Ils se présentent dans leurs existences, ces guides, gardiens inconditionnels de leurs âmes, pour veiller sur eux dans le dédale obscur de leur labyrinthique chemin de vie. Voyageur ailé frêle et délicat, halo de lumière salvateur au milieu des flots, parent dévoué et protecteur... Tous se montrent sous leur meilleur jour, prétextant leurs nobles et valeureuses intentions. Mais sont-ils vraiment si bienveillants ? Les offrandes de la mésange noire : Depuis qu'il envisage de troquer un quotidien chronophage pour une meilleure qualité de vie au coeur de la campagne, plus rien ne va au sein de cette famille en crise. Si Yoann est obnubilé par ce nouveau projet, Naëlle est hantée par des cauchemars récurrents en rapport avec l'atypique demeure médiévale qu'ils convoitent pour leur future maison d'hôtes. Noy se rend donc seul au "Domaine de la mésange noire" pour fuir quelque temps les tensions conjugales. Accueilli par un sinistre agent immobilier, le jeune homme est rapidement distrait par un curieux petit volatile qui s'amuse à le taquiner dès son arrivée. Son chant est bien doux et son offrande plutôt insolite. Mais sous ses airs candides, l'oiseau pourrait bien cacher des intentions moins innocentes... Là où personne ne l'entendait : L'illustre phare du vieux port n'est plus aveugle. Le cyclope des mers vient d'émettre son précieux halo alors que le colosse de pierre est en ruine depuis près d'un siècle. Ninie, la jeune serveuse d'un petit troquet, semble être la seule à avoir remarqué ce "signe de vie dans le noir". Si elle peut le voir, est-elle, en revanche, préparée à l'entendre ? La thérapeutique KERMER : Les Kermer ont de quoi être fiers. Leurs avancées neuroscientifiques ont permis de mettre au point une thérapeutique révolutionnaire qui a conduit à la guérison de certaines psychoses. Pourtant, Edric Kermer est rongé par la culpabilité. Ce soir-là, il se rend au centre de recherches pour y retrouver Xavier, neurologue et ami de longue date de la famille. Il a des choses à lui confesser. L'ambitieuse expérience a connu quelques déconvenues que son clan s'est bien gardé de dévoiler. Si tout semble pourtant sous contrôle, un dérapage peut en cacher d'autres...
Composé de libres considérations sur la nature, l'esprit, les moyens et les buts de la contemplation, la solitude, la connaissance de soi, la foi, la sagesse, etc., ce livre est une tentative moderne pour dire ce qu'est la prière contemplative et ce qu'elle n'est pas, à savoir, tout d'abord, une recette pour évacuer ses problèmes.
Travaillé et retravaillé pendant plus de vingt ans, l'ouvrage L'Expérience intérieure, de Thomas Merton, jusqu'ici inédit, aborde la question de la contemplation à partir du vécu de son auteur. Pour autant, la dimension autobiographique est seconde, et ses "notes sur la contemplation" sont expressément destinées à un lectorat non pas de contemplatifs confirmés, mais de débutants, ou même de prédébutants qui aspirent à découvrir cette aventure. Après une mise en garde insistante quant aux pièges et aux dangers de l'entreprise, Merton en examine les voies et les formes principales, essentiellement en Occident, et en appelle au témoignage de plusieurs grands mystiques. Psychologie, voire psychanalyse, histoire religieuse, tradition occidentale mais aussi orientale, sont invoquées à l'appui de cette idée maîtresse: la contemplation est un chemin exigeant, mais sûr, où l'on doit s'engager, et non pas un objet à mériter, acquérir ou conquérir; on y avance à son insu, au fur et à mesure que rompant avec les velléités, le volontarisme, ou les fantasmes narcissiques et contemplatifs de l'homme "extérieur", on apprend à se tenir à l'écoute du Tout Autre et, par là même, de l'autre.
Thomas Merton (1915-1968), moine trappiste (ordre cistercien réformé), prêtre, poète, écrivain : comment saisir l'unité d'une oeuvre composée d'une quarantaine de livres ? Quel aspect privilégier ? C'est peut-être l'assomption de la culture dans un regard contemplatif qui caractérise le mieux la pensée de Thomas Merton. Tout voir dans la source d'où jaillit toute véritable inspiration, y ramener ce qui s'en éloigne dans les oeuvres des hommes comme dans leur vie, mettre en lumière ce qui l'ignore. Thomas Merton porte un regard unifié sur les choses, parce que centré sur le mystère du Christ, contemplé dans le silence de la prière personnelle et dans le retour des fêtes liturgiques. Le temps des fêtes procède directement de cette double contemplation. Ecrit en 1965, trois ans avant sa mort accidentelle à Bangkok, à l'occasion d'un colloque sur le monachisme, Le temps des fêtes a une double intention : d'abord, dans une première partie, recevoir et expliquer les textes sur la liturgie promulgués par Vatican II. Thomas Merton porte sur eux le regard du contemplatif, et y trouve l'écho de son aspiration à une vie totalement unifiée dans la contemplation du mystère du Christ. Un éclairage particulièrement précieux aujourd'hui, pour recevoir l'enseignement du concile. Ensuite, Thomas Merton suit le cours de l'année liturgique en proposant une intériorisation des fêtes et mystères célébrés. Sans cette intérioriorisation, la participation active demandée par le renouveau liturgique demeurera de l'activisme. L'actualisation du patrimoine liturgique doit aller de pair avec un ressourcement spirituel. C'est à cette tâche, toujours à faire, qu'invite ce livre, actuel parce qu'enraciné dans l'essentiel.
La veuve du notaire ne croyait pas un mot des conclusions sur la mort de son mari, mais Philippe Dengain, engagé pour résoudre l'énigme, allait apprendre à ses dépens qu'une veuve pouvait en cacher une autre. Des toits de Paris aux palaces Londonien, de l'île de Jersey à la pointe du Raz, le détective aura fort à faire pour surnager dans une sale histoire orchestré par des individus peu recommandable, sur le rythme débridé des trois temps d'une valse pour truands...
Après le décès de son compagnon, Jeanne retourne vivre chez son père, auprès duquel elle espère trouver consolation. Hélas, le vieil homme s'avère aigri par sa récente maladie et se montre insensible à sa douleur. Ils se quittent fâchés lorsque Jeanne s'installe dans le bourg voisin. Voulant se réconcilier avec lui, Jeanne lui adresse régulièrement un courrier auquel elle joint un petit récit pour le distraire. Mais cela suffira-t-il à rompre la glace et effacer toutes les rancoeurs ? A travers ces échanges et les histoires qui y sont jointes, le lecteur découvre tout l'univers sensible et drôle de l'auteure.
Il y a huit ans, j'ai pris la route pour une vie sous le soleil de Provence. Loin de mes amis, ma famille, mon fiancé. Comment peut-on abandonner ceux que l'on aime du jour au lendemain ? Et pourquoi ? J'ai bien envie de dire "c'est comme ça, voilà tout". Mais la raison est plus profonde, bien ancrée dans ma mémoire. Alors que tout semble aller bien aujourd'hui, j'étouffe, je me noie lentement et silencieusement. Je n'ai plus le choix : je dois retourner près des miens. Déterrer le passé, réparer mes erreurs et affronter mes démons ne sera pas de tout repos mais il le faut. Pour trouver un brin de sérénité. Si tant est que ce soit possible, un jour.
Une romancière écrit en direct une nouvelle intitulée Le Document BK 31. Où l'on croise un duo de scientifiques inquiet devant des manifestations paranormales imputées au dérèglement climatique. Ainsi que les fantômes de Rosa Luxemburg et de ses compagnes de lutte, un rhinocéros star et un guérillero à tête de bouquetin... Le réel bascule, serait-ce la fin du monde ? Petite expérience en littérature de l'imaginaire, Le Document BK 31 est une nouvelle baroque et vertigineuse, un voyage de mots. Scénariste de bande dessinée et de jeu vidéo (sous la griffe de Greg Newman et pour des univers comme Night Watch, Renaissance, Popeye, Zorro, Noeland, Blake & Mortimer, Pinocchio, Jenny Everywhere), l'auteur écrit également des nouvelles et a reçu le prix international Hemingway 2015. Il a publié chez Hispaniola Littératures les recueils Sapin président, Petit traité de sorcellerie et d'écologie radicale de combat. Ainsi que Douleur fantôme.