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Les Grands Express Européens
Meyer Shmuel-Thierry
METROPOLIS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782883401983
Qui pouvait se douter dans ce wagon restaurant d'argenterie et de porcelaines', qu'au-delà du rail, une femme, les mains posées sur son ventre, regarde passer le train depuis sa fenêtre et ce voyage auquel elle n'accédera jamais ? L'actrice, en train de faire l'amour à un inconnu dans son wagon ? Le nazi en fuite ? Seul le choc brutal dû à l'arrêt subi du train rendra la femme enceinte, enfin visible. Dans ce livre, Shmuel T. Meyer enchevêtre le bonheur des uns et le malheur des autres avec une subtilité telle, que la frontière s'annule entre les deux, ne laissant à chacun des personnages qu'un infime espoir de survie ou d'équilibre. Un monde dans lequel gravitent Clara la poétesse, Hillel le peintre, où l'on retrouve aussi Camus, Cossery, Soutter mais aussi des résidus de la bande à Bader⦠Si Shmuel T. Meyer offre à ses personnages une possibilité de vengeance, de confrontation aux paysages, à leur passé, à leurs amours, il ne leur accorde, en revanche, que très peu de rédemption.
Shmuel T. Meyer aime 'La Ville'. Dans - Ah j'oubliais l'effarante beauté des lieux chez Métropolis, il tombait amoureux de Genève. Ici c'est NEW YORK. Un New York rythmé par la gémissante trompette de Miles et le sax de l'ange Coltrane. Un New York que le lieutenant Gantz, fil conducteur du livre, connaît par coeur. Après la chair et le sang de la guerre de Corée, Gantz ne sait plus aimer. Il le pense. Et puis, il y a Thelma et sa fille, repêchée dans l'East River. Et cette autre mère qui attend son dernier fils vivant, Winston. Un fils qui tarde à rentrer dans un quartier où souvent les balles se perdent dans la tête des enfants noirs. Ce que la guerre fait des humains, ce que le racisme, ce que l'antisémitisme font des humains ; ce que le jazz, et l'amour font des femmes et des hommes. Le nouvelliste Shmuel T. Meyer plante le décor, une odeur, son tempo et enclenche un plan séquence aussi subtil, qu'écorché, tendre et drôle aussi. Pour le lecteur, un voyage immobile, une musique.
« Je suis devenu idiot et probablement méchant. Je le savais et je n?en dormais plus la nuit. Jamais, en vingt ans, je n?avais manqué de respect à Dvora. Un mélange de pitié et d?amour prolétaire pour tout ce qui nous unissait. Et tout à coup, cette déveine commune, vieille de vingt ans, me semblait sale, grasse comme une friteuse d?occasion. Ronit Elkabetz sentait bon, même sa transpiration avait un parfum de fraîcheur ». Les vingt-huit nouvelles qui composent ce recueil, de taille et tonalité variées, nous promènent avec un humour tour à tour tendre et cruel dans le petit monde désopilant d?un peuple revenu d?exil et toujours menacé. Changeant avec aisance de registre, du réalisme précis au fantastique moqueur, Shmuel T Meyer se révèle encore une fois un excellent conteur qui fait vivre ses personnages avec une chaleur débonnaire, une vivacité et un talent réjouissants.
Résumé : Ces douze nouvelles, écrites dans une urgence émotionnelle alors que la tragédie meurtrière du 7 octobre dernier n'avait pas encore eu lieu, mettent en scène une quinzaine d'Israéliens d'aujourd'hui et d'hier, aux prises avec la montée du nationalisme le plus rigide et de l'orthodoxie religieuse. A travers ces destinées multiples, Shmuel T. Meyer décrit les causes qui, selon lui, ont conduit le sionisme originel - socialiste, rationaliste - à n'être plus qu'une coquille vidée de son éthique, soumise à la folie des messianistes religieux et aux intérêts d'un pouvoir corrompu. Au-delà de ce constat implacable, Shmuel T. Meyer éclaire avec une grande chaleur la réalité complexe d'Israël. Ses récits baignent dans une atmosphère à la Bashevis Singer, souvent truculente et sensuelle, au plus près de la vie quotidienne.
De Francfort à Oswiecim. d'un numéro bleu-vert tatoué sur l'avant-bras aux secrets cachés entre les pages fragiles d'un roman hongrois. De Rome, peuplée des souvenirs d'un rabbin peu conventionnel, à Beyrouth où s'exerce la vengeance d'un soldat embusqué sur un toit. Ide Jérusalem à Prague, où l'écrivain désemparé se décora re à travers sa fiction. Du New York d'un jeune fiancé Hassid à Londres, où se joue un mélo romantico-cornique entre une universitaire gauchiste et un pilote de Tsahal... Au fil de ces vingt-deux récits, Shmuel T. Meyer évoque avec un humour tour à tour tendre et cruel les figures du déracinement. Si les villes n'ont pas de toit, elles ont des voix et des mémoires.
Avran Ziva ; Pierrot Arlette ; Marelli Joëlle ; Pi
Enfance, adolescence, premiers émois, maternité, célibat, vie conjugale sont au centre de cette Anthologie d'écrivaines israéliennes. Il y a dans ces récits certes une sensibilité féminine, parfois même féministe, qui traite ainsi de toutes les étapes de l'existence, mais en toile de fond, à travers les récits de vie, se lit également une réalité israélienne, entre autres la mort, omniprésente, qui traîne un peu partout, parfois quotidienne et violente, même si elle n'est jamais évoquée explicitement, parfois comme stigmate indélébile de la Shoah. Pour cette première anthologie de textes traduits en français, Ziva Avran a réuni treize auteures d'univers et d'âge composites, et à travers ces treize voix de femmes, elle a cherché à témoigner non seulement de leur talent d'écriture mais aussi de la vitalité de la littérature au féminin en Israël.
Le dictionnaire des mots inexistants propose un nombre de mots aux fins d'enrichir le vocabulaire français. Mais surtout, et cela est son ambition majeure, il veut ouvrir la voie à une sensibilisation vers la création de nouveaux mots opérationnels et phonétiquement souples, afin d'élargir le champ lexical et les moyens de communication en réponse à la rapidité de l'évolution de la science, de la technique et de la littérature de notre époque.