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L'homme et le sel. Réflexions sur l'histoire humaine et l'évolution de la médecine
Meyer Philippe
FAYARD
24,70 €
Épuisé
EAN :9782213011219
Manger salé, d'où vient cette habitude alimentaire, la plus ancienne et la plus universellement répandue ? Du plus lointain passé de notre espèce, de son origine marine, répond Philippe Meyer qui entreprend ici de retracer l'histoire du sel dans sa relation avec l'homme. D'aliment biologique nécessaire, le sel s'est mué progressivement en une sorte de drogue parée de toutes les vertus et recherchée par tous les peuples. A la faim naturelle du sel s'est substituée une passion pour le sel, devenu même, un temps, source de rivalités entre les Etats. De nécessité, le sel s'est transformé en malédiction politique et fiscale d'abord, médicale ensuite. L'historien doit alors céder la place au médecin et au chercheur pour étudier les rapports entre la consommation du sel et les maladies invalidantes qui lui sont consécutives. Au fil des pages, le débat de l'inné et de l'acquis, la question de la part respective de l'hérédité et de l'environnement, de la prédisposition et de l'alimentation dans la genèse de la maladie, s'éclairent des recherches les plus récentes. Philippe Meyer est médecin et professeur à la Faculté de Médecine, Necker _ Enfants malades, et directeur de laboratoire de recherché à l'INSERM et au CNRS. Il est l'un des grands spécialistes français de l'hypertension artérielle.
En brossant le portrait tantôt incisif, tantôt chaleureux, tantôt perplexe des hommes et des femmes qui occupent notre avant-scène politique, Eaux-fortes marie un sens de l'humour accompli a une observation clinique. "L'humoriste agace la chèvre et piétine le chou", écrivait Tristan Bernard. C'est à la tradition de ceux qui ne ménagent pas grand-chose (pas même leur propre intérêt) et qui ne respectent que leur langue maternelle que se rattache l'auteur de ces textes. Mais, au-delà d'une impertinence pertinente, au-delà d'un regard porté loin derrière les apparences, au-delà de portraits ciselés, Eaux-fortes exprime les questions que posent à tous la transformation de la vie politique française, l'usure de son personnel, l'absence de relève, la rareté des idées et des idéaux.
De tous les progrès récents de la biologie, ceux qui concernent le cerveau de l'homme comptent parmi les plus fascinants car il en dépend maintes attitudes philosophiques, éthiques et psychologiques. Ce livre s'adresse aux étudiants comme à tous ceux qui aspirent à connaître la véritable portée des progrès neuroscientifiques. La signification du libre arbitre a-t-elle évolué depuis qu'il est établi que l'activité mentale procède à la fois de l'hérédité et de l'apprentissage?La douleur doit-elle être considérée comme une réaction de défense ou comme une sensation influencée par la culture? La découverte de l'activité synthétique cérébrale en manière de réception sensorielle représente-t-elle un argument pour proclamer que la perception sensorielle diffère d'un individu à l'autre?L'éthique en général, l'éthique médicale en particulier, n'échappent pas au débat philosophique qui cherche à reconnaître la part des mécanismes naturels et culturels. Cette avant médecine du cerveau"peut être considérée comme un complément des Leçons sur la vie, la mort et la maladie (Hachette Littératures, 1998). PHILIPPE MEYER est professeur à l'Université René Descartes, directeur de l'enseignement des sciences humaines et sociales à la faculté de médecine de Necker et médecin à l'hôpital Necker."
Résumé : La médecine du XXe siècle a accédé au rang d'une science. Sa démarche met en jeu des pensées et des gestes uniformes dont l'efficacité a été démontrée expérimentalement. L'art d'un médecin tend à être remplacé par des études cliniques systématiques, des examens physico-chimiques standard du corps humain et des prescriptions informatisées. Cette évolution victorieuse ne cesse de s'amplifier, mais le paradoxe d'une médecine qui se retourne contre elle-même à mesure qu'elle avance est moins bien connu. L'intense et absolu réductionnisme qui l'atteint, réductionnisme tissulaire et moléculaire, comporte un risque majeur d' " irresponsabilité médicale ". Qu'est-ce que la vie ? Comment appréhender la maladie et la mort ?
De Saint-Flour à Nancy, d'Ouessant au Chemin des Dames, de la Corse au Nord, en passant par quelques haltes inattendues, dont une au coeur de l'ENA, j'ai donc effectué, de l'automne 92 à l'été 93, un tour en France plutôt qu'un tour de France. Tirer des conclusions de ce voyage serait tricher avec sa nature et son propos. J'étais là, voilà ce que j'ai cru voir. Chacun fera le miel qu'il voudra de ce récit à la première personne. Presque toujours mis en joie par la beauté si diverse des lieux que je traversais, très souvent par l'humanité des gens que je rencontrais, presque jamais par les systèmes qui prétendent les administrer, étonné à bien des reprises, je peux seulement dire que j'ai cheminé, selon les vers d'Aragon. " Philippe Meyer
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.