Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'emprise de la gestion. La société au risque des violences gestionnaires
Meyer Marie Benedetto- ; Maugeri Salvatore ; Metzg
L'HARMATTAN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782296550681
Cet ouvrage s'inscrit dans le prolongement des travaux étudiant l'emprise du phénomène gestionnaire sur les organisations et, plus généralement, sur les sociétés. Il fournit un ensemble de regards sociologiques sur les articulations complexes entre "violences" et "acteurs, pratiques et dispositifs de gestion". Un large spectre de situations empiriques est examiné, tant en France qu'en Egypte et au Brésil, aussi bien dans les sphères marchandes que non marchandes (groupes industriels, secteur associatif, santé). Au-delà de la variété des configurations et des dispositifs de gestion étudiés, ces huit chapitres montrent que les violences liées au fait gestionnaire se manifestent sur trois niveaux articulés. A un premier niveau, la violence résulte des transformations macro-politiques qui, cumulées sur une longue période, modifient les cadres d'action et rendent incontournables l'introduction et le renouvellement des dispositifs de gestion. A un deuxième niveau, l'on trouve des acteurs intermédiaires qui jouent un rôle important pour rendre opérationnelles ces décisions et, plus ou moins directement, sont à l'origine de l'exercice de la violence managériale. Enfin, à un troisième niveau, les analyses de cet ouvrage montrent l'existence d'une violence symbolique qui s'ajoute ou plus exactement sous-tend les pratiques des différentes catégories d'acteur. L'ouvrage se conclut par un ensemble de propositions pour poursuivre l'analyse sociologique du phénomène gestionnaire, notamment en termes de rapport à l'éthique.
Benedetto-Meyer Marie ; Cihuelo Jérôme ; Largier A
Traitant de la relation de service, cet ouvrage croise le marché de la recherche en sciences sociales et celui des entreprises. Dans un contexte de dégradation de l'environnement socio-économique, l'ouvrage s'attache également à questionner la relation de service à travers l'analyse de formes de vulnérabilité qu'elle produit. Les différentes réponses organisationnelles pointent le déplacement des rôles entre les protagonistes de la relation service et les effets de frottement autour des compétences attendues ou attribuées.
La gestion fait tellement partie de nos environnements professionnels qu'il semble impossible d'imaginer une réalité dont elle serait absente. Gestion de portefeuilles d'actions et des ressources humaines, des investissements et des emplois, démarches qualité et utilisation de progiciels intégrés : qu'elles soient marchandes, publiques ou associatives, les organisations sont le lieu par excellence d'application de la logique gestionnaire. Mais ne gère-t-on pas également notre temps et nos loisirs, notre santé et l'éducation de nos enfants, le stress et les affects ? Toutes les sphères de l'existence semblent ainsi obéir à un mode de raisonnement où le souci de la performance et de l'efficacité paraissent l'emporter sur toute autre préoccupation. C'est dire que la gestion est devenue une affaire de société, ce qui fait d'elle un objet sociologique à part entière. Reste alors, pour donner corps à cette " sociologie de la gestion ", à en préciser le cadre théorique. C'est ce à quoi s'emploie le présent ouvrage qui, dans le prolongement des travaux du Réseau Thématique 30 de l'Association française de sociologie, propose un ensemble de regards permettant de dresser un premier panorama de la sociologie de la gestion. Dans ce sens, Eve Chiapello, Sylvie Craipeau, Nicolas Flamant, Salvatore Maugeri, Frederick Mispelblom Beyer et Pierre Tripier précisent, chacun à leur manière, les catégories d'analyse à privilégier, la définition de l'objet gestion à retenir, les caractéristiques des acteurs à identifier, les spécificités des postures méthodologiques à adopter. L'ouvrage examine également le positionnement de cette sociologie naissante vis-à-vis des disciplines connexes et esquisse de nouvelles pistes de recherche innovantes, portant sur les mondes en développement et le rôle des actionnaires.
Un monde perdu ? explore la transformation de la société contemporaine sous l'influence des nouvelles technologies et des changements sociaux qui entraîne la perte de valeurs fondamentales comme le courage, la loyauté et le respect, autrefois essentiels dans des systèmes comme la chevalerie ou les samouraïs. L'auteur évoque également l'impact de la mondialisation et des avancées technologiques sur les relations humaines et la société. En s'appuyant sur des exemples personnels et des observations sur le textile et l'art, il dresse un portrait d'un monde où la qualité des relations et de la création artistique se dégrade au profit de l'efficacité et de l'uniformité.
De cette époque jusqu'à nos jours développe des thèmes qui concernent tous les territoires de la civilisation occidentale et ses satellites. Les facteurs déterminants issus du milieu humain donneront au lecteur une image de la réalité actuelle, à travers l'observation de l'homme qui est à la fois témoin, spectateur et acteur de toutes ces métamorphoses.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.