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Le réparable et l'irréparable. L'humain au temps du vulnérable
Michel Johann
HERMANN
29,15 €
Épuisé
EAN :9791037006653
Les sociétés occidentales connaissent un accroissement inédit des revendications en faveur des réparations. Les catastrophes historiques qui ont bouleversé le siècle dernier en sont l'origine immédiate et le paradigme fondateur. Le pari de cet ouvrage est de prendre à sa juste mesure l'historicité contemporaine de la réparation tout en la saisissant dans sa profondeur anthropologique. La réparation est un phénomène global qui ne se présente pas de manière unifiée : réparer un objet, réparer une lésion, réparer une offense, réparer un crime... Que révèle la réparation de l'être humain ? Sa vulnérabilité (naturelle), sa faillibilité (morale), son incomplétude (sociale), mais aussi l'ensemble des capacités qu'il met en oeuvre pour en conjurer les effets, jusqu'à une certaine limite. L'irréparable du temps et l'irréparable de la dette hantent toute politique de réparation. Autant de défis qui se posent à une philosophie de la réparation construite dans un dialogue renouvelé avec les sciences sociales.
Les rapports entre mémoire(s) et histoire(s), surtout depuis les travaux fondateurs de Pierre Nora sur les lieux de mémoire, ont été envisagé principalement du point de vue d'une approche historienne. Tout en réservant une place décisive à cette approche, cet ouvrage collectif propose, dans un cadre pluridisciplinaire, des éclairages différents sur l'entrecroisement de ces notions. Déclinées délibérément au pluriel, les notions de mémoires et d'histoires peuvent faire l'objet d'un traitement littéraire, philosophique, cognitiviste, sociologique, politique, anthropologique et historien. Le pari consiste ici, à travers la pluralité des disciplines, des méthodes et des objets, à dégager une unité thématique, en dressant autant de passerelles que nécessaire. Les contributeurs se concentrent d'abord sur l'identité personnelle, envisagée surtout sur le mode narratif. Le problème est en effet de savoir si les histoires, conjuguées ici sous la forme de récits de fictions ou de narrations ordinaires, sont un moyen privilégié pour agencer la mémoire et fonder ainsi les identité personnelles : comment passe-t-on de la mémoire vive à l'histoire racontée ? Il s'agit, dans un second temps, de repenser l'articulation entre mémoire individuelle et mémoire collective du point de vue de la transmission des événements historiques : par quelles médiations spécifiques passe-t-on du processus historique aux mémoires individuelle et collective ? Dans un troisième temps, les auteurs s'interrogent sur la ligne de démarcation entre " histoire savante " et mémoire collective sous quelles conditions méthodologiques passe-t-on de la " mémoire immédiate " à la " connaissance médiate " inhérente à la recherche historique ? L'ouvrage débouche sur des perspectives éthiques et politiques s'agissant des conditions d'une " juste politique de la mémoire " confrontée aux traumas de l'histoire collective. Cet ouvrage collectif est tiré des actes du colloque " mémoires et histoires " qui s'est tenu, dans le cadre de l'Education Nationale, au lycée Raymond Queneau d'Yvetot (Seine Maritime) en mars 2004.
Biographie de l'auteur Docteur de l'EHESS (Etudes politiques), Johann Michel est professeur de philosophie au Havre. Ses recherches portent sur les rapports entre narrationset identités (vient de paraître, sous sa direction, Mémoires et histoires, PUR, 2005) et sur la philosophie morale et politique (il a coécrit, avec O. Nay et A. Roger, Dictionnaire de la pensée politique, Armand Colin, 2005).
Johann Michel est professeur des universités (Institut universitaire de France, université de Poitiers) et rattaché à l'EHESS. Membre du conseil scientifique du Fonds Ricoeur, codirecteur de la revue internationale Études Ricoeuriennes/Ricoeur Studies (Pittsburgh University), il est notamment l'auteur de Gouverner les mémoires (Puf, 2010) et Sociologie du soi (PUR, « Sens social », 2012).
L'ouvrage de Johann Michel se veut une synthèse inédite portant sur les politiques de la mémoire dans la France contemporaine. Ce travail offre des clés indispensables pour comprendre les controverses mémorielles qui agitent notre scène sociale et politique. À la croisée de l'histoire et de la science politique, la thèse de l'ouvrage consiste à montrer comment nous sommes passés d'un régime mémoriel dans lequel prédomine l'imaginaire de l'unité nationale à une pluralité de régimes mémoriels (régime mémoriel de la Shoah, de l'esclavage) dans lesquels prime la reconnaissance de victimes jadis délaissées par le récit national officiel. Les laissé(e)s-pour-compte de l'histoire et de la mémoire d'hier revendiquent aujourd'hui une nouvelle place symbolique dans le nouveau récit collectif.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?