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Lire les images. Herméneutique de l'art
Michel Johann
PUF
23,00 €
Épuisé
EAN :9782130869184
Comment comprendre une oeuvre d'art ? Peut-on lire une image en art comme on lit un texte ? Qu'est-ce qui distingue une image artistique des autres catégories d'images ? L'interprétation méthodologique des textes (littéraires, religieux, juridiques) est restée relativement silencieuse sur la compréhension des arts visuels. C'est pour combler ce vide relatif qu'est né le projet de ce livre. Il s'agit d'interroger la textualité des images en art. La confrontation entre le texte et l'image n'a rien de gratuit quand on sait l'importance des textes classiques, placés en position d'autorité, dans la production de tout un pan de l'art occidental. La confrontation n'a rien d'inutile quand on sait que poésie et peinture ont longtemps été rassemblées comme des "arts frères" . L'enjeu qui traverse cette réflexion est toutefois de savoir si l'image peut se réduire à sa seule lisibilité, au risque de perdre sa visibilité.
Alimentant régulièrement le débat public depuis les années 1990, la notion de " devoir de mémoire " est toujours prête à s'inviter dans l'espace public dès que surgit une nouvelle controverse sur le passé. Le devoir de mémoire est-il d'une invention aussi récente qu'on le croit ? Faut-il le justifier au nom d'une exigence de justice à l'égard des victimes ? Faut-il le contester au nom de la concurrence des mémoires ? Johann Michel dégage les justifications et les limites d'un impératif qui, dans son usage politique, ne peut avoir une pleine légitimité que s'il est adossé à la fois à un travail de mémoire et à un devoir d'histoire.
Alimentant régulièrement le débat public depuis les années 1990, la notion de "devoir de mémoire" est toujours prête à s'inviter dans l'espace public dès que surgit une nouvelle controverse sur le passé. Le devoir de mémoire est-il d'une invention aussi récente qu'on le croit ? Faut-il le justifier au nom d'une exigence de justice à l'égard des victimes ? Faut-il le contester au nom de la concurrence des mémoires ? Johann Michel dégage les justifications et les limites d'un impératif qui, dans son usage politique, ne peut avoir une pleine légitimité que s'il est adossé à la fois à un travail de mémoire et à un devoir d'histoire.
Les sociétés occidentales connaissent un accroissement inédit des revendications en faveur des réparations. Les catastrophes historiques qui ont bouleversé le siècle dernier en sont l'origine immédiate et le paradigme fondateur. Le pari de cet ouvrage est de prendre à sa juste mesure l'historicité contemporaine de la réparation tout en la saisissant dans sa profondeur anthropologique. La réparation est un phénomène global qui ne se présente pas de manière unifiée : réparer un objet, réparer une lésion, réparer une offense, réparer un crime... Que révèle la réparation de l'être humain ? Sa vulnérabilité (naturelle), sa faillibilité (morale), son incomplétude (sociale), mais aussi l'ensemble des capacités qu'il met en oeuvre pour en conjurer les effets, jusqu'à une certaine limite. L'irréparable du temps et l'irréparable de la dette hantent toute politique de réparation. Autant de défis qui se posent à une philosophie de la réparation construite dans un dialogue renouvelé avec les sciences sociales.
Johann Michel est professeur des universités (Institut universitaire de France, université de Poitiers) et rattaché à l'EHESS. Membre du conseil scientifique du Fonds Ricoeur, codirecteur de la revue internationale Études Ricoeuriennes/Ricoeur Studies (Pittsburgh University), il est notamment l'auteur de Gouverner les mémoires (Puf, 2010) et Sociologie du soi (PUR, « Sens social », 2012).
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).