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L'éducation des princes en Europe . Du XVe au XIXe siècle
Meyer Jean
PERRIN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782262011970
Qu'est-ce qu'une éducation princière ? D'un côté, dans la lignée de l'humanisme, elle doit former un " homme " dans toute la plénitude du terme, le prince étant l'un des meilleurs de son futur royaume. De l'autre, les exigences de la royauté en font un métier, à la fois technique et polyvalent. Le destin des enfants-rois, depuis le XVe siècle jusqu'au XIXe, oscille entre les deux voies et c'est cette histoire décisive pour les nations européennes que Jean Meyer, au terme de dix ans de recherches, raconte ici. On y mesure le rôle des précepteurs jusqu'à l'enfance, puis des gouverneurs ; on découvre l'apprentissage du savoir-faire royal, de ses fastes et de ses contraintes ; on comprend les incidences de la mort précoce des parents qui, chez Louis XIII, Pierre le Grand ou Charles XII de Suède, conduisent à une sorte d'auto-éducation ; on apprécie enfin la difficulté pratique des " prises de pouvoir " et des conflits de générations qu'elles traduisent. Au travers d'une étude sur la longue durée et sur l'ensemble de l'Europe, jamais tentée auparavant, se dessinent une manière nationale d'envisager la royauté, mais aussi des préoccupations communes - la civilité au temps d'Erasme, la place et le rôle des femmes, la sacralisation du pouvoir au XVIIe siècle et l'impact des Lumières.
Résumé : Au XVIe siècle, le commerce " triangulaire " entre l'Europe, l'Afrique et l'Amérique se met en place. La traite négrière saigne l'Afrique : quinze à vingt millions d'hommes et de femmes déportés en trois siècles vont faire prospérer les plantations des grandes puissances coloniales. Mais la résistance des esclaves à leur condition - révoltes spontanées, insurrections, désertions, marronnage...- et le mouvement abolitionniste, impulsé à la fin du XVIIIe siècle par les Anglais, entament le système esclavagiste. En France, grâce à l'infatigable militant de l'égalité qu'est Victor Schoelcher, la République proclame le 27 avril 1848 l'abolition de l'esclavage " dans toutes les colonies et possessions françaises ". Jena Meyer retrace le gigantesque trafic et ses enjeux économiques, la féroce exploitation de l'homme noir par l'homme blanc, le difficile combat et la victoire au nom de l'universalité du principe de liberté.
Résumé : La douceur des aubes du Val de Loire et le fracas des guerres d'Italie ouvrent les espoirs " antiquisants " d'une Renaissance jusque-là médiévale. Mais le XVIe siècle s'enfonce dans les nuits de massacre et d'incendie des interminables guerres de religion. Un court répit _ la " poule au pot " _ et une longue gestation dans le sang, la faim et les larmes marquent le début de la Monarchie absolue, que souligne la gloire apaisée de Versailles : elle réconcilie le roi et son peuple maintenant avide de tranquillité et de stabilité. Toute gloire, cependant, est éphémère... Le XVIIIe siècle s'illumine du sourire du Régent, mais la douceur de vivre se mue rapidement en une ironie critique, celle des " philosophes ". Quand l'immense prospérité commerciale et maritime de la France s'atténue en fin de siècle, un roi malchanceux _ en dépit du dernier rayon de gloire, qui est américain _ voit surgir les redoutables lendemains des journées révolutionnaires. Jean Meyer est né en 1924. Professeur aux universités de Rennes, puis de Paris-Sorbonne, il enseigne l'histoire des XVIIe et XVIIIe siècles. Ayant d'abord travaillé sur la noblesse bretonne à la fin de l'Ancien Régime, il s'est imposé comme l'un des spécialistes les plus avertis de l'histoire de l'organisation politique et sociale en France et en Angleterre. Il poursuit également des recherches très nouvelles dans le domaine, combien vaste, de l'histoire maritime à l'époque moderne.
Biographie de l'auteur Normalien Saint-Cloud, professeur émérite, Jean Meyer a enseigné à Paris 1, Perpignan, Zamora et Mexico. Il a publié une trentaine d'ouvrages, traduits en de nombreuses langues. Il vit aujourd'hui au Mexique.
Résumé : Année trouble pour le président Raymond Poincaré qui ne retient que le doute qui saisit les Français, 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchévique. La guerre, qui n'est plus nationale mais devient idéologique, est en train d'échapper aux Européens et un monde nouveau d'apparaître, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. 1917 est surtout l'année de l'épuisement où chacun cherche une porte de sortie honorable. Le gouvernement Français, autour de Joseph Caillaux, entame des pourparlers avec Berlin ; l'Autriche-Hongrie, en la personne de Charles Ier, approche les Alliés pour chercher une voie transactionnelle ; même le pape Benoît XV y va de son projet de paix. Jean-Yves Le Naour met son talent narratif au service de l'Histoire et raconte cette année de paix impossible. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne pas les grandes figures que la mémoire a statufié. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé. Quand l'histoire se raconte, elle est plus romanesque que la fiction.
A la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur: les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l?armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l?invasion, etc.? Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l?attentat de Sarajevo, l?assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l?historiographie: l?hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d?éviter sa destruction dans des combats; l?incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s?en remettent à l?irrationnel pour se rassurer! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là!). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve: les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. Poignant.
Du Moyen Age au xxe siècle, l'histoire riche en rebondissements d'une famille à l'origine de la Prusse, puis de l'Allemagne moderne, jusqu'à sa chute dans la catastrophe de 1918. Rien ne prédisposait à un tel destin les Hohenzollern, modeste famille de propriétaires terriens implantée en Souabe au XIe siècle. Après une lente ascension au cours du Moyen Age, l'acquisition du duché de Prusse en 1603 marque une étape décisive. Les règnes du Grand Electeur et de son petit-fils Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, font entrer la Prusse dans l'ère moderne. Frédéric II, l'ami de Voltaire, porte leur oeuvre au plus haut, tandis qu'en luttant inlassablement contre l'Autriche, il donne à son pays une stature internationale que plus personne ne contestera. A sa mort en 1786, il ne restera plus à la Prusse qu'à s'affirmer comme une puissance européenne majeure. C'est chose faite avec Guillaume ler qui, aidé de Bismarck, défait l'Autriche puis la France pour fonder le Deuxième Reich. Le nouvel Empire atteint son apogée avec son petit-fils Guillaume II, avant de disparaître au terme de la Première Guerre mondiale. Dans ce livre clair et fouillé, retraçant tant l'histoire d'une famille que d'un pays, les Hohenzollern sont restitués loin des clichés habituels. Chefs de guerre peut-être, surtout souverains tolérants, soucieux du bien-être de leur peuple, à l'avant-garde de transformations économiques, sociales et artistiques, ayant toujours eu pour but d'assurer la grandeur de leur pays.
La guerre de sécession (1861-1865) fut la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matériellesde toute l'Histoire des Etats-Unis. Ce furent quatre années de batailles sauvages, avec 2 800 000combattants, qui firent quelque 628 000 morts et des centaines de milliers de blessés, sur une population de 35 millions d'habitants. Elle fut aussi l'une des guerres les plus intenses et les plus compliquées de tous les temps, atteignant un degré de brutalité mécanique préfigurant les horreurs de la Première guerre mondiale, cinquante ans plus tard, avec des batailles très brèves et meurtrières, les camps de prisonniers, les premières tranchées... De nouveaux moyens de combat (cuirassé, sous-marin, fusil à répétition, télégraphe, voies ferrées) furent utilisés. Pourtant, nous dit l'auteur « Si la Première guerre mondiale était inutile et cruelle, la guerre de sécession fut tout aussi meurtrière, mais elle ne fut pas inutile »: de là naquit l'Amérique moderne. Avec cette nouvelle histoire à la fois très documentée et très claire, Keegan nous livre aussi une vision passionnante de l'Amérique au milieu du XIXe siècle. Il remet à juste titre en question beaucoup d'idées reçues telles que: Etats du Sud peuplés de propriétaires d'esclaves, vision hollywoodienne de la vie des Sudistes (riches planteurs et non masse de blancs pauvres et sans esclaves), guerre longuement préparée,soldats bien entraînés... Il nous explique aussi l'impact de cette longue guerre sur la situation économique, la psychologie et l'évolution des comportements, en particulier pour les femmes dont le rôle très important modifia le statut et la perception qu'elles avaient d'elles-mêmes, dans le Sud comme dans le Nord.