Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Aux risques de guérir
Michel François-Bernard
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246513711
Guérir est la chance du malade autant que la mission du médecin. Mais les enjeux du guérir aujourd'hui dépassent largement ce principe simple. A l'ère de l'efficacité, guérir n'est plus facultatif, c'est une obligation. A l'ère de la productivité, guérir s'évalue en rendement. A l'ère scientifique, guérir est un défi permanent : toujours plus loin, plus fort, plus grand. Dans ces conditions, l'obligation de guérir ne risque-t-elle pas de pervertir la médecine, particulièrement en une époque où le diagnostic génétique - et plus tard la thérapie génique - offrent au guérir des perspectives d'espoir autant que d'angoisse ? De nombreux livres sont consacrés à la médecine. Les uns condamnent, les autres s'émerveillent. Voici une synthèse lucide, qui, dans une langue précise, aborde les grands problèmes médicaux de notre temps : la médecine psychosomatique, l'utilité de la maladie, l'acharnement thérapeutique, la déshumanisation dans les façons de traiter. Aux risques de guérir est le livre attachant d'un médecin humaniste.
À mon corps défendant... ? Notre corps se défend pour survivre dans son environnement de microbes, parasites et autres agresseurs. Mais il lui arrive aussi d'inverser ses défenses biologiques et psychiques, à notre insu et détriment, nous amenant à constater : " J'ai fait ceci ou cela, à mon corps défendant. " Ce pourrait être les mots de l'asthmatique ou de l'eczémateux allergiques pour déplorer que l'allergie, moyen de défense vital de tout humain, les rende malades, jusqu'au risque de mourir d'anaphylaxie. Leur corps est le théâtre d'une guerre qu'au plus intime d'eux-mêmes mettent en scène leurs anticorps. Anti-quels-corps ? Des inoffensifs : un chat, des arbres, des herbes, des besoins vitaux ou environnementaux, air et aliments. Se trompent-ils d'adversaires, ces allergiques, cristallisant sur ces inoffensifs des sentiments aux menaces imprécises ? S'ils vont jusqu'à mettre leur vie en danger, ne serait-ce pas aussi pour leur corps défendant ?
J'ai un cancer ! Est-ce ma faute ?" "C'est trop injuste ! Je n'ai pas mérité ça". "Si j'ai un cancer, c'est à cause de... cette dépression, ce deuil, ce stress. ". . Qui n'a entendu, autour de lui, de telles questions ou affirmations, de plus en plus souvent formulées ? Ces cancéreux qui se demandent s'ils "y sont pour quelque chose" , qui l'infirment ou l'affirment, qui peut leur répondre ? D'autres cancéreux au témoignage pertinent, comme Sigmund Freud, Fritz Zorn, Rainer Maria Rilke, Arthur Rimbaud, Claude Roy, Gilbert Cesbron, Georges Perros, Ania Francos, Jacques Brel et Georges Brassens. Des cancéreux anonymes, guéris ou non, qui "en" parlent. Des médecins enfin, qui, se gardant d'un "psychologisme" facile, savent l'être humain assez global pour refuser de dissocier, dans la genèse d'un cancer, les facteurs "externes" (virus, oncogènes, etc.) et des facteurs "psycho-sociologiques" indissolublement liés. Ce livre voudrait surtout déculpabiliser et en finir avec le cancer de la "faute" . Comme dans son ouvrage Le Souffle coupé, François-Bernard Michel nous fait part de son expérience personnelle, tout en se mettant à l'écoute des oeuvres littéraires dans lesquelles, de la façon la plus diverse, des auteurs ont essayé de comprendre la maladie.
Ne réduisez jamais un fleuve à son cours d'eaux écoulées vers la mer. Ne le limitez pas non plus à sa chimie, H2O, substances minérales et organiques. Sa réalité est tellement supérieure à toutes apparences ! Ainsi, le Lez. Ne le voyez pas banal, ou pire insignifiant. Infiniment vieux, il a l'âge du monde et demeure pourtant un personnage contemporain, aussi original qu'attachant. Issu de Terres d'Oc, il identifie une plaine d'Oc, il vivifie ses sèves, il est le coeur battant de cités millénaires, réunies aujourd'hui en une Métropole. Montpellier, méfiante de ses violences ne lui a longtemps confié que la mécanique de ses moulins et le trafic de ses bateaux du Port Juvénal à la Méditerranée. Aujourd'hui, elle reconnait enfin son Lez en moelle épinière, connectant en réseaux ses milliers de riverains. Et leur histoire, composée de strates géologiques, ethniques et populaires superposées, perpétuée inaltérée jusqu'à nos aujourd'hui. Sont-ce des étiages d'été assèchant son fleuve et des lézades d'automne qui ont suscité le désamour des montpelliérains ? Non. Plutôt la méconnaissance mutuelle. Le fleuve a toujours vécu comme eux, heureux et malheureux de leurs évènements, souffrant des canicules d'été, des trombes d'eau d'automne. C'était sa façon à lui de témoigner qu'il est bien LEUR fleuve. Aujourd'hui le Lez, mésestimé des montpelliérains pour des raisons historiques et esthétiques, est devenu trait d'union entre 2 Monpellier-sur-Lez. L'Historique et ses dix siècles, la Nouvelle courant vers la mer.
Médecin et chrétien, l'auteur se penche sur "cette chair de Dieu" incarnée en l'homme et s'exprime sur la religion, la souffrance physique et psychique, la génétique et la sexualité.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.