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Mes années 62. Les tribulations d'un attaché d'ambassade français en Algérie
Michaud Alain
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782343169675
Ce récit est un témoignage sur l'histoire des relations franco-algériennes à la fin des années 80. Le narrateur a vécu cette période troublée, riche en bouleversements politiques, au coeur même des services de coopération de l'ambassade de France à Alger. Dans cette imposante succursale de nos relations extérieures, ce modeste commis de l'Etat, après une période d'acclimatation difficile, va peu à peu tenter de trouver sa place en embrassant, parfois bien maladroitement, les conventions du jeu qu'on lui impose. Mais ce candide, "riche de ses seuls yeux tranquilles", ne fera qu'en découvrir les règles tronquées. Se feront alors jour les parties cachées de la comédie diplomatique, les petits arrangements entre amis, les complaisances, les intérêts et les ambitions personnelles trempées au bain des passions idéologiques. Autant de détails jetés par petites touches colorées sur la toile de l'histoire officielle pour en constituer finalement une vue impressionniste et en révéler les mensonges et les falsifications. Un tableau dont le cadre débordera l'histoire des deux nations pour éclairer plus largement le commerce séculaire d'un occident imbu de ses valeurs avec les terres et les peuples africains. C'est dans les détails que gisent Dieu... et Diable.
L'?uvre de Paul Kallos possède cette rare qualité, dans notre époque si soucieuse de classifications, de ne jamais vraiment se rattacher à aucun des mouvements artistiques qui ont vu le jour depuis la Seconde Guerre mondiale. Dès l'origine, elle s'est tenue sur une voie singulière, sans complaisance à l'égard des modes, trouvant sa vivacité dans une oscillation permanente entre " figuration " et " abstraction ". En quarante uns, elle a connu plusieurs métamorphoses aux premières scènes d'intérieur des années 1950, véritables " structures analytiques " de l'espace, ont succédé des clairs-obscurs traités en glacis, dans l'esprit de Rembrandt ou de Vélasquez. L'expression " figurative " l'emportait, des Crucifixions (1961) au Balcon (d'après Monet) (1967). Le rapport s'est ensuite inversé après une période de transition (1969-1975), marquée par le choix du " paysage " comme motif d'élection : les Brumes ou Nuées signalent l'abandon de l'huile pour l'acrylique. Elles donnent alors naissance aux premières Strates, d'aspect mural, d'abord constituées de blocs massifs (l977-1978) - bien que les bords en soient comme rongés par la lumière - puis de plus en plus fluides (au cours des années 80), mesurant à l'infini sur un mode quasi architectural tous les jeux possibles de la transparence. Dans ses ?uvres les plus récentes, Kallos accorde au blanc de la toile un rôle pour ainsi dire matriciel. Comme si, du blanc " originel ", surgissait de manière holographique une multitude de combinaisons formelles, profils perdus, conservés jusqu'ici en mémoire dans l'?uvre même et soudain délivrés, rendus visibles avec la plus extrême rigueur. Peintre d'origine hongroise, venu à Paris en 1950 à l'âge de vingt-deux ans, Paul Kallos est très vite repéré par Pierre Loeb, l'un des marchands les plus respectés de la capitale, qui le prend sous contrat pendant dix ans, jusqu'à la fermeture de sa galerie (la Galerie Pierre), en 1963. Depuis 1955, ses ?uvres ont été présentées à Paris et en Province ainsi qu'à l'Étranger : Londres, Bâle, Stockholm, Tokyo, New York, Toronto... En France, il expose régulièrement à la Galerie Bernard et Gwénolée Zurcher (Paris), et à la Galerie Jade (Colmar).
A la fois dispositif technique et spectacle, manière de penser les images et système de représentations, le cinéma est une détermination instable. Selon une démarche qui trouve son origine dans la méthode d'analyse développée par Aby Warburg au cours des années 1920, ce recueil montre les échanges et les transferts qui se produisent entre histoire de l'art et cinéma, des recherches d'Étienne-Jules Marey et des films Lumière au cinéma expérimental (Jack Smith, Anthony Mc-Call...), de l'art des tapis et des spectacles pyrotechniques à la bande dessinée et au dessin animé (George Herriman, Walt Disney). Le cinéma est envisagé depuis ses bords, c'est-à-dire depuis ses origines et ses marges - expérimentales, underground et populaires -, là où ses propriétés rencontrent celles de la peinture, de la sculpture, du dessin, voire de la musique, esquissant une histoire ouverte où les registres, les médiums et les techniques ne sont pas entièrement fixés. Cet ouvrage amplement illustré paraît à l'occasion du nouvel accrochage du Musée national d'art moderne, Le mouvement des images (avril 2oo6-janvier 2007), conçu par l'auteur, conservateur en charge de la collection des films au Centre Pompidou.
Une exploration de la collection cinématographique grâce à une approche originale basée sur une trentaine d'oeuvres de la collection de films du Centre Pompidou. Le propos n'est pas de ré-écrire une nouvelle histoire traditionnelle du cinéma mais de considérer le film comme objet appartenant aux champs des arts plastiques: une autre manière de voir les grands films de Bunuel, Richard Serra, Man Ray ou encore René Clair. Cette lecture inédite apporte une contribution originale à l'histoire de l'art comme à celle du cinéma.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.