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Lutter "comme les mecs"
Meuret-Campfort Eve
CROQUANT
20,00 €
Épuisé
EAN :9782365121484
Longtemps invisible, même après leur entrée massive dans l'activité salariée à partir des années 1960, la participation des femmes aux conflits du travail n'a connu un véritable intérêt de la part du monde militant et du monde universitaire qu'à partir des années 1970 à la faveur d'un renouveau de la lutte au travail dans la suite de mai 1968 et de l'essor du mouvement féministe. Si, depuis, les phases de flux et de reflux de la contestation sociale ont alterné, des luttes récentes rappellent l'actualité et la vivacité des luttes des femmes au travail. De même, la question de l'intégration des femmes dans les organisations syndicales s'est posée de façon de plus en plus nécessaire. Traitée différemment selon les syndicats, avec des succès variés qui n'ont pas totalement brisé le "plafond de verre" auquel se heurtent les carrières syndicales des femmes salariées, la "question des femmes" n'en est pas moins devenue aujourd'hui une des priorités des actions syndicales que ce soit dans la lutte contre les discriminations sexuées au travail ou au sein même de l'organisation. L'auteur rappelle que cette question n'a pas toujours eu l'évidence d'aujourd'hui, que la conjoncture politique configurait autrement les relations sociales et syndicales et ne plaçait pas encore du mauvais côté des rapports de force les mobilisations populaires pour mieux éclairer les différents dilemmes pratiques qu'affrontent des ouvrières en lutte pour représenter leur "cause" et gagner une légitimité à la défendre. Comment se positionnent-elles face à leur "spécificité sexuée" dans cet espace de lutte ? Y a-t-il un "genre" des conflits du travail et du militantisme syndical et comment se construit-il ? Comment cela se passe-t-il dans des conflits "à hégémonie féminine" ?
Pourquoi s'intéresser aujourd'hui aux bergers et à leurs pratiques lorsqu'ils font pâturer un troupeau? Ne devrait-il pas être aussi efficace et moins coûteux de recourir à de solides clôtures? Comment les pratiques des bergers favorisent-elles le renouvellement de la diversité des ressources naturelles et cultivées? Comment les bergers encouragent-ils les facultés d'apprentissage des animaux et stimulent-ils leur appétit face à des mélanges de plantes variées? A l'heure où les politiques publiques cherchent à concilier agriculture et protection de la nature et réinterrogent les modes de production agricole. "Un savoir faire de bergers" a l'ambition de rappeler que les bergers ont dans les mains une culture technique toujours vivante, qui correspond bien aux attentes de la société en matière d'agriculture plus respectueuse du Vivant. "Faire manger les limites". "parer un secteur de net", "faire chômer le troupeau", toutes ces expressions, et bien d'autres encore, témoignent de la manière dont les bergers organisent le pâturage dans l'espace et le temps, et assurent l'alimentation d'un troupeau productif. "Quand le troupeau prend son biais, mille brebis à l'unisson, chaque brebis sait où va le troupeau." Cet ouvrage, richement illustré, associe différents points de vue: chercheurs, ingénieurs pastoralistes, gestionnaires d'espaces naturels, enseignants en écoles de bergers. Mais, avant tout, il donne la parole à des bergers et des bergères qui ont contribué aux travaux scientifiques ou exprimé les difficultés rencontrées suite à la méconnaissance de leur métier par d'autres usagers des montagnes et des collines. L'ouvrage s'adresse aux randonneurs, aux gestionnaires de sites naturels et forestiers, aux élus ruraux, aux éleveurs, aux chercheurs, aux enseignants agricoles, et enfin à celles et ceux qui, chaque année plus nombreux, souhaitent s'engager dans la voie d'un métier riche de sens: le métier de berger.
Feuilletage disponible en mars - Des ouvrages détachables. - Le choix de la simplicité. - Une maquette attractive et lisible. - 13 chapitres courts et visuels. - Une approche qui va à l'essentiel. - Des organisations fil rouge pour une bonne immersion. - De la méthodologie et des révisions pour faire progresser l'élève et le rassurer. - Fiches pas-à-pas, fiche méthode, livret de révisions : tout pour réussir ! - Des ressources numériques nombreuses et accessibles à tous - Un livre du professeur enrichi et imprimé en couleurs (offert sur prescription avec évaluations corrigées offertes, focus sur les organisations... Pour l'èlève : des outils innovants - Une question bilan et 1 ou 2 exercices interactifs autocorrigés. pour faire le point à la fin de chaque grande partie de cours - Un quiz à la fin de chaque chapitre. - Une double page de révision à la fin de chaque chapitre avec l'essentiel du cours, le rappel des notions, un élement de droit relatif à une célèbre affaire et une synthèse à compléter. - Des mini-cas d'entrainement à la fin de chaque thème pour s'entraîner sur les capacités du thème. - Un livret de révision détachable de 16 pages inclus dans chaque ouvrage : L'essentiel à connaître sur les thèmes du programme - Des fiches Objectif Bac appliquées dans chaque chapitre avec des sujets évolutifs qui suivent le sommaire et la progession de l'élève. - Des fiches méthodologiquesPour l'enseignant : des outils concrets - Un livre du professeur enrichi, imprimé et en couleur (offert en cas de prescription) avec focus sur les organisations, alternatives didactiques, évaluations corrigées par chapitre avec barèmes, conseils de mise en oeuvre pour une approche ludique. - Une banque de ressources Actubox actualisée 3 fois par an avec des portraits d'organisations, ressources ETLV, activités supplémentaires. - Des webinaires de partage d'expérience, 3 fois par an sur des thèmes variés avec problématisation réussie pour donner du sens au thème, mener à bien l'étude de gestion, accompagner les élèves dans leur choix d'orientation. Pour tous : des ressources numériques attractives à flasher sur le manuel papier. - Quiz interactifs Kuyshi : 13 quiz ludiques et chronométrés prêts à l'emploi. - Websérie Charlie & Gus : 3 épisodes en BD animée pour les lancements de séances. - 65 Exercices d'auto-évaluation pour faire le point et renforcer le travail en autonomie des élèves. - 13 Podcasts de cours pour s'adapter aux différents types de mémorisation des élèves. - Liens web et liens vidéos.
Dans la plupart des pays, ont lieu des réformes assez radicales du gouvernement de l'éducation. Ce qui caractérise la France n'est pas - loin de là - l'incapacité d'imaginer ou d'engager des réformes, mais le fait qu'elles sont justifiées par des valeurs secondaires (l'adaptation à la compétition économique, aux nouvelles populations...), et qu'elles prennent des formes technocratiques, facultatives ou incantatoires, parfois silencieuses (l'assouplissement de la carte scolaire depuis 1984), d'autres fois encore contradictoires. De ce fait, elles laissent aux traditionalistes le monopole des références à la citoyenneté et aux valeurs ultimes de l'éducation. L'éducation française est donc toujours administrée, mais elle n'est plus gouvernée: le lien n'est pas fait entre un état du monde, une conception de l'éducation et un mode de fonctionnement de l'institution. Cet ouvrage interprète cette situation à la lumière de la notion de modèle politique d'éducation et d'une comparaison France/États-Unis. Le modèle proposé par Émile Durkheim dans le cadre de la conception rousseauiste de la société politique, a permis l'éducation publique française et sa modernisation, mais devient un obstacle dès lors qu'il s'agit d'améliorer l'école plus que de la moderniser, tandis que le modèle américain, proposé à la même époque par John Dewey dans le cadre d'une société politique d'inspiration lockéenne, permet davantage à ce pays - quoiqu'en disent les détracteurs américains de ce modèle - de penser, d'expérimenter et de mettre en ?uvre une éducation permettant aux élèves de faire face au monde qui vient, et aux enseignants, de trouver leur place dans une société de responsabilité.
L'école du Québec aime le monde auquel elle prépare les élèves : une société moderne, démocratique, multiculturelle, solidaire. L'école française l'aime beaucoup moins, elle se raidit à beaucoup d'égards contre une modernité jugée menaçante pour ses valeurs. Pourquoi cette différence ? Au cours des années soixante, la commission Parent a proposé au Québec un récit global et positif sur l'école et son rôle dans la société moderne. A la même époque, en France, le colloque d'Amiens a proposé un récit moins ample et beaucoup plus ambivalent, même si, dans les deux cas, on réclamait une école moins rigide et plus ouverte. Le premier récit persuadait que les évolutions proposées étaient bonnes, tandis que le second les présentait avec autorité comme nécessaires. Depuis, le gouvernement de l'école en France ne cesse de rejouer l'affrontement de la Réforme et de la Tradition, reste englué dans le modèle que le colloque d'Amiens a échoué à remplacer. D'où des rapports enterrés, des semblants de réforme, des dispositifs implantés puis retirés ou affadis, bref, un mauvais gouvernement, tandis que l'on constate au Québec une action moins contradictoire, moins heurtée, des consultations nombreuses, des évolutions qui ressemblent à des progrès : un bon gouvernement. Cet ouvrage compare d'abord l'évolution de l'état de l'école en France et au Québec depuis 1960 (efficacité, équité, bien être des élèves), puis les deux récits proposés en France et au Québec dans les années soixante. Il compare ensuite le gouvernement de l'école en France et au Québec (l'élaboration des politiques, leur contenu, leur mise en oeuvre), reliant la qualité de l'école à la qualité de son gouvernement et celle-ci à la qualité du récit qui la fonde.
La catastrophe climatique a commencé. Ce désastre annoncé s'accompagne aujourd'hui d'un véritable effondrement politique de notre monde. Tout concourt à la course à l'abîme de l'Humanité : la folie aveugle des pouvoirs et de la finance, l'institutionnalisation de la corruption, l'explosion des inégalités et l'extrême brutalité des relations sociales, la désagrégation des Etats dans l'extension de la guerre et la destruction de la planète. La logique prédatrice d'un capitalisme financier et numérisé emporte les Etats eux-mêmes. Les espoirs révolutionnaires du siècle dernier ont fait naufrage. La démocratie représentative est à la dérive. Grande est alors la tentation du sauve-qui-peut généralisé, qu'il soit individuel ou collectif, du populisme et de l'apartheid climatique. Chacun sait qu'il y a urgence. Nous n'avons plus le temps. d'attendre des décisions qu'aucun gouvernement ne prendra, plus le temps de construire patiemment des stratégies électorales sur des échéances pluriannuelles. L'enjeu d'aujourd'hui n'est pas de sauver coûte que coûte la démocratie représentative mais de faire face ensemble, en commun, à l'apocalypse qui vient. Cette urgence vitale est le moteur des soulèvements contemporains : en 2019 en France avec les Gilets Jaunes, au Chili, en Irak, au Liban, à Hong Kong, en Algérie, en Iran, en Equateur, au Pérou.... Une autre fin du Monde est peut-être possible, celle d'une intervention directe des peuples dans les affaires du Monde et d'une démocratie radicale à la hauteur des défis de l'époque que nous vivons.
Lorsqu'en septembre 2015, Donald Trump, promoteur immobilier américain haut en couleur, présenta sa candidature à la primaire de l'élection présidentielle de novembre 2016 du côté républicain, très peu furent ceux qui prirent la chose au sérieux. Oui sans doute, Trump était une vedette de la télé-réalité, où ses interventions tonitruantes faisaient pouffer, mais président des Etats-Unis ? Allons donc ! Le Parti républicain se gaussait. Mais il dut très vite déchanter : le bouffon caracolait en tête. Pour Trump, tous les coups étaient permis. Suggérer que le père d'un rival avait trempé dans l'assassinat de Kennedy ? Pourquoi pas ? Il s'agissait de l'emporter et le reste comptait pour peu : les pires habitudes des milieux d'affaires furent ainsi importées dans la sphère du politique. Trump ne l'emporta pas au suffrage universel, mais bien dans le système à deux niveaux d'une élection présidentielle américaine, avec le bénéfice certainement du petit coup de pouce que lui apportèrent diverses officines liées à l'extrême-droite américaine ou dont le siège se trouvait à Saint-Pétersbourg. La victoire de Trump plongea le monde dans la stupeur. La période couverte dans ce premier tome, qui va de la candidature de Trump à la veille de l'inculpation de Michael Cohen, son avocat personnel, est celle de cette stupeur initiale. Les tomes 2 et 3 couvriront la suite : les épisodes d'une chute devenant de jour en jour plus prévisible.
Les mouvements sociaux portés par la jeunesse qui ont émergé ces dix dernières années ont remis au goût du Jour une notion considérée comme dépassée : l'honneur. L'honneur évoque, selon les époques, un principe chevaleresque, une passion patriotique ou un terme propre aux populations du bassin méditerranéen. Il tend à s'imposer aujourd'hui comme un concept "brandi" par les individus pour dénoncer les conditions sociales qui les asservissent. Le sentiment d'indignation est d'autant plus fort qu'il répond au désenchantement des individus face au monde qui les entoure : marasme politique, mondialisation, monde de plus en plus rationalisé et tourné vers le profit, absence de perspectives d'avenir... Pour résister à la déchéance sociale et morale qui les guette, les individus vont alors mobiliser "la seule chose qui leur reste", à savoir leur honneur, pour dire "non" aux injonctions de la société marchande et mu corruptions afin de reprendre le contrôle de leur existence. L'honneur semble ainsi acquérir une nouvelle dimension : il cristallise les indignations et insuffle un élan libérateur. Ce sentiment de révolte face à un monde d'injustices gagne de nombreux pays. Dans cet ouvrage issu de sa thèse de sociologie, c'est à la lumière d'interviews avec des jeunes français et turcs que l'auteure s'efforce de cerner l'évolution sociale de la référence à l'honneur, face à des situations qui portent atteinte à la dignité humaine et dont ils souhaitent s'émanciper. Si l'honneur était jusqu'ici empreint de la culture dans laquelle il était invoqué, il semble s'universaliser pour devenir une notion qui fait écho aux souffrances des populations du monde entier.
La question de l'identité est omniprésente dans notre pays et un peu partout en Europe, que ce soit dans le champ social, économique ou politique. Elle est parfois l'expression de replis d'ordre communautariste. Pourtant il y a des communautés qui échappent à cette déviance. C'est le cas des professionnels de la santé en général, car ils ne sont pas centrés sur eux-mêmes, mais davantage concernés par les autres, l'ensemble de la population, sans distinction de classe, de race ou de culture. Les infirmières prennent leur part dans cette mission citoyenne au service des personnes qu'elles soignent. Et la population a une façon de les voir, tantôt appréciées ou critiquées, ce qui rend compte de leur identité perçue. Mais que sont réellement ces infirmières (et infirmiers) aujourd'hui, alors qu'elles viennent d'être secouées parla réforme 2009 dite des études universitaires, leur accordant le grade de licence professionnelle ? Sont-elles à l'aise dans cette nouvelle posture ou sont-elles encore nostalgiques d'un passé récent ? Des infirmières regroupées au sein du Collectif de Recherche infirmière Qualitative en Santé (CRIQS), formées avant et après cette réforme, ont réalisé une démarche introspective à l'intérieur de leur corps professionnel, pour dire qui elles sont, examiner les convergences, le cas échéant certaines divergences difficilement avouables et définir leur identité professionnelle, telle qu'elles peuvent la revendiquer dans la modernité sociale ambiante. Chacun pourra apprécier, s'il ya lieu, l'écart entre l'identité attribuée parles personnes que nous soignons et celle que nous revendiquons pour nous-mêmes. Cette clarification de l'identité infirmière en phase avec une reconnaissance réclamée doit servir à l'évolution des pratiques professionnelle pour mieux soigner. Ce livre s'adresse par conséquent à celles et ceux qui s'intéressent à la profession infirmière pour ses enjeux sociétaux et pédagogiques : les étudiants infirmiers, les nouveaux diplômés, les formateurs, mais aussi les décideurs qui pourront se rendre compte du niveau de responsabilisation du corps infirmier, ainsi que de l'évolution de leurs modes d'investissement. Et surtout les patients, curieux de découvrir ce que leurs infirmières disent d'elles-mêmes.