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Lire dans la gueule du loup. Essai sur une zone à défendre, la littérature
Merlin-Kajman Hélène
GALLIMARD
23,50 €
Épuisé
EAN :9782070757862
Que serait la littérature sans l'apprentissage premier des histoires que les parents lisent aux enfants, avant que ceux-ci ne deviennent capables de lire seuls à leur tour ? La littérature est d'abord une histoire de transmission et de réception qui, tel un objet transitionnel, permet à chacun d'apprendre où passe la frontière entre l'univers intime et le monde réel et extérieur. Parler de la littérature, c'est défendre une zone mise en danger : celle de sa transmission. Au diagnostic, aujourd'hui banal, d'une crise de la littérature dans les sociétés démocratiques, alors qu'elle constituait le coeur de leur culture jusqu'à une époque récente, on ne peut plus répondre par l'aporie de sa définition (si la littérature a vraiment jamais existé dans l'histoire), voire de la discipline dont elle est l'objet (histoire littéraire ? sociologie des institutions littéraires ? théorie critique ? rhétorique ? poétique ? stylistique ? etc.). Nous faisant changer de pied, Hélène Merlin-Kajman s'interroge sur sa transmission, donc son avenir : quel usage , quel partage de la littérature est-il important non seulement de défendre mais de promouvoir, sinon d'inventer dans des sociétés démocratiques, c'est-à-dire fondées sur le respect de l'individu, la valorisation de son autonomie et de sa liberté (de conscience, de sentiment), non moins que sur les valeurs de la solidarité sociale et de la citoyenneté ? Quel rôle la littérature tient-elle dans cette affaire ? Pour quelles valeurs non seulement cognitives, mais aussi esthétiques voire thérapeutiques requises par le citoyens en démocratie faut-il restaurer le partage transitionnel de la littérature - afin que les textes littéraires, aujourd'hui observés par les sciences humaines ou tenus à distance par l'univers des images comme s'ils n'existaient qu'en dehors, tissent à nouveau des liens pour nous ?
Résumé : Qu'est-ce que la littérature ? Qu'en avons-nous fait ? Que voulons-nous qu'elle soit ? La littérature est une forme de partage. Elle institue le commun loin du mythe loin du mythe et de l'anomie douloureuse, pour conjurer toute communion aveugle de la masse et briser l'isolement démuni des exclus. Elle répond et pare à la panique collective. Mais la littérature est parfois elle-même figée dans une loyauté traumatique. C'est le cas, en France, depuis la Seconde Guerre mondiale : l'irreprésentable de l'holocauste hante un certain sublime de l'écriture et le formalisme critique qui l'a défendu. Aussi ce livre propose-t-il de remonter le temps, comme un ressort, jusqu'au XVIIe siècle. Un nouveau régime sacral émerge alors, qui rompt avec la sorcellerie et libère une zone de profanation permanente où s'engouffre la littérature. Un horizon de subjectivation sans précédent succède à l'effroi laissé par la peste et les guerres de religion. Le partage transitionnel de la littérature devient alors pensable. Cette monumentale histoire culturelle de ce qui menace la culture n'a guère d'équivalent. La connaissance intime du passé y nourrit une conceptualisation audacieuse des liens affectifs et sociaux que la littérature ouvre et consolide. Et un souci du présent y projette dans l'avenir la question de la transmission d'une exigence démocratique.
Recueil de textes de dizaines d'auteurs ayant participé au mouvement de critique littéraire "Transitions" aux côtés d'Hélène Merlin-Kajman, entre 2011-2022. Quelque contributeurs : Franck Alegret-Bourdon Benjamin Antzenberger François Ardeven Benoît Autiquet Eva Avian Claire Badiou-Monferran Yunfei Bai André Bayrou Victor Béguin Anne E. Berger Sarah Beytelmann Hall Bjornstad Marcianne Blévis Marie-Hélène Boblet Marie Bolloré Carlo Brio Jules Brown Stéphanie Burette Noémie Bys Gilbert Cabasso Sylvie Cadinot-Romerio Laurent Carceles Adrien Chassain François Cornilliat Gabriel Marie D'Avigneau Jérôme David Dionys Del Planey Robert Descimon Christian Drapron François-Ronan Dubois Florence Dumora Mathias Ecoeur Pierre-Antoine Fabre Linda Fares Mathilde Faugère Léa Figueras Lise Forment Coline FournoutGuido Furci Jean-Paul Galibert Jean-Patrick Géraud Ivan Gros Clarice Hellin Alexis Hubert Virginie Huguenin Natacha Israël Julien Jeusette Côme Jocteur-Monrozier Barbara Kadabra David Kajman Nathalie Kremer Fleur Kuhn-Kennedy Paul Laborde Ullrich Langer
Résumé : Issue du romantisme, la modernité occidentale s'est construite par opposition avec le " classicisme ", assimilé à un style de domination sociopolitique. Portée à l'excès, cette critique aboutit à la phrase fameuse de Roland Barthes, " la langue est fasciste ", qui en dit long sur le contre-sens d'interprétation sur lequel se fonde cette critique. l'ouvrage d'Hélène Merlin-Kajman nous propose une tout autre vision du classicisme. La civilité qu'il a instaurée a eu pour fonction, dans la France du XVIIe siècle, de sortir de la violence des guerres civiles de religion pour instaurer une nouvelle forme de collectivité, qui se situerait au-delà des affrontements entre communautés. Il faut dénouer cette erreur historique pour purger la modernité de sa part mortifère, telle qu'elle s'exprime notamment à travers des formes de pédagogie qui, sous couleur de progressisme, se réduisent à donner une vision négative de la norme.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.