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Caroline. Héroïne des Trente Glorieuses
Meunier Christophe
RABELAIS
45,00 €
Épuisé
EAN :9782869069350
A l'instar de Martine, le personnage de Caroline est une figure emblématique de la littérature jeunesse. Créée par Pierre Probst en 1953 chez Hachette, elle incarne l'après-guerre et les Trente Glorieuses où l'abondance, les loisirs et la consommation contrastent avec les années de restriction matérielle qui ont précédé. Observateur du monde, des transformations de la France de l'après-guerre, du baby-boom et de la société de consommation naissante, Pierre Probst est un "faiseur d'espaces" . Il donne à Caroline une extrême mobilité qui la pousse à être sans cesse sur les routes. Au fil des 44 albums qui constituent la série, Caroline construit son identité sur les moments agréables de l'existence, en particulier les loisirs et les voyages. Elle découvre la ville, la campagne, l'Europe et le monde et initie ses jeunes lecteurs aux pratiques récentes et populaires du tourisme. Comme Martine, à laquelle elle est souvent comparée, Caroline est une héroïne de la Nouvelle Vague. Elle s'adresse cependant à un lectorat de "Français moyens" qui commencent à accéder aux loisirs des classes aisées. Ainsi, sa grande spécificité est sa capacité à "gérer les distances" . Une idéologie du mouvement très forte se dégage de la série, faisant de Caroline un produit culturel social, historique et spatial. Montrant comment le personnage de Caroline est fondamentalement marqué par les années de pleine croissance, ce livre explore un phénomène littéraire et culturel marquant pour plusieurs générations qui ont trouvé dans le personnage l'intrépidité et la curiosité qui animaient leur époque.
La Chartreuse du Liget: 600 ans de prospérité au-delà de la Touraine. Au XIIe siècle, les moines Chartreux s établissent en Touraine, une terre où les Bénédictins sont déjà solidement implantés. Henri II Plantagenêt fait construire la Chartreuse du Liget, un ensemble architectural important au centre d'un vaste domaine de terres, d'étangs et de forêts. Cette nouvelle puissance religieuse va l'aider à freiner le pouvoir des abbayes bénédictines. En plein coeur de la forêt de Loches, le cloître, la chapelle, l'église de la Chartreuse du Liget racontent aujourd hui le rayonnement extraordinaire qu'eût cette abbaye durant six cents ans. A ses murs d'enceinte, on voit à quel point ses richesses furent convoitées et aussi, défendues. Venus de toute la France, les moines chartreux se recrutaient dans la bourgeoisie. Leur mode de vie, à mi-chemin entre la vie d ermite et la vie en communauté, était tout à fait original. Il fascina les seigneurs qui leur accordèrent protection et dons. La Révolution passe. Dans son sillage, les responsables du district mettent en vente les biens de la Chartreuse du Liget. Livres rares et tableaux partent pour Loches, Tours... De ces trésors, il reste notamment une Assomption de David Thenius, un triptyque de la Crucifixion de Jean Poyer, deux tableaux peut être peints par Le Caravage. En partie détruite puis restaurée au XIXe siècle, la Chartreuse du Liget dévoile son histoire chaotique dans ce livre richement illustré: plans, dessins de reconstitutions et photos aériennes à basse altitude permettent de se figurer la grandeur passée du Liget et le charme intemporel qui se dégage du site actuel. L'auteur de «La Chartreuse du Liget» Christophe Meunier, est professeur d'histoire et spécialisé en histoire médiévale. Il a passé son enfance à quelques kilomètres de la «Chartreuse du Liget». Michel Bureau, photographe, est un habitué des grands espaces africains et de la faune sauvage. Pour illustrer «La Chartreuse du Liget», il a endossé son paramoteur, de façon à faire ses photos à très basse altitude. Jean-Paul Michel, architecte de formation, a réalisé les dessins de reconstitution à partir des plans anciens de la Chartreuse du Liget et de l'étude des bâtiments et de la topographie actuelle des lieux.
Sa forme parfaite, ses fresques et sa situation au coeur de la forêt de Loches charment le visiteur. La chapelle Saint-Jean du Liget illustre le style roman Plantagenêt, comme l'église de la Chartreuse toute proche. Son mur circulaire de tuffeau percé de sept baies étroites et sa coupole hémisphérique en font un monument architectural original. Mais les fresques intérieures sont la curiosité majeure du site. Elles devaient jadis recouvrir l'ensemble de la chapelle, la coupole ainsi que la nef : en témoignent les restes que l'on peut encore apercevoir sur une arcade. Qui a bâti cette chapelle ? Les moines Chartreux, installés depuis le XIIe siècle dans le vallon tout proche, l'ont-ils construite pour commémorer le premier lieu d'installation de leur communauté ? Ou bien sont-ce les Bénédictins avant même l'arrivée des Chartreux ? La rotondité et la riche décoration de la chapelle interpellent les historiens de l'art et remettent en question la thèse de la construction cartusienne. Pourtant, Dom Housseau, un bénédictin du XVIIIe siècle, affirme que les Chartreux seraient les bâtisseurs. Il évoque aussi le lien étroit qui existait entre les Chartreux et l'abbaye bénédictine Saint-Sauveur de Villeloin. Après La Chartreuse du Liget, l'historien tourangeau Christophe Meunier signe cet ouvrage, guide de visite détaillé de la chapelle Saint-Jean du Liget. Il apporte également son point de vue sur les origines de l'édifice dont l'harmonie et la simplicité s'imposent.
Erigé en 1862 à Paris, au coeur du nouveau quartier de l'Opéra, fondateur avec le Grand Hôtel du Louvre de la grande hôtellerie contemporaine en France, le Grand Hôtel instaure à Paris une nouveauté qui n'eut de cesse de se développer. A l'heure de son inauguration, le Grand Hôtel émerveille et devient l'un des théâtres privilégiés de la "Fête impériale". La table est un atout fondamental sur lequel repose le succès primitif de l'entreprise créée par les frères Pereire. Toutefois, l'émergence de nombreux concurrents fait que le Grand Hôtel perd progressivement son rang. Aussi, à l'orée du XXe siècle, l'arrivée aux commandes d'Arthur Millon, restaurateur d'origine modeste, insuffle au Grand Hôtel une nouvelle ligne entrepreneuriale et pose les bases d'une nouvelle réussite. Du .fait d'une activité incessante, il édifie un véritable empire dans le monde de la grande hôtellerie et de la restauration parisiennes que son fils André se fait fort d'étendre. Au total, Arthur et André Millon incarnent deux personnages centraux de l'histoire de cette industrie majeure du développement du tourisme parisien et national. Cependant, les mésententes familiales font que le Grand Hôtel, tout comme le reste de l'empire, passe sous bannière italienne en 1972. C'est à la découverte de la riche histoire du doyen des palaces parisiens que ce livre convie.
Lacroix Thomas ; Daghmi Fathallah ; Dureau Françoi
Les migrations internationales contribuent à définir l'Etat et ses formes de citoyenneté. Elles modifient les relations professionnelles, transforment les espaces géographiques et jouent un rôle fondamental dans les expressions artistiques. Par effet miroir, les pratiques des migrants sont, elles aussi, tributaires des contraintes et opportunités qu'ils rencontrent dans les espaces qu'ils traversent, sinon investissent. De l'Europe au continent américain en passant par l'Afrique, ce livre illustre la façon dont les études migratoires permettent d'éclairer les sociétés contemporaines, depuis leur construction politique jusqu'aux multiples échelles servant à l'analyse des pratiques sociales quotidiennes. Prises ensemble, elles initient un dialogue nécessaire entre spécialistes des migrations et des sciences sociales. En d'autres termes, penser les migrations est "un moyen de penser la société", au-delà de la question du contrôle des frontières par les Etats, à laquelle elles sont trop souvent réduites.
Résumé : Le banquet est une activité représentative des valeurs de l'élite gréco-romaine du IIe siècle apr. J.-C. Il symbolise l'otium (loisir) et la paideia (culture). Le banquet était déjà le cadre de la transmission des normes comportementales et des valeurs de l'élite à l'époque archaïque, en Grèce, par l'entremise des poèmes épiques et lyriques et par l'observation des pratiques des Anciens. A partir du IVe siècle av. J.-C., dans les écoles de philosophie, les manuels de bienséance concourent également à la formation des futures élites politiques et intellectuelles de la Grèce ancienne. A leur époque, Plutarque de Chéronée, Lucien de Samosate et Athénée de Naucratis, par [entremise du banquet littéraire, participent, à leur manière, à la diffusion des connaissances et des bonnes manières. Ils réfléchissent aux manières de table contemporaines en convoquant les autorités littéraires appartenant au passé. Souvent, ils mettent en avant une dégradation des moeurs, faisant preuve d'un préjugé, d'une observation inverse à celle de Norbert Elias pour l'Europe moderne. La thèse du sociologue Elias sur le processus évolutif des bonnes moeurs n'est pas opérante pour [étude des mondes anciens. Au IIe siècle apr. J.-C., à l'époque de l'Empire, les élites grecques et romaines partagent les mêmes loisirs et les mêmes référents culturels. Les banquets grec et romain s'unissent pour former une seule et même institution, un banquet gréco-romain participant à la définition identitaire des élites de l'Empire, comme peuvent l'attester l'apparition de triclinia dans le monde grec et l'introduction de l'épouse grecque au banquet.
Cet ouvrage porte sur la peinture sur pierre, technique qui apparaît en Italie autour de 1530. Dans un premier temps, cette technique, mise au point par le peintre vénitien Sebastiano del Piombo, vers 1530, s'inscrit dans les débats relatifs au Parallèle des Arts, à la suprématie de la sculpture ou de la peinture. La durée apparaît comme un problème fondamental ; la peinture sur pierre constituerait une réponse puisqu'elle offrirait l'avantage de se conserver plus longtemps que les tableaux peints sur des supports traditionnels comme le bois ou la toile. Dans un deuxième temps, à partir des années 1580-1590, les artistes varient leurs productions en employant des supports comme le jaspe, l'améthyste, l'agate, ou l'albâtre. La diversité et la richesse des matériaux répondent alors à deux attentes : elle correspond au goût pour la préciosité et s'inscrit dans une connivence entre art et nature. Florence et Rome deviennent des centres de production importants et de nombreuses familles dont les Médicis et les Barberini jouent un rôle primordial dans cet essor. Parallèlement, les artistes, poussés par le désir de transposer sur de grandes surfaces les effets picturaux obtenus avec la peinture à l'huile, se lancent dans diverses expérimentations. C'est vraisemblablement dans un tel contexte qu'il faut inscrire l'élaboration de peintures d'autel sur pierre entre 1530 et 1620. Sebastiano del Piombo en serait également l'initiateur mais d'autres personnalités artistiques dont Pierre Paul Rubens seront amenés à élaborer des peintures de grand format sur pierre.