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The Great American Disaster
Meyer Shmuel-Thierry
METROPOLIS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782883402003
Shmuel T. Meyer aime 'La Ville'. Dans - Ah j'oubliais l'effarante beauté des lieux chez Métropolis, il tombait amoureux de Genève. Ici c'est NEW YORK. Un New York rythmé par la gémissante trompette de Miles et le sax de l'ange Coltrane. Un New York que le lieutenant Gantz, fil conducteur du livre, connaît par coeur. Après la chair et le sang de la guerre de Corée, Gantz ne sait plus aimer. Il le pense. Et puis, il y a Thelma et sa fille, repêchée dans l'East River. Et cette autre mère qui attend son dernier fils vivant, Winston. Un fils qui tarde à rentrer dans un quartier où souvent les balles se perdent dans la tête des enfants noirs. Ce que la guerre fait des humains, ce que le racisme, ce que l'antisémitisme font des humains ; ce que le jazz, et l'amour font des femmes et des hommes. Le nouvelliste Shmuel T. Meyer plante le décor, une odeur, son tempo et enclenche un plan séquence aussi subtil, qu'écorché, tendre et drôle aussi. Pour le lecteur, un voyage immobile, une musique.
Théo aime Caroline, Gabriel aime tante Ingrid qui elle aime l'amour comme Fanny la vie. Un siècle, deux générations, trois familles aux destins mêlés ; l'une juive, les deux autres pas. La ville de Genève, son lac, sa nostalgie, et la gourmandise, beaucoup de gourmandise entre les pages. A chaque chapitre, un aliment ou plat typique évocateur de souvenirs ou d'aspirations : tapioca, longeole, gratin de cardons... Récit émouvant et drôle de plusieurs femmes et quelques hommes attachants, parfois désarmés devant la providence et la puissance d'une histoire qui leur échappe. Amours, suicide assisté, gastronomie, coffre-fort et secrets de famille... Une sacrée mais savoureuse cuisine !
De Francfort à Oswiecim. d'un numéro bleu-vert tatoué sur l'avant-bras aux secrets cachés entre les pages fragiles d'un roman hongrois. De Rome, peuplée des souvenirs d'un rabbin peu conventionnel, à Beyrouth où s'exerce la vengeance d'un soldat embusqué sur un toit. Ide Jérusalem à Prague, où l'écrivain désemparé se décora re à travers sa fiction. Du New York d'un jeune fiancé Hassid à Londres, où se joue un mélo romantico-cornique entre une universitaire gauchiste et un pilote de Tsahal... Au fil de ces vingt-deux récits, Shmuel T. Meyer évoque avec un humour tour à tour tendre et cruel les figures du déracinement. Si les villes n'ont pas de toit, elles ont des voix et des mémoires.
Les Grands Express Européens, Kibboutz et The Great American Disaster. Trois recueils de nouvelles, trois continents dans ce livre-coffret d'une même itinérance, d'une même errance au travers des ruines d'un monde dévasté par les guerres. L'oeil incrédule parfois mais la vision toujours percutante. Et dans une langue poétique, tranchante et lucide. Après les guerres de 40, de l'indépendance d'Israël ou de Corée, les personnages que l'on croise au fil des pages, certains que l'on retrouve de nouvelles en nouvelles, d'autres qui disparaissent dans la brume d'une existence désaffectée, nous font entrevoir combien, après les guerres, il y en a d'autres encore, intérieures et secrètes et bien plus pernicieuses. Trois recueils qui parlent la même langue. Poétique, tranchante et lucide. La langue de l'exil.
Résumé : Dans ce recueil de quinze nouvelles, Shmuel T. Meyer nous dit à travers une série de personnages, ce que le kibboutz pouvait alors renvoyer, de poésie, de rêves, d'utopie, de férocité, d'égoïsme aussi, d'amour et de désamour, de beauté aussi. Poétique, tranchante, contenue, émouvante, la langue de l'auteur est française hébreu arabe. Elle est une langue exil, la langue de l'âme. C'est par la description et le moindre détail que l'auteur, dans tous ses livres, nous fait découvrir le monde et ceux qui l'habitent. Dans ce voyage au coeur du kibboutz, ce sont les cerises écrasées dans les mains d'une enfant, cette mère que son fils a reniée, et cette rousse dont le jeune kibboutznik espère le baiser, et le "à tour de rôle" si difficile parfois à respecter, symbolisé par la nouvelle Oncle Yona, et la maison des enfants, et Rabin et Rabin et Rabin⦠et celle d'un homme seul la nuit, sur son tracteur face à un aigle, face à sa solitude, face à ce nouveau Lui, "Homme libre enfin déraciné" .