Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Vie d'artiste
Mesguich Daniel ; Sauvard Jocelyne
ECRITURE
19,95 €
Épuisé
EAN :9782359050776
Théâtre, cinéma, opéra, télévision, littérature... Mais qui est donc Daniel Mesguich? Un comédien d'exception, sur les écrans et sur les planches, qu'il brûla sans complexe dès l'âge de 21 ans dans Le Château d'après Kafka, mis en scène par ses soins.Les auteurs qu'Il monte, d'Euripide à Claudel, sont les classiques d'hier (Shakespeare, Racine, Marivaux, Kleist, Tchekhov...) ou d'aujourd'hui (Sartre, Duras, Brisville, Dubillard, et Hélène Cixous). Il a aussi fait la mise en scène d'une quinzaine d'opéra, parmi lesquels Le Grand macabre de Ligeti ou le Ring de Wagner, a dirigé, outre sa compagnie, deux grands théâtres nationaux et, depuis 2007, le Conservatoire national supérieur d'art dramatique.Acteur inaltérable, metteur en scène effervescent, auteur audacieux, Daniel Mesguich est tout cela.Au fil de ces entretiens, il évoque notamment son enfance à Alger, ses premier émois de théâtre à Marseille, l'exemple de Gérard Philipe ou d'Antoine Vitez, sa découverte de Tintin, Sartre, Camus, Brassens, Ferré ou Bob Dylan, mais aussi bien de Borges ou de Derrida, ses festivals d'Avignon, son expérience à la télévision, les vertus comparées de l'Opéra de Paris et celui de Pékin, ses rencontres avec Ariane Mnouchkine, François Truffaut, James Ivory, et Alain Robbe-Grillet, ou encore son enseignement au Conservatoire.
Résumé : Len jour où le professeur Stella Spriet est remontée de ma cave, mille feuilles de toutes dimensions dans les bras, et m'a affirmé qu'elle voyait, en ce drôle de tas, matière à un véritable livre, j'ai dit d'abord : non. Et puis j'ai relu cet amas de textes. Comme ça, pour rire, quarante années en quatre heures. Et voilà que j'ai été frappé de l'existence têtue d'une ligne qui ne se donnait pas tout entière en chacun des textes, mais se faisait éclatante, par recoupement, si on les lisait tous ensemble. Ces textes, à la teneur polémique, politique, philosophique, critique, "artistique", écrivaient et décrivaient ma vie, mes actions, mieux, beaucoup mieux, que ne l'aurait fait quelque dissertation homogène et continue. J'ai pu penser aussi qu'ils pouvaient "servir" : que des jeunes gens, ou de plus vieux, qu'ils se destinent à l'art dramatique ou pas, pouvaient retirer quelque chose de ce qui aura pourtant été si singulier, si personnel... Car ces écrits sont aussi, avaient toujours été, textes de partage vivant. D. M.
Qu'est-ce qu'une femme ? Une déesse mortelle. Une déesse ? Une femme immortelle. Qui parle ? Le Poète (inutile, autrefois, de préciser "Homère"), dans l'Iliade, notre naissance en littérature. Loin d'être la faiblesse des hommes et des dieux, la femme et la déesse sont la force du chant : tout part de la déesse invoquée ; tout remonte à Hélène, la femme désirée, selon le vouloir d'Aphrodite. Elles sont là, reines, mères et filles, soeurs et épouses, amantes ou solitaires. Inséparables des hommes et des dieux. Bien avant que Flaubert soit Emma Bovary, Homère est Andromaque, Hécube, Athéna, Chryséis, toutes ! La guerre de Troie, il fallait, mieux que de la lire, qu'on l'entende d'elles. Car l'Iliade n'est pas un livre : elle est femme, donc chant. Doublement. Daniel Mesguich, fils aimé de la Muse française, déploie l'étoffe de notre langue tissée ici pour lui par Emmanuel Lascoux, helléniste rêveur à haute voix de grec ancien, et l'invite à y broder le fil antique". E. L.
Ce livre n'est pas homogène. Certains passages paraîtront sans doute trop abstraits au profane, d'autres trop complexes au praticien, d'autres encore trop simples au théoricien. C'est que ce livre n'est pas un livre. Il est l'entrecroisement, le tressage, parfois le simple tuilage de pages de livres très différents que je n'écrirai pas. Ou encore il est recueil de"seuils", préfaces ou"quatrièmes de couverture"(mais alors si peu efficaces) de livres qui ne s'écrivent pas, et qu'on nomme des mises en scène." D. M.
La Métamorphose révèle une vérité méconnue, les conventions disparaissent, les masques tombent. Ce récit est un des plus pathétiques et des plus violents que Kafka ait écrits ; les effets en sont soulignés à l'encre rouge, les péripéties ébranlent les nerfs du lecteur. C'est l'histoire, «excessivement répugnante», dit l'auteur, d'un homme qui se réveille changé en cancrelat. Cette transformation est un châtiment imaginaire que Kafka s'inflige. Et son personnage est celui qui ne peut plus aimer, ni être aimé : le conflit qui se déroule dans une famille bourgeoise prend une ampleur mythique. Seuls quelques éléments comiques ou grotesques permettent de libérer de l'oppression du cauchemar. L'interprétation éblouissante de Daniel Mesguich nous entraîne avec brio dans le vertige kafkaïen où le fantastique se heurte au quotidien.
De la misère noire aux honneurs de l'Académie française, en passant par le sanatorium, la prison, la Résistance et le cinéma, sa vie fut le meilleur de ses romans. Vingt ans après sa disparition, voici la biographie définitive d'un prince de l'argot, du braquage et du roman noir, enrichie de documents et de photos inédits. ALPHONSE BOUDARD, une vie à crédit Alphonse Boudard (1925-2000) n'était pas un auteur " convenable ". Né de père inconnu, confié dès sa naissance à un couple de paysans, il a connu la misère sous l'Occupation, avant de rejoindre la Résistance et de participer à la libération de Paris. Il fera tout pour échapper à l'usine, et ses mauvaises fréquentations le conduiront une première fois en prison, d'où il sortira gravement malade. Pendant près de dix ans, il alterne les séjours dans des cellules putrides et les salles communes de sanatoriums. Il y connaîtra la plus noire débine et les mauvais traitements. Mais il y croise aussi les vedettes des faits divers de l'après-guerre et y lit les meilleurs auteurs. Au fond du trou, entre deux hostos, deux condamnations, il trouvera la force de devenir écrivain en publiant La Métamorphose des cloportes (1962), futur classique du film policier. Deux romans autobiographiques, La Cerise (1963) et L'Hôpital (1970), feront de Boudard un auteur populaire, salué par la critique et distingué enfin par l'Académie franc ? aise avec Mourir d'enfance (1995). Ce maître de l'argot et du bitume parisien y tire de l'ombre toute une galerie de laissés-pour-compte, de tueurs et de demi-fous, avec un parti pris : faire sourire des plus terribles histoires. Démêlant le vrai du faux de cette existence soigneusement romancée, Dominique Chabrol retrace le parcours d'un gamin de Paris devenu l'inventeur de sa propre vie - dont quelques-uns des personnages se nommaient Céline, Paraz, Gabin, Ventura, Simenon, Brassens, Audiard ou Nucéra.
Cet ouvrage présente un long entretien inédit, diffusé sur RTL en 1974, sous la forme de 20 émissions de 30 minutes, où Brassens évoque son enfance, ses influences poétiques et musicales, ses rapports avec le public, sa vision de notre monde. Une seconde partie regroupe les articles que l'auteur consacra à son ami.
Il est plein de doutes, fracassé par le décès de son épouse. Elle, belle comme une Italienne, discrètement provocante. Ils se rencontrent à la bibliothèque Richelieu, en plein coeur de Paris. Il reprend confiance, elle se laisse approcher. Les voilà amants.Mais elle garde ses mystères. Plus ils sont intimes, plus elle lui échappe. Une séductrice ? Une adepte des boîtes échangistes ? Une authentique universitaire, comme lui ? Parfois elle lui rappelle Victoire, sa femme. Joue-t-elle de cette ressemblance ?Pour tout compliquer, la belle s'appelle Manon. Comme l'héroïne de l'abbé Prévost ? et du livre auquel il travaille. De qui est-elle le double ? A-t-elle une vie secrète ? Le diable est parfois dans les détails...François Cérésa joue à nous perdre dans ce jeu de miroirs et de fauxsemblants, jusqu'au plus imprévu des dénouements. Un voyage sentimental à travers la France et l'Italie, la légèreté et la gravité.
Résumé : Avec sa saga L'Amie Prodigieuse, elle est l'une des autrices à avoir vendu le plus de romans ces dernières années... et pourtant personne ne sait qui se cache derrière le pseudonyme d'Elena Ferrante. Le journaliste Salomon Malka mène l'enquête, à la rencontre de proches, de connaisseurs, de traducteurs, d'éditeurs, de spécialistes, pour décrypter le mystère. Qui est l'autrice de L'Amie prodigieuse ? Quatre romans napolitains, publiés sous le titre générique de L'Amie prodigieuse, adaptés ensuite en série télévisée, ont fait sensation dans le monde entier, remportant un succès considérable en Italie, en France, en Allemagne, aux Etats-Unis... Pourtant, ces romans, traduits en 42 langues et vendus à plus de 5 millions d'exemplaires n'ont donné lieu à aucune interview filmée, ni aucune séance de dédicaces. L'autrice a choisi de rester dans l'ombre. Le mystère demeure : qui est Elena Ferrante ? S'agit-il du pseudonyme d'une autrice (ou d'un auteur) bien plus célèbre ? D'une écrivaine qui refuse la notoriété ? Ou bien Elena Ferrante est-il le pseudonyme derrière lequel la traductrice Anita Raja et l'écrivain Domenico Starnone se cachent pour écrire cette saga à quatre mains, comme l'affirme le journaliste italien Claudio Gatti ? Grâce aux témoignages de proches, de traducteurs, d'éditeurs et de spécialistes, le journaliste Salomon Malka mène l'enquête et tente de lever le voile sur le mystère Elena Ferrante.