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Au miroir de la montagne
Merwin William Stanley ; Dessert Eric ; Markert Je
CONFERENCE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782912771636
Au miroir de la montagne relate les deux séjours que W. S. Merwin fit au Mont Athos au début des années 1970. Nous sommes en septembre ; le flot des visiteurs s'est tari. L'auteur arpente les chemins de monastère en monastère, se perd, arrive à la nuit, parle cuisine ou théologie avec un simple moine ou un supérieur de couvent. Il s'y montre fasciné par une nature intacte, s'inquiète du devenir des lieux, décrit avec la même justesse des fresques anciennes, un verre d'ouzo qui attend le visiteur, l'ascèse de tel abbé ou la fraîcheur des sources... Ce qu'on admire dans ces pages portées par une écriture aussi savante que libre, c'est la conjonction de l'acuité du regard et de la liberté du propos. Il y a chez Merwin une attention minutieuse portée aux moindres mouvements du langage, mais aussi le refus de soumettre le réel à la littérature. L'étrange République monastique qu'il a sous les yeux ne lui inspire aucun souci hagiographique ni aucune ironie, mais une méditation magnifiquement rythmée, qui semble transcrire à la fois l'allégresse et la fatigue du marcheur, la profondeur de la réflexion et la netteté picturale du regard - nous donnant ainsi à goûter la saveur d'un lieu unique au monde.
La presse et la télévision évoquent chaque jour les difficultés de ce qu'on appelle pudiquement "les cités" ou " les quartiers" de banlieue. Pourtant, ces " grands ensembles " de logements, puisqu'on les dénommait ainsi lors de leur construction, faisaient l'objet d'un consensus de la part des architectes et des urbanistes, des élus et des politiques, et même de l'opinion. Ils étaient l'application des théories du " mouvement moderne " inscrites dans la Charte d'Athènes. Ils ont offert à leurs premiers occupants (des jeunes ménages avec enfants de revenus moyens) un espace et un confort dont on disposait rarement ailleurs. Mais leur occupation a changé. Les plus aisés sont devenus propriétaires d'une maison. Les plus pauvres sont restés, rejoints par d'autres pauvres (souvent des étrangers). Ces grands ensembles sont aujourd'hui des enclaves dans la ville. Leurs habitants se sentent exclus. Beaucoup de jeunes recourent à des trafics (de drogue et autres) et à la violence, voire à des émeutes. Ce sont les quartiers sensibles, dont la politique "de la ville" n'arrive ni à intégrer les habitants, ni à améliorer le cadre. Pour y parvenir, il faudra beaucoup d'efforts, de l'argent, du temps et surtout un immense effort de solidarité. Tout est donc encore possible: c'est ce que s'attache à démontrer cet ouvrage passionnant.
Ecrit dans un langage clair et direct, ce guide ouvre plusieurs portes d'accès à l'oeuvre de Wagner. Complet et synthétique, il s'adresse à tous les curieux de l'univers wagnérien, de ses enjeux poétiques et politiques, de ses sources mythiques et de la place du compositeur dans l'histoire de la musique. Chaque opéra y est analysé séparément : circonstances d'écriture et de composition, intrigue mise en regard des passages musicaux à ne pas manquer, profils vocaux et psychologiques des personnages, composantes esthétiques. Les passionnés du disque et de la mise en scène trouveront ici un panorama des grands interprètes, des metteurs en scène, des chefs d'orchestre, et une étude sur l'art de chanter et de diriger Wagner.
Résumé : Que serait la littérature sans l'apprentissage premier des histoires que les parents lisent aux enfants, avant que ceux-ci ne deviennent capables de lire seuls à leur tour ? La littérature est d'abord une histoire de transmission et de réception qui, tel un objet transitionnel, permet à chacun d'apprendre où passe la frontière entre l'univers intime et le monde réel et extérieur. Parler de la littérature, c'est défendre une zone mise en danger : celle de sa transmission. Au diagnostic, aujourd'hui banal, d'une crise de la littérature dans les sociétés démocratiques, alors qu'elle constituait le coeur de leur culture jusqu'à une époque récente, on ne peut plus répondre par l'aporie de sa définition (si la littérature a vraiment jamais existé dans l'histoire), voire de la discipline dont elle est l'objet (histoire littéraire ? sociologie des institutions littéraires ? théorie critique ? rhétorique ? poétique ? stylistique ? etc.). Nous faisant changer de pied, Hélène Merlin-Kajman s'interroge sur sa transmission, donc son avenir : quel usage , quel partage de la littérature est-il important non seulement de défendre mais de promouvoir, sinon d'inventer dans des sociétés démocratiques, c'est-à-dire fondées sur le respect de l'individu, la valorisation de son autonomie et de sa liberté (de conscience, de sentiment), non moins que sur les valeurs de la solidarité sociale et de la citoyenneté ? Quel rôle la littérature tient-elle dans cette affaire ? Pour quelles valeurs non seulement cognitives, mais aussi esthétiques voire thérapeutiques requises par le citoyens en démocratie faut-il restaurer le partage transitionnel de la littérature - afin que les textes littéraires, aujourd'hui observés par les sciences humaines ou tenus à distance par l'univers des images comme s'ils n'existaient qu'en dehors, tissent à nouveau des liens pour nous ?