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POURQUOI LA SCIENCE?
MEULDERS MICHEL
CHAMP VALLON
24,99 €
Épuisé
EAN :9782876732445
L'impact des développements scientifiques et technologiques sur l'évolution de la société et sur les modes de vie n'est plus à démontrer. Cette dernière moitié du vingtième siècle, en particulier, a connu l'accélération considérable d'un processus d'intégration d'éléments technologiques aux modes de production économique et à la vie sociale. Plus largement, depuis trois siècles, les développements scientifiques marquent profondément nos représentations culturelles. Les méthodes de production des savoirs scientifiques conduisent à une parcellisation de la connaissance et à un oubli du point de vue de la globalité. Par ailleurs, les producteurs du savoir pratique tendent à répondre aux attentes des commanditaires, essentiellement guidés par la rentabilité économique de leurs entreprises. Paradoxalement, nos sociétés profondément modelées par le processus constant de développement des connaissances et d'innovation technologique manquent d'instances d'analyse et d'évaluation de ces processus. Doit-on se résigner à une science proposant des savoirs parcellaires au service d'un développement économique aveugle ? Quelles seraient les conditions pour susciter un processus d'innovation technologique attentif aux implications sociales de toute nouveauté ? Pourquoi la science ? aborde ces questions selon quatre orientations : les relations entre sciences et techniques, l'impact de la science et des techniques sur la culture, le rapport à l'économie, les régulations du développement scientifique. Dialogue contrasté entre disciplines et orientations philosophiques variées, l'ouvrage interroge les enjeux du développement scientifique et technologique dans une société démocratique.
L'oeuvre scientifique et philosophique de William James, grand intellectuel bostonien, frère aîné du célèbre écrivain Henry James, reste d'une brûlante actualité. Créateur à Harvard du premier laboratoire de Psychologie expérimental des Etats-Unis, il fut l'un des premiers adeptes des théories de Darwin. Il écrivit dans une langue admirable un monumental traité de psychologie qui eut un grand retentissement. Aujourd'hui encore, les idées scientifiques qu'il expose dans les Principles of Psychology apparaissent pertinentes et novatrices. Considéré comme l'un des plus grands philosophes américains, William James propose dans son essai Pragmatisme une méthode permettant non seulement de résoudre les controverses métaphysiques, mais aussi de faire un choix entre plusieurs alternatives. Il convient, dit-il, de chercher quelles sont les conséquences pratiques de chacune d'entre elles et d'opter pour la meilleure. Ennemi de toute pensée dogmatique, William James est un pluraliste optimiste et volontariste. Pour lui, le " bien est possible " car nous sommes libres. Michel Meulders ne s'est cependant pas contenté de présenter la pensée de William James ; il a voulu peindre le caractère inquiet, ardent, du philosophe partagé entre une quête d'absolu et les souvenirs de la Guerre de Sécession.
Résumé : Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ?
Comment conquérir puis gouverner une dizaine de cités, des nobles par milliers et près d'un million de sujets ? En Lombardie, entre 1515 et 1530, François Ier, Francesco II Sforza et Charles Quint ont buté sur la même question. La réponse offrait un prix de taille : une terre riche et peuplée, à la croisée des chemins de la Méditerranée, des Alpes et des plaines du Nord. Si la guerre fut destructrice et indécise, c'est que les autochtones opposèrent aux conquérants des défis à la hauteur d'une culture politique millénaire. Plus le temps passe, plus la Lombardie apparaît comme une des pièces incontournables de la formation de l'Europe moderne, entre exercice de la souveraineté, de la fidélité et de la médiation mais aussi expérience de la violence, de la servitude et de la résistance.
Résumé : Dans le monde entier, citoyens, militants et experts cherchent aujourd'hui à repenser nos sociétés et leur rapport à la nature à l'aune d'un usage et d'un gouvernement en commun des environnements et des ressources. Forêts et pâturages, terres et marais, lacs et rivières, pêcheries, systèmes d'irrigation : partout on redécouvre, expérimente, promeut leur gestion collective, avec l'espoir d'un avenir plus soutenable et plus démocratique. Ce monde des communs est à inventer, mais il hérite aussi d'une longue histoire que ce volume voudrait éclairer. Quelle place ceux-ci ont-ils occupée, en France et dans son Empire, sur la longue durée depuis le XVIIe siècle ? Comment les communs ont-ils évolué en lien avec les mutations de l'Etat et des marchés ? Quelles ont été leurs trajectoires dans le contexte des territoires colonisés par la France ? Et comment restituer toute la complexité des formes de gouvernement collectif des environnements, au-delà d'une conception parfois trop idéalisée des communs ? Une équipe d'historiens présente ici leurs résultats d'enquête sur tout ce pan encore trop méconnu de l'histoire sociale, écologique et politique de nos sociétés.
Résumé : L'histoire de la clandestinité intrigue, tant sont nombreuses les zones d'ombre, parfois artificiellement entretenues, et les pages méconnues, tandis qu'une poignée de clandestins a su polariser la curiosité du public et des historiens. Mais cette histoire est-elle seulement possible ? Chaque chapitre de ce livre, à sa manière, répond par l'affirmative, en retraçant la trajectoire d'un groupe politique, d'un mouvement structuré, avec une fortune variable, dans la dissimulation et par la pratique de l'illégalité. Contrairement à une impression première, les sources les plus diverses permettent d'en brosser une histoire incarnée, une histoire de l'intérieur, sans négliger pour autant le domaine des fantasmes que la lutte clandestine suscite immanquablement. Il s'agit là d'une conviction partagée par les auteurs, la compréhension de la clandestinité en politique se doit d'articuler, d'une part, les représentations propres aux mondes clandestins, qui, malgré leur diversité, peuvent être rassemblées dans l'expérience de cette lutte radicale et secrète, avec, d'autre part, les images de la lutte clandestine qui circulent à l'extérieur des groupes, que ce soit celles diffusées par le pouvoir ou les médias ou bien celles qui se développent au sein de la société et des différents mouvements sociaux. A travers l'exploration de la clandestinité comme modalité d'action politique, cet ouvrage expérimente une comparaison entre différents mouvements politiques dont les spécialistes dialoguent d'ordinaire trop peu ? anarchismes, résistances, mouvements révolutionnaires ou anticoloniaux ? en montrant l'existence de problématiques communes malgré les différents contextes. Il ambitionne également de fournir des clés pour comprendre la persistance de la menace clandestine, toujours actuelle, mais qui plonge ses racines dans une histoire longue et multiforme.