Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'outre-mer français. Evolution institutionnelle et affirmations identitaires
Michalon Thierry
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782296074095
Les derniers "confettis" de l'empire colonial français demeurent fort mal connus. Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion, Mayotte, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, évoquent pour certains quelques destinations touristiques lointaines à la localisation imprécise, pour d'autres de micro-territoires au statut politique tout aussi imprécis. Les "media" ne les évoquent qu'à l'occasion d'événements traumatisants, relevant soit de la nature soit du malaise des hommes. Les juristes, quant à eux, se passionnent pour les solutions originales que la République invente, au fil des ans, pour trouver des compromis acceptables entre ses principes fondateurs et des revendications locales qui leur sont peu compatibles. De 1946 à 2003, notre droit distinguait implicitement ceux de ces territoires dont les populations étaient considérées comme assimilables à la Nation française - les départements d'outre-mer- et ceux dont les populations n'étaient pas considérées comme assimilables à la Nation - les territoires d'outre-mer. Depuis 2003 cette distinction implicite a cédé la place à une large palette de statuts issus de véritables négociations entre chacun de ses territoires et la République... au nom de "spécificités locales" quotidiennement invoquées. Certains en viennent dès lors à parler des outre-mers. Mais l'analyse des situations locales fait au contraire ressortir une réelle homogénéité de ces territoires, à la fois par une commune dépendance économique et par l'extrême ambiguïté des sentiments qui s'y expriment envers la France... Biographie de l'auteur Thierry Michalon est maître de conférences à la faculté de droit et d'économie de la Martinique, université des Antilles et de la Guyane.
Les différences culturelles génèrent incompréhension, quiproquos, malentendus entre les gens. L'objectif de ce livre est d'optimiser les ressources offertes par la diversité des logiques sociales et culturelles.
Le présent ouvrage rassemble vingt-six textes en provenance de la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, la Réunion, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie. Leurs auteurs ont accepté de mêler leurs voix sur un thème qui leur est apparu commun à l'ensemble de l'outre-mer français : la cohabitation dans les esprits de sentiments dont la conciliation n'est pas aisée. Si la brutalité de la domination coloniale n'est plus qu'un mauvais souvenir, l'humiliation, elle, perdure, entretenue par les trop fréquentes attitudes de mépris dont les populations font, aujourd'hui encore, l'objet, et pour la légitimation qu'elle procure à leur posture de créanciers de la République. Un ressentiment diffus l'accompagne, que certaines situations réveillent, et qu'une large part des élites - politiques, intellectuelles et artistiques - entretient : adossé au sentiment de ne pas faire partie, historiquement, géographiquement et culturellement, de la Nation française, il nourrit un rêve indistinct d'émancipation. Face à ce versant, un autre, symétrique. Ces communautés, dans leur complexité, sont fruits de l'aventure coloniale : elles se savent filles de la France, et lui sont attachées à plus d'un titre. Pour les conditions de vie matérielles qu'elle leur procure, certes, en les maintenant à l'abri des exigences de plus en plus impitoyables de l'économie de marché ; mais aussi par une réelle fierté d'appartenir à la République, cette entité mythique, à la fois distante et proche, hautaine et généreuse, qui a finalement su imposer sur place, aux tenants de l'ordre colonial, cette égalité de traitement qui a, certes imparfaitement, pansé maintes blessures. Sur le terrain du droit, de l'histoire et de l'analyse politique et sociale, cet ouvrage montre comment, dans tous ses territoires et départements d'outre-mer, la double aspiration subsiste par rapport à la France : être la fois de plus en plus "dehors" et de plus en plus "dedans" .
Résumé : Que peut bien faire un chien dans une chambre d'hôpital ? Pourquoi fait-on monter un enfant handicapé à cheval ? Qu'est-ce que la thérapie assistée par l'animal ? Depuis plusieurs années, certains espaces de soin se peuplent d'animaux, qui y sont mobilisés comme supports affectifs, instruments de prise en charge ou d'accompagnement, médiateurs... Le développement de ces formes de soin éclaire les évolutions récentes des rapports entre humains et animaux dans les sociétés occidentales. Dans ces pratiques, l'animal est en effet considéré comme une personne et, à ce titre, il fait l'objet d'une grande bienveillance. Le soin avec animal témoigne ainsi des nouvelles modalités relationnelles que beaucoup souhaitent aujourd'hui partager avec certains animaux. En se mettant au service d'un projet humaniste (améliorer la santé humaine), le soin par le contact animalier rend ces types de relations socialement légitimes. Pourtant, il n'est pas simple de revaloriser ainsi l'attachement aux animaux. Convoquant les apports de la sociologie pragmatique et de l'anthropologie symétrique, ce livre propose une exploration des univers sociaux qui gravitent autour de ces activités. Il montre comment s'est construite une connaissance scientifique sur les interactions avec l'animal à but thérapeutique ; il décrit les réseaux d'acteurs (vétérinaires, militants, industriels de l'alimentation pour animaux de compagnie, journalistes, médecins, infirmières, etc.) qui ont fait émerger ces savoirs et ces pratiques ; il raconte les séances de soin et les pratiques in situ, par une approche ethnographique. Au terme de ce parcours, on pourra mesurer l'énergie qu'il faut déployer pour faire évoluer les rôles traditionnellement attribués aux animaux. A la croisée de la sociologie des sciences, de la sociologie de la santé, des professions, et des théories du care, l'auteur met en oeuvre une sociologie non réductionniste des relations humains/animaux.
Clair Michalon, tour à tour agronome, enseignant, animateur, consultant se met, au sein du cabinet CILO (Communication interculturelle et Logiques sociales), à la disposition des entreprises, des collectivités locales, des administrations et des associations, pour les aider à prendre en compte la diversité culturelle.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.