Cet ouvrage met en lumière des aspects inédits de la carrière et des pratiques de François-Georges Pariset (1904-1980). On découvre sa production graphique et sa conception de l'enseignement au prisme des fonds d'archives de l'INHA et de la bibliothèque municipale de Bordeaux. Ce volume met en lumière des aspects inédits liés à la carrière et aux pratiques de François-Georges Pariset (1904-1980). Premier professeur d'histoire de l'art moderne et contemporain de la faculté des lettres de Bordeaux, Pariset est principalement connu comme l'un des spécialistes de Georges de La Tour (1593-1652) et des artistes lorrains de la Renaissance. Le traitement récent de ses archives personnelles et professionnelles, aujourd'hui conservées à la bibliothèque de l'INHA, à la bibliothèque municipale de Bordeaux ou encore à l'université Bordeaux Montaigne, permet notamment d'étudier ses enseignements et de découvrir sa production graphique. Myriam Metayer et Adriana Sotropa explorent ces deux composantes significatives des fonds d'archives, contribuant à mieux analyser les racines intellectuelles de François-Georges Pariset. Les autrices reviennent ainsi sur les traces d'une histoire de l'art inscrite aux croisements de l'érudition, de la connaissance empirique des oeuvres et de la compréhension des formes saisies dans leur contexte. Le cas de François-Georges Pariset soulève par ailleurs des questions relatives à la fabrique institutionnelle de la discipline, dans le cadre universitaire de l'immédiat après-guerre jusqu'aux années 1970. L'ouvrage est enrichi par les contributions de Sophie Derrot (directrice adjointe de la bibliothèque de l'INHA), Clotilde Angleys et Hélène Fleury Ameztoy (respectivement cheffe de service et responsable des collections et médiations régionales et patrimoniales de la bibliothèque municipale de Bordeaux), qui présentent les deux fonds Pariset conservés dans ces institutions.
Catherine a brillamment réussi ses études et veut mener de front vie professionnelle et vie familiale. Elle raconte ses déboires pour arriver au sommet grâce à sa force de travail et sa ténacité tout en subissant un machisme ordinaire. Du poste d'assistante aux photocopies à top manager, il lui a fallu contourner des embûches. Notamment sur les inégalités vives qui perdurent entre hommes et femmes.
Erwin Blumfeld (1897-1969) fut l'un des photographes de mode les plus influents du XXe siècle, novateur et multipliant les expérimentations. Ses photographies, à l'imagerie hybride, associent personnalités, érotisme, couleurs saturées et motifs graphiques en noir et blanc. Blumfeld est particulièrement connu pour ses campagnes publicitaires et ses photographies de mode pour l'édition américaine de Vogue et Harper's Bazaar.
Résumé : De tous les praticiens de l'écrit, l'écrivain public est sans doute l'une des figures les plus méconnues. En mettant son savoir au service du peuple majoritairement illettré, il jouait un rôle clé dans la vie sociale de l'époque. Au c?ur des relations privées, professionnelles, commerciales ou criminelles, il était à la fois témoin et acteur de son temps et tenait tour à tour les rôles de confident, conseiller, avocat, faussaire ou maître-chanteur... Christine Métayer dépeint la vie de cette profession dans le Paris du XVIe au XVIIIe siècle, en concentrant son étude sur le quartier du charnier des Saints-Innocents. Bien plus qu'un simple cimetière, cet endroit était alors le lieu d'une vie populaire foisonnante. Au centre des quartiers laborieux de Paris, la nécropole se définissait comme l'une des places marchandes et résidentielles les plus animées de la capitale. En s'intéressant à l'univers de l'écrivain des charniers, cet ouvrage traite aussi bien des multiples vocations de l'enceinte sacrée, du sens de la vie des charniers, des modalités d'intégration sociale que de l'appropriation de l'espace. Parallèlement, l'analyse sociologique du cimetière met en lumière le rôle des écrivains publics, leurs activités et leur position dans la société. A l'échelle du microcosme des Saints-Innocents, sans négliger la moindre source - judiciaire, ecclésiastique -, et en s'appuyant sur des descriptions historiques et littéraires du vieux Paris, des récits de voyage, ou sur la littérature burlesque et pamphlétaire, Christine Métayer nous livre une reconstitution savante et fouillée de la société de l'Ancien Régime en même temps qu'une histoire des pratiques et des conflits liés au contrôle de l'écriture à l'époque moderne.
Résumé : Les paradoxes sont innombrables. Ils abondent autant dans les oeuvres littéraires et dans l?humour que dans les écrits philosophiques et scientifiques. Ils savent nous étonner et nous amuser, mais ils ont aussi le pouvoir de remettre en cause nos cadres de référence familiers et d?ébranler nos convictions les plus fortes. Ces paradoxes nous parlent directement de l?être humain, ce "monstre incompréhensible" dont parlait Pascal. La prémisse de l?ouvrage de Michel Métayer est que le paradoxe est inscrit dans la constitution même de l?être humain. L?humain bute en effet sur des paradoxes tenaces dans toutes les sphères importantes de son existence. Puisant dans les écrits des scientifiques et des philosophes, mais empruntant un ton léger et un langage accessible, cet ouvrage est une invitation à explorer, sur un mode ludique, la difficulté d?être humain.
La nouvelle collection «E18», dédiée aux études sur le 18e siècle et aux écrits produits en ce même siècle, s'ouvre par la publication de quatre textes contemporains (fin des années 1990), inédits en français en totalité ou en partie, de l'historien américain, spécialiste des Lumières françaises. Synthèse du travail et de la pensée de l'historien, elle illustre de manière exemplaire la spécificité de la recherche dix-huitiémiste, époque matricielle d'où sort la modernité. En cela la confrontation avec notre temps est inévitable car comme le dit Darnton "Quiconque a un compte à régler ou une cause à défendre en revient aux Lumières". Deux rubriques regroupent les analyses ; celle de la polémique qui comprend un plaidoyer en faveur des Lumières suivi d'un texte remettant en question les options méthodologiques adoptées par l'historien et favorisant la discussion scientifique ; enfin la rubrique illustrant les méthodes de l'historien dix-huitiémiste (méthodes, outils conceptuels, domaines privilégiés d'études ...).
Pour le notaire, la déontologie fonde aussi sûrement sa fonction que les dispositions juridiques qui la décrivent. Elle en est la justification comme la conséquence. Son respect, également partagé, est le ciment de la confraternité et par là même de l'union de la profession. Sa promotion assure au citoyen la solidité comme l'équilibre du contrat établi ou du conseil prodigué par l'étude. Sa description permet à chaque notaire ou à celui qui aspire à le devenir, de confronter à tout instant son action aux principes qui doivent la guider. C'est assez dire l'importance de l'ouvrage de référence de notre confrère Gilles Rouzet, enseignant à la Faculté de droit de Bordeaux, qui en propose aujourd'hui une nouvelle édition aux étudiants comme à tous les notaires. Le lecteur ne pourra qu'être sensible à l'exceptionnelle qualité du travail accompli, et la profession toute entière y puisera un puissant motif de confiance. (Hubert Gence, Président honoraire du Conseil supérieur du notariat.)