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Catholiques en démocratie
Michel Alain-René ; Rémond René
CERF
64,90 €
Épuisé
EAN :9782204074704
De toutes les organisations catholiques, l'Association catholique de la jeunesse française, forte de ses mouvements spécialisés (JAC, JEC, JIC, JOL), s'impose à l'historien comme le principal lieu de formation à l'engagement des catholiques dans la société et la vie politique, au renouvellement desquelles elle participe. Ses anciens militants ou dirigeants se retrouvent aux origines du PDP ils créent et animent Politique, puis se retrouvent nombreux à la tête du MRP avant qu'ils ne s'en détournent pour lui préférer le mendésisme, puis les clubs socialisants et, pour une part, contribuer à la rénovation du parti socialiste. On les retrouve encore parmi ceux qui font évoluer la CFTC vers la déconfessionnalisation ou qui transforment activement le monde agricole. L'ACJF prend aussi position sur les grandes questions qui agitent la vie démocratique. Elle milite vigoureusement contre le nationalisme de l'Action française et s'engage au côté d'Aristide Briand pour la Sécurité collective et la construction européenne dès les années 1930. Elle dénonce la menace nazie, défend les valeurs démocratiques héritées de la Révolution française, s'oppose assez vite, avec les autres mouvements de jeunesse, à la révolution nationale et à ses velléités fascisantes, et entre bientôt en dissidence, refusant publiquement le STO. Engagée dans la construction d'une Europe pacifiée après la Libération, elle trouve en Pierre Mendès France un accueil favorable à ses revendications en matière de politique de la jeunesse ; mais sa lucidité précoce sur les mutations de la société française et son engagement contre la guerre d'Algérie scellent sa chute. Elle mesure très tôt tout ce que l'engagement des catholiques en démocratie implique dans ses rapports avec l'autorité ecclésiastique. Elle pose avec force et précocité la question du statut et du rôle du laïc dans l'Eglise et sa spécificité par rapport au sacerdoce, en particulier dans sa vocation apostolique reconnue par la hiérarchie - ce laïc par ailleurs citoyen libre d'une société démocratique. Elle disparaît en 1956 d'avoir voulu répondre à cette question, et la crise qui l'emporte, si elle en annonce d'autres ; est aussi l'un des ingrédients de celle dont l'Eglise n'est toujours pas sortie.
Loubet Jean-Louis ; Michel Alain ; Hatzfeld Nicola
L'île Seguin est un lieu symbolique, lié à Renault et à ses hommes. Or, l'histoire élargit le regard pour découvrir une île aux visages multiples. D'abord sans usine, l'île coule des temps paisibles. Devenue le lieu de passage entre Paris et Versailles, au temps de la cour de Louis XIV, elle se transforme à la Révolution pour accueillir des activités modernes, où les tanneurs succèdent aux blanchisseurs. C'est au début du XXe siècle que l'île se transforme en un haut lieu, grâce à la conquête de Louis Renault. L'homme y bâtit l'une des installations industrielles les plus modernes de son temps, faisant naître Seguin l'Américaine. De 1929 à 1992, l'île devient l'usine-navire, construite autour d'ateliers aussi étirés qu'élevés. Pendant plus de soixante ans, Seguin est le symbole des usines automobiles françaises. C'est là que sont assemblées les Mona, Juva et Celta d'avant-guerre, puis les 4 CV et 4L, symboles de la Reconstruction et des Trente Glorieuses. Mais le lieu dépasse vite son activité. L'histoire s'affiche à Seguin, faisant dire à tous "Quand Renault éternue, c'est toute la France qui s'enrhume". Le lieu respire l'histoire, du Front populaire à Mai 68. La crise des années 1980, qui affaiblit toute l'industrie automobile, jette l'île dans le doute. Celle-ci est alors ballottée entre le projet de Billancourt 2000 et une rénovation surprise, qui permet la production de l'Express. L'île est déjà en train de tourner la page. Renault quitte Seguin en 1992, induisant un flot de questions aux réponses complexes, à l'image d'un tournant de siècle où l'économie croise la politique. Autour d'un lieu et en quelques pages, cette histoire de l'île Seguin entraîne le lecteur au c?ur de l'histoire économique et sociale de la France.
Les textes des Pyramides des anciens Egyptiens affirment que le roi d'Egypte ne meurt pas : il quitte la vie terrestre pour l'au-delà où l'attendent les dieux, ses parents. L'ascension de pharaon est jalonnée d'épreuves symbolisées par une échelle à six marches figurant dans les tombes de certains rois égyptiens de l'Ancien Empire et se fait au moyen d'un certain nombre d'objets rappelant le monde terrestre. Ces moyens d'ascension conduisent pharaon dans l'au-delà où il atteindra l'état divin.
Technologie qui a créé les armes les plus terrifiantes mais contribue à satisfaire les besoins énergétiques, le nucléaire engendre passions et craintes. Ce livre raconte un siècle de créations enthousiasmantes pour les uns, insupportables pour d'autres, les combats politiques, les grandes manifestations d'opposition et les oeuvres de fiction qu'elle a suscités. On y retrouve entre autres les applications délirantes qui ont suivi la découverte du radium, l'opération sans pareille que fut le développement secret de la bombe atomique, l'enthousiasme des constructeurs des premières centrales nucléaires, les manifestations d'opposition parfois festives parfois dangereuses, les tragiques accidents de Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima. On y rencontre aussi les nombreux romans et films que cette épopée engendra : de H. G. Wells aux Simpson, du Syndrome chinois aux James Bond, les auteurs se sont parfois souciés de vérité mais ils ont surtout voulu, en reflétant les anxiétés de la société, créer des histoires captivantes.
Livrant sa propre expérience, le patron de La Vie éclaire la déchristianisation de la France. Se racontant et nous racontant, il en appelle à un catholicisme sans peur et sans arrogance à même de réenchanter le monde. Un manifeste qui va faire du bruit. On aurait pu croire éteintes les grandes voix catholiques. En voici une qui sort des décombres pour tonner que Dieu est Dieu dans ce livre qui répond enfin à la crise spirituelle que traversent l'Eglise, la France et l'Europe. Rompant avec la logique de l'excuse, récusant la dissolution comme la crispation, révoquant les tentations de la naïveté et de la médiocrité, Jean-Pierre Denis dresse le plus lucide et le plus implacable des constats sur la déchristianisation. Et y voit une chance pour l'Evangile qui jamais ne s'impose et qu'il faut sans cesse apprendre à recevoir. C'est à une foi attestataire, tissée dans le témoignage intime de sa vie, qu'il en appelle ici. Une attestation qui fait fi des préjugés établis, qui se nourrit des rencontres improbables, qui sait être attentive aux signes prophétiques. Et qui, sans être donneuse de leçons, en revient immanquablement à l'unique testament du Golgotha et de Pâque, source de la seule contre-culture qui soit réellement subversive.
Résumé : "A la racine de l'effondrement de l'Occident, il y a une crise culturelle et identitaire. L'Occident ne sait plus qui il est, parce qu'il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l'a façonné, qui l'a constitué, tel qu'il a été et tel qu'il est. De nombreux pays ignorent aujourd'hui leur histoire. Cette autoasphyxie conduit naturellement à une décadence qui ouvre la voie à de nouvelles civilisations barbares". Cette affirmation du cardinal Robert Sarah résume le propos de son troisième livre d'entretiens avec Nicolas Diat. Son constat est simple : notre monde est au bord du gouffre. Crise de la foi et de l'Eglise, déclin de l'Occident, trahison de ses élites, relativisme moral, mondialisme sans limite, capitalisme débridé, nouvelles idéologies, épuisement politique, dérives d'un totalitarisme islamiste... Le temps est venu d'un diagnostic sans concession. Il ne s'agit pas seulement d'analyser le grand retournement de notre monde : tout en faisant prendre conscience de la gravité de la crise traversée, le cardinal démontre qu'il est possible d'éviter l'enfer d'un monde sans Dieu, d'un monde sans homme, d'un monde sans espérance. Dans cette réflexion ambitieuse, le cardinal Robert Sarah se penche sans exclusive sur les crises du monde contemporain en livrant une importante leçon spirituelle : l'homme doit faire du chemin de sa vie l'expérience d'une élévation de l'âme, et ainsi quitter cette vie en créature plus élevée qu'il n'y était entré. Le cardinal Robert Sarah est une figure majeure du monde catholique d'aujourd'hui.
Scola Angelo ; Geninazzi Luigi ; Armogathe Jean-Ro
Le plus intellectuel et le plus cultivé des papabile se livre ici en transmettant une leçon de vie. Comment, archevêque de Milan, cardinal à Rome, artisan du dialogue inter-religieux aux quatre coins du monde, reste-t-on libre, c'est-à-dire soumis à Dieu ? Un livre-événement. Ces entretiens autobiographiques racontent l'ascension d'un fils de camionneur lombard, né en 1943, et devenu successivement professeur de philosophie, évêque d'un petit diocèse italien, président d'une université romaine, puis patriarche de Venise et archevêque de Milan, le plus grand diocèse du monde. Telle est la vie d'Angelo Scola, considéré comme papabile au conclave de 2005. Dans ce récit d'une vie qui a parié sur la liberté, on assiste à sa rencontre, avec don Giussani le fondateur charismatique d'un mouvement d'étudiants ; on découvre ceux qui furent ses maîtres à penser - de Lubac, Balthasar, Ratzinger. Dépassant l'anecdote, Scola rappelle toujours l'essentiel : son expérience de la rencontre personnelle avec le Christ et avec son prochain, ses convictions pastorales, son engagement intellectuel. Quarante ans d'histoire de l'Eglise dans des années tourmentées, mais aussi un saisissant témoignage de foi et d'espérance.
Pour la prostituée qui était Marie Madeleine, la libération sexuelle c'était de ne plus coucher. En 1001 paradoxes dont il est le maître, Timothy Radcliffe nous aide à libérer la liberté des modes et des diktats. Un livre pour, enfin, apprendre à être soi sans peur et sans reproche. Comment être chrétien dans le monde tel qu'il va ? Comment comprendre, aujourd'hui, les apparents paradoxes éternels de la foi chrétienne ? Révolution des moeurs et des techniques, drames et injustices de la globalisation, vertiges de la postmodernité : que de thèmes habités par l'attente d'un message d'amour ! Timothy Radcliffe sillonne le monde pour enseigner et prêcher une parole résolument contemporaine, dans la fidélité à la vraie tradition de l'Eglise. A la lumière de l'actualité et de sa propre expérience, cette Eglise redevient un foyer de lumière et de chaleur. Par son humour, son sens de la formule, son expérience personnelle, par sa confrontation perpétuelle avec le prochain, Radcliffe répond à nos craintes et nous offre ici un magnifique éloge de la liberté.