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L'anorexie créatrice
Meuret Isabelle
KLINCKSIECK
20,00 €
Épuisé
EAN :9782252035597
Pathologie fin de siècle, au même titre que l'hystérie avant elle, l'anorexie fascine et atteint des proportions épidémiques. Pourtant, le jeûne forcené a toujours existé, comme en attestent les récits bibliques et les témoignages d'époques anciennes. Affirmation d'une négation, quête d'absolu ou expérience intérieure du vide, l'anorexie est la proie de tant de discours qu'elle en devient mythologie. Le corps émacié en est la métaphore morte. Mais là où le discours médical s'épuise, la littérature offre de nouvelles interprétations au travers des figurations qu'elle propose. Moteur, remède ou conséquence de l'anorexie, l'écriture lui est intimement liée. Les deux pratiques, qui sont aussi deux expériences de la limite, se mêlent étrangement au point que l'anorexie apparaît comme une pathologie de l'écriture. Mais aussi, en conférant à l'anorexie le sens qui lui manquait, l'écriture lui donne son éthique. Ce périple à travers la littérature, des champions du jeûne aux artistes de la faim, de Kafka à Gide, en passant par Byron, Brontë, Woolf et bien d'autres, permet de définir une sémiotique de l'anorexie : ce que l'on appellera ici la taille zéro de l'écriture.
Feuilletage disponible en mars - Des ouvrages détachables. - Le choix de la simplicité. - Une maquette attractive et lisible. - 13 chapitres courts et visuels. - Une approche qui va à l'essentiel. - Des organisations fil rouge pour une bonne immersion. - De la méthodologie et des révisions pour faire progresser l'élève et le rassurer. - Fiches pas-à-pas, fiche méthode, livret de révisions : tout pour réussir ! - Des ressources numériques nombreuses et accessibles à tous - Un livre du professeur enrichi et imprimé en couleurs (offert sur prescription avec évaluations corrigées offertes, focus sur les organisations... Pour l'èlève : des outils innovants - Une question bilan et 1 ou 2 exercices interactifs autocorrigés. pour faire le point à la fin de chaque grande partie de cours - Un quiz à la fin de chaque chapitre. - Une double page de révision à la fin de chaque chapitre avec l'essentiel du cours, le rappel des notions, un élement de droit relatif à une célèbre affaire et une synthèse à compléter. - Des mini-cas d'entrainement à la fin de chaque thème pour s'entraîner sur les capacités du thème. - Un livret de révision détachable de 16 pages inclus dans chaque ouvrage : L'essentiel à connaître sur les thèmes du programme - Des fiches Objectif Bac appliquées dans chaque chapitre avec des sujets évolutifs qui suivent le sommaire et la progession de l'élève. - Des fiches méthodologiquesPour l'enseignant : des outils concrets - Un livre du professeur enrichi, imprimé et en couleur (offert en cas de prescription) avec focus sur les organisations, alternatives didactiques, évaluations corrigées par chapitre avec barèmes, conseils de mise en oeuvre pour une approche ludique. - Une banque de ressources Actubox actualisée 3 fois par an avec des portraits d'organisations, ressources ETLV, activités supplémentaires. - Des webinaires de partage d'expérience, 3 fois par an sur des thèmes variés avec problématisation réussie pour donner du sens au thème, mener à bien l'étude de gestion, accompagner les élèves dans leur choix d'orientation. Pour tous : des ressources numériques attractives à flasher sur le manuel papier. - Quiz interactifs Kuyshi : 13 quiz ludiques et chronométrés prêts à l'emploi. - Websérie Charlie & Gus : 3 épisodes en BD animée pour les lancements de séances. - 65 Exercices d'auto-évaluation pour faire le point et renforcer le travail en autonomie des élèves. - 13 Podcasts de cours pour s'adapter aux différents types de mémorisation des élèves. - Liens web et liens vidéos.
L'école du Québec aime le monde auquel elle prépare les élèves : une société moderne, démocratique, multiculturelle, solidaire. L'école française l'aime beaucoup moins, elle se raidit à beaucoup d'égards contre une modernité jugée menaçante pour ses valeurs. Pourquoi cette différence ? Au cours des années soixante, la commission Parent a proposé au Québec un récit global et positif sur l'école et son rôle dans la société moderne. A la même époque, en France, le colloque d'Amiens a proposé un récit moins ample et beaucoup plus ambivalent, même si, dans les deux cas, on réclamait une école moins rigide et plus ouverte. Le premier récit persuadait que les évolutions proposées étaient bonnes, tandis que le second les présentait avec autorité comme nécessaires. Depuis, le gouvernement de l'école en France ne cesse de rejouer l'affrontement de la Réforme et de la Tradition, reste englué dans le modèle que le colloque d'Amiens a échoué à remplacer. D'où des rapports enterrés, des semblants de réforme, des dispositifs implantés puis retirés ou affadis, bref, un mauvais gouvernement, tandis que l'on constate au Québec une action moins contradictoire, moins heurtée, des consultations nombreuses, des évolutions qui ressemblent à des progrès : un bon gouvernement. Cet ouvrage compare d'abord l'évolution de l'état de l'école en France et au Québec depuis 1960 (efficacité, équité, bien être des élèves), puis les deux récits proposés en France et au Québec dans les années soixante. Il compare ensuite le gouvernement de l'école en France et au Québec (l'élaboration des politiques, leur contenu, leur mise en oeuvre), reliant la qualité de l'école à la qualité de son gouvernement et celle-ci à la qualité du récit qui la fonde.
Dewey John ; Meuret Denis ; Zask Joëlle ; Deledall
Résumé : Ce volume propose les deux grands textes de John Dewey sur l'éducation : son traité de pédagogie, Démocratie et Education (1916) et Expérience et Education (1938) où l'auteur précise sa pensée et répond à ses détracteurs. Dewey place l'expérience au coeur de l'apprentissage et recentre la pédagogie sur l'individu plutôt que sur les savoirs : l'école doit répondre à la curiosité naturelle de l'enfant et lui apprendre à désirer et entreprendre ; les travaux manuels et la vie sociale prennent le pas sur les exercices imposés ; la motivation et l'effort individuel peuvent se substituer à la discipline et au régime de sanction. La finalité de l'école est d'accroître la capacité à agir et c'est en cela qu'elle participe de la démocratie. On se rendra compte de la modernité de la pédagogie de Dewey ou du moins de l'actualité des questions qu'il pose : comment centrer l'éducation sur "les propres activités sociales de l'enfant" plutôt que sur les savoirs ? Comment l'éducation peut-elle préparer l'enfant aux conditions sociales qu'il connaîtra hors de l'école ? Comment rétablir la continuité de l'école et de la société ?
Pourquoi s'intéresser aujourd'hui aux bergers et à leurs pratiques lorsqu'ils font pâturer un troupeau? Ne devrait-il pas être aussi efficace et moins coûteux de recourir à de solides clôtures? Comment les pratiques des bergers favorisent-elles le renouvellement de la diversité des ressources naturelles et cultivées? Comment les bergers encouragent-ils les facultés d'apprentissage des animaux et stimulent-ils leur appétit face à des mélanges de plantes variées? A l'heure où les politiques publiques cherchent à concilier agriculture et protection de la nature et réinterrogent les modes de production agricole. "Un savoir faire de bergers" a l'ambition de rappeler que les bergers ont dans les mains une culture technique toujours vivante, qui correspond bien aux attentes de la société en matière d'agriculture plus respectueuse du Vivant. "Faire manger les limites". "parer un secteur de net", "faire chômer le troupeau", toutes ces expressions, et bien d'autres encore, témoignent de la manière dont les bergers organisent le pâturage dans l'espace et le temps, et assurent l'alimentation d'un troupeau productif. "Quand le troupeau prend son biais, mille brebis à l'unisson, chaque brebis sait où va le troupeau." Cet ouvrage, richement illustré, associe différents points de vue: chercheurs, ingénieurs pastoralistes, gestionnaires d'espaces naturels, enseignants en écoles de bergers. Mais, avant tout, il donne la parole à des bergers et des bergères qui ont contribué aux travaux scientifiques ou exprimé les difficultés rencontrées suite à la méconnaissance de leur métier par d'autres usagers des montagnes et des collines. L'ouvrage s'adresse aux randonneurs, aux gestionnaires de sites naturels et forestiers, aux élus ruraux, aux éleveurs, aux chercheurs, aux enseignants agricoles, et enfin à celles et ceux qui, chaque année plus nombreux, souhaitent s'engager dans la voie d'un métier riche de sens: le métier de berger.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.