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Initiation à la théologie byzantine. L'histoire et la doctrine
Meyendorff Jean ; Sanglade Anne ; Andronikof Const
CERF
28,01 €
Épuisé
EAN :9782204093996
Pendant plus d'un millénaire, le christianisme oriental a eu pour centre la seconde capitale de l'Empire romain : Constantinople ou Byzance, la nouvelle Rome ". La division géographique entre l'Eglise orientale et l'Eglise occidentale ne faisait que manifester un fossé bien plus profond, creusé par une longue succession de conflits, de suspicions et de malentendus. Il est vrai qu'aujourd'hui on reconnaît l'influence exercée par le monachisme, la spiritualité et l'art byzantins sur la civilisation de l'Europe de l'Est, aussi bien au Moyen Age que pendant la Renaissance ; cependant l'Occident, dans son ensemble, est resté tout à fait ignorant de l'évolution historique et de l'importance doctrinale de la théologie byzantine. Voici, pour la première fois, une synthèse de la pensée chrétienne orientale, celle que, depuis longtemps, souhaitait le père Congar. Dans cet ouvrage, Jean Meyendorff introduit le lecteur à une compréhension authentique et simple de la théologie byzantine et de ses traits majeurs : sa vision de l'homme et de sa destinée, la " déification " ; sa capacité de transcender la " captivité occidentale " et de surmonter les circonstances historiques contraires. Au moment où le christianisme aspire à une saisie nouvelle de son identité, le point de vue mystique de l'Orient chrétien sur le monde et sur l'homme se révèle ici d'une actualité surprenante.
Les " Histoires de l'Eglise " éditées jusqu'ici ont presque toujours été des histoires du christianisme occidental, avec quelques brèves et superficielles mentions de l'Orient. L'auteur de ce volume propose une approche plus équilibrée. Pour répondre aux besoins des étudiants et d'un large public, il décrit l'expansion du christianisme en Orient et en Occident aux Vème, VIème et VIIème siècles - de l'Irlande à l'océan Indien et de la Germanie à la Nubie. Il expose les tensions qui se sont produites entre l'inévitable pluralisme culturel et les besoins de l'unité de l'Eglise - un sujet qui est au centre des intérêts ecclésiologiques contemporains. Cet ouvrage reprend les débats sur l'identité du Christ, formellement résolus par les décrets des grands conciles oecuméniques, mais qui ont laissé la chrétienté divisée. Il circonscrit les problèmes soulevés par l'arbitraire des empereurs romains d'Orient et par le développement graduel de la primauté romaine. Comme l'a écrit J. Pélikan : " Il est très peu de savants capables de relever un tel défi. En fait, il faudrait un savant de l'Est qui réside à l'Ouest. Et c'est précisément le cas de Jean Meyendorff ".
Pendant longtemps, la théologie de l'Orient a eu pour principal objet de scruter la personne du Christ : le mystère du Verbe engendré avant les siècles, s'incarnant dans le temps et né de la Vierge. Une telle démarche ne semble guère avoir de points communs avec les soucis de notre époque, qui s'inquiète surtout des rapports entre le Jésus de l'histoire et le Christ de la foi. Pourtant, le travail de l'exégèse scientifique, si nécessaire soit-il, ne saurait répondre seul aux questions que se pose l'homme dans sa recherche de la plénitude de l'humanité. En étudiant le cheminement de la christologie orthodoxe depuis le concile d'Ephèse (431), de Chalcédoine (451) et les deux conciles de Constantinople (553 et 681) jusqu'à la chute de Byzance (1453), le père Meyendorff montre que l'anthropologie orientale, en restant fidèle à l'intuition des Pères " Dieu s'est fait homme pour que l'homme devienne Dieu ", rejoint les aspirations de notre époque et confirme la remarque de Kart Rahner : l'incarnation " se présente comme le cas unique et suprême de l'achèvement essentiel de l'humaine réalité "
La France est désormais multi-confessionnelle, multi-ethnique et pluri-culturelle. Dans les cinq volumes précédents de cette série, nous avons exploré les autres pratiques religieuses, les nouvelles modalités du croire et la religion à la carte; nous avons pu démontrer que les minorités protestantes, juives, musulmanes et bouddhistes étaient plus "pratiquantes" que les catholiques historiquement hégémoniques mais que le sens de la pratique était en pleine évolution. Il était logique d'aborder de la même façon les attitudes, les pratiques, les croyances d'une minorité discrète mais très présente en France: les orthodoxes, d'autant plus que, dans le cadre d'une Europe élargie à l'Est, l'orthodoxie, sous ses différentes formes, est la religion la pus importante numériquement. Le problème de fond aujourd'hui est donc de savoir comment la République, confrontée au pluralisme religieux et à une Europe qui ne gère pas le culturel comme la France, va articuler la laïcité, la sécularisation et la demande des minorités religieuses et culturelles.
Résumé : Je dois l'avouer, il y a des années que je n'avais lu un livre qui m'ait causé autant de joie. C'est un livre extraordinairement limpide dans sa profondeur même, et d'une extrême justesse spirituelle. En le lisant on ne peut que dire : c'est cela, c'est bien cela. On y entend la voix de la Tradition. Mais cette Tradition est vivante, créatrice, juvenescens, disait Irénée de Lyon, capable d'inventer " des mots nouveaux ", affirmaient les Pères Cappadociens. On trouvera dans ce livre les thèmes fondamentaux de la théologie dogmatique - le mystère, la Trinité, la création, le Dieu fait homme, l'Esprit Saint, la prière (y compris la " prière de Jésus "), l'eschatologie - mais toujours exposés pour changer notre vie maintenant, dans les conditions qui sont aujourd'hui les nôtres. Le Dieu dont nous parle Kallistos Ware n'est pas la clé de voûte de l'ordre social, mais le Dieu crucifié par folie d'amour. Il faut méditer ses pages sur le Dieu souffrant et sur l'agonie du Christ, agonie dont " théologie morale " russe du début de ce siècle a si prophétiquement parlé. Au moment où tant de chrétiens doutent de leur identité et de leur vocation, ce livre vient à son heure pour rappeler que le christianisme n'est pas une morale plus ou moins humanitaire, mais une ascèse, une mystique, une vie crucifiée et ressuscitée, un élan qui ne bute pas sur le néant mais se déploie en " voyage dans l'infini ".
La religion chrétienne orthodoxe est aujourd?hui probablement la plus méconnue et la plus sujette aux confusions. D?entrée, dans une ignorance largement partagée, on songe aux liens de soumission de l?Église de Moscou au pouvoir russe - mais on oublie que la deuxième Église orthodoxe orientale est celle d?Éthiopie ; à l?association historique de l?orthodoxie au panslavisme - mais c?est ne pas mesurer l?importance que prend désormais l?Église orthodoxe nord-américaine ; à une mystique impressionnante, telle celle du Mont Athos, mais c?est alors prêter à cette religion une unité liturgique plus qu?institutionnelle. Antoine Arjakovsky, dans cet ouvrage d?une singulière originalité, nous fait découvrir l?orthodoxie dans la dynamique de l?histoire, c?est-à-dire dans la crise profonde que traversent aujourd?hui une religion, des Églises et leur identité trop souvent figée. Car les orthodoxes ne s?entendent pas sur la définition de leur Église (est-elle celle des sept premiers conciles ?cuméniques ? ou, plutôt que la fidélité à la mémoire, est-ce la capacité à incarner, avec l?aide de l?État, le règne de Dieu sur la terre grâce à la «droite vérité» qui la définit ? ou bien encore se ramène-t-elle à la «juste glorification» - c?est-à-dire sa spiritualité, son culte, sa prière, qui remontent aux apôtres notamment ?) ; moins encore sur la place des femmes ni sur les rapports aux puissances politiques. Face à des tensions internes qui peuvent conduire à l?éclatement d?une identité commune devenue impossible, Antoine Arjakovsky montre l?émergence d?une conception nouvelle de l?orthodoxie comme «la connaissance juste», celle qui unifie ce qui est cru avec ce qui est vécu, en quelque lieu que ce soit. Il n?y va plus seulement de questions de doctrine mais, pour le monde contemporain, aussi de rééquilibrages géopolitiques.
Comment continuer à vivre après la mort d'un fils de dix-huit ans ? Les parents qui ont été frappés par ce drame savent bien que cette question est sans réponse. Voici pourtant qu'un père se risque à poser une main fraternelle sur des épaules encore secouées de sanglots étouffés. Un " deux-fois père ", car Michel Laroche _ père selon la chair de Germain dont nous allons partager la vie, la mort... et la naissance _ est aussi père selon l'Esprit puisqu'il est prêtre de l'Eglise orthodoxe. La tension entre l'insupportable douleur humaine et l'espérance spirituelle, vécues en un même coeur, donne à ce livre magnifique une étonnante densité. La compassion n'a rien à voir avec l'homélie. Pourtant, la Parole chrétienne prend tout son sens au creux même de la détresse d'un coeur broyé. Ce paradoxe, qui nous plonge au sein du mystère, court au long de ces pages pudiques et fortes qu'il fallait avoir le courage de livrer à un lecteur qui se sentira peu à peu rejoint là où il croyait être seul, lové sur une souffrance indicible. Alors, l'agonie et la " naissance au ciel " de Germain, tout juste âgé de dix-huit ans, prennent tout leur sens et s'ouvre un chemin étrangement joyeux. Michel Laroche est archiprêtre de l'Eglise orthodoxe. Marié et père de deux enfants, il est actuellement recteur d'une paroisse dans la région parisienne. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages de spiritualité, notamment Une seule chair, un livre sur la vie spirituelle du couple, et de Seconde naissance, ouvrage traitant de l'angoisse comme d'une voie spirituelle positive.