des média, des politiques, des scientifiques et des citoyens dont été aussi nombreuses sur ce sujet. Jamais la nécessité d'associer justice sociale et justice climatique n'a été autant partagée. Pourtant et paradoxalement, les acteurs partidaires de l'écologie politique semblent peu audibles, voire marginalisés. Quand l'écologie politique avait su, à la fin des années 60, ouvrir de nouveaux horizons avec la critique de la croissance, l'épuisement à venir de nos ressources énergétiques, les dangers du dérèglement climatique et des pollutions, elle bute aujourd'hui sur de nouveaux défis. Comment aborder les nouveaux visages de l'hyper capitalisme, épuisant le vivant sous toutes ses formes et déréglant la planète, Comment se situer par rapport à la technique, aux Civic Tech, au transhumanisme et a l'intelligence artificielle, aux Communs et a l'habitat, à l'éthique animale, à la collapsologie... ? C'est l'objet de ce livre. De l'homme augmenté à l'homme jetable, de la réforme de l'entreprise à la crise de la démocratie, de la crise de l'habiter à l'éloge de la lenteur ou du silence, cet essai nous invite à repenser l'écologie politique à l'heure de tous les excès et de tous les dérèglements.
Harnecker Marta ; Téchena Angela ; Fernandez-Lauro
Serait-on aujourd'hui en train de construire en Amérique latine cet autre monde possible? Partant d'une analyse critique et sans concession des expériences socialistes du passé, Marta Harnecker, chercheuse et militante active dans plusieurs pays de ce continent, décrypte les expériences actuelles et les tentatives innovantes pour faire de la politique d'une autre façon: celle qui devrait être au coeur du "socialisme du XXIe siècle". En Bolivie, au Vénézuela, au Brésil ou en Equateur, des exemples illustrent comment on passe de la culture du "citoyen qui mendie" à celle du "citoyen qui réalise, contrôle, autogère" et se rend maître de son propre destin. Mouvements populaires des paysans, des indigènes ou des classes moyennes qui se battent contre la privatisation de l'eau, pour la nationalisation du gaz, contre le bureaucratisme, l'excès de centralisation... des faits passionnants qui nous informent et nous donnent de l'espoir. L'auteur ne cache pas les difficultés importantes rencontrées, internes comme externes, notamment en raison de la présence du "Grand Voisin" qui ne veut pas abandonner son arrière-cour historique et ses bases militaires. Un ouvrage indispensable pour comprendre de l'intérieur les bouleversements qui s'opèrent actuellement en Amérique latine.