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Une histoire de représentations mentales. Contribution à une archéologie de la société de la connais
Meyer Claude
L'HARMATTAN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782296035379
Ce livre est né du besoin de disposer de façon accessible d'une histoire synthétique des différentes théories relatives aux représentations mentales, depuis les présocratiques jusqu'aux découvertes actuelles des neurosciences. En nous inscrivant dans le temps long de la pensée, nous verrons que les représentations mentales correspondent à la manifestation d une sorte d'invariant de la pensée occidentale. Cet ouvrage s'adresse d'abord aux étudiants de premier et de deuxième cycles de Sciences Humaines et Sociales. Il met à leur disposition une synthèse claire et documentée sur la question des représentations. Cet ouvrage s'adresse aussi à toute personne soucieuse de comprendre l'histoire des idées et les enjeux liés, aujourd'hui, à l'industrialisation de la connaissance. En marge de l'évolution des idées, ce livre s'intéresse aussi à la vie des hommes et des femmes qui ont fait cette histoire, ces hommes, ces femmes qui ont souffert, qui ont rêvé et qui ont aimé. Certaines questions dérangeantes sont abordées sans complaisance. La cité grecque était-elle une cité xénophobe et machiste ? Quel fut le châtiment que le chanoine Fulbert fit administrer à Pierre Abélard pour avoir séduit son étudiante, la jeune Héloïse? Que sait-on aujourd'hui de la fille cachée de Descartes ? Pourquoi Freud changea-t-il de prénom ?... Ainsi, à côté des idées, les acteurs prennent vie dans un équilibre subtil entre l'épure de l'explication et la singularité de la compréhension.
Avoir le blues, c'est entrer en résonance avec cette musique puissante et nostalgique jaillie des champs de coton du Tennessee. Elle exprime la tristesse, un état d'âme mélancolique et peut-être, tout au fond, la recherche de la note bleue, l'espoir d'un monde meilleur. Pour moi le blues, c'est de voir démanteler le service public d'enseignement supérieur, de le voir abandonner les valeurs qui étaient les siennes : égalité, laïcité, tolérance, progrès, amour du travail... J'ai le blues parce que je vois que l'on ment assez souvent aux étudiants en leur faisant miroiter des formations de " haut niveau " qui conduisent fréquemment à des emplois subalternes. Le blues du prof de fac, c'est aussi le refus d'admettre l'insupportable contradiction entre le discours des élites et la réalité de mon quotidien, un quotidien qui est loin de l'image du professeur d'université qui parcourt le monde de congrès en colloques. Ce sont des clichés d'une époque révolue. Comment des universitaires ont-ils pu se laisser imposer la logique des gestionnaires et des bureaucrates au point d'en devenir les thuriféraires serviles ? Quelques éléments de réponse figurent dans cet ouvrage qui pose aussi la dramatique question de l'étisie culturelle de l'université. L'université est-elle encore un lieu où l'on pense ou est-elle en train de devenir une entreprise de formation comme une autre ?
Les enseignants considèrent légitimement que l'essentiel de leur activité réside dans le face-à-face singulier qu'ils entretiennent avec leurs élèves. Néanmoins, ils disent également souffrir de la solitude et ont ainsi, à l'égard du travail en équipe, un sentiment particulièrement ambivalent. Pourtant, depuis plusieurs années, les recommandations officielles, mais aussi les travaux sur le fonctionnement des établissements, mettent en avant le caractère positif pour les élèves d'une collaboration entre les professeurs : facteur de cohérence éducative, cela contribuerait à l'émergence d'une nouvelle professionnalité, plus lucide et efficace, plus équilibrée aussi et soutenant l'engagement pédagogique tout au long de la carrière. Mais l'injonction, dans ce domaine, se heurte souvent à des difficultés concrètes : pourquoi et comment collaborer ? Comment faire de cette collaboration du temps gagné et non du temps perdu ? Quels domaines investir et quelles règles de travail se fixer ? Jean-Claude Meyer reprend ici toutes ces questions, avec de nombreux exemples très concrets. Il montre quelles sont les configurations efficaces du travail collaboratif et comment elles peuvent s'attacher à des enjeux stratégiques dans de véritables dynamiques de projet. Il insiste sur la possibilité de mettre en place de véritables "plans de formation" dans les collèges et les lycées. Bref, il montre que les enseignants peuvent et doivent faire le pari de l'intelligence collective.
Résumé : La Chine, pays officiellement athée, traverse aujourd'hui une crise morale qui se traduit par un renouveau spectaculaire du spirituel. L'auteur, éminent sinologue, en analyse les raisons, historiques, économiques, politiques et dresse à travers ce prisme un portrait nouveau de cette Chine en pleine évolution morale. Depuis les années 1980, le déclin de l'utopie marxiste minée par les inégalités croissantes et la corruption, la perte des valeurs traditionnelles, l'individualisme et le matérialisme, ont fait naître des aspirations spirituelles qui ont conduit à un renouveau religieux sans précédent touchant des centaines de millions de personnes. Une importante partie du livre est notamment consacrée au christianisme, qui connaît une expansion remarquable. Claude Meyer propose une analyse puissante, claire et percutante sur ce retour du religieux qui bouscule le pouvoir chinois, lequel répond par une tentative de mise au pas des religions, entre "sinisation" et répression.
Résumé : Ressources naturelles, entreprises industrielles, filières technologiques : rien ne semble échapper à la boulimie d'acquisitions qui projette le dragon chinois aux quatre coins de la planète. Premier créancier des Etats-Unis, la Chine finance les déficits occidentaux, mais s'impose aussi auprès des pays pauvres comme une Banque mondiale bis. Après le rouleau compresseur des exportations, se profile une déferlante chinoise sur la finance. A quelles sources s'alimente cette puissance financière ? Qui sont les acteurs de cette offensive et quels en sont les objectifs ? Le yuan pourra-t-il détrôner le dollar ? Domination commerciale, expansion financière : le géant chinois va-t-il céder à la tentation hégémonique ? Cet essai s'efforce d'apporter des réponses solidement argumentées, sans procès d'intention mais aussi sans complaisance. Dans cet ouvrage essentiel, Claude Meyer fait le bilan de la puissance financière chinoise et la confronte aux stratégies du Parti communiste. Alliant analyse économique et prospective, il nous décrit le monde qui vient avec, en arrière-plan, cette énigmatique "renaissance du peuple chinois", dont le président Xi Jinping a fait son leitmotiv.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.