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Le temps des fêtes. Méditations sur l'année liturgique
Merton Thomas ; Tadié Marie
AD SOLEM
28,05 €
Épuisé
EAN :9791090819047
Thomas Merton (1915-1968), moine trappiste (ordre cistercien réformé), prêtre, poète, écrivain : comment saisir l'unité d'une oeuvre composée d'une quarantaine de livres ? Quel aspect privilégier ? C'est peut-être l'assomption de la culture dans un regard contemplatif qui caractérise le mieux la pensée de Thomas Merton. Tout voir dans la source d'où jaillit toute véritable inspiration, y ramener ce qui s'en éloigne dans les oeuvres des hommes comme dans leur vie, mettre en lumière ce qui l'ignore. Thomas Merton porte un regard unifié sur les choses, parce que centré sur le mystère du Christ, contemplé dans le silence de la prière personnelle et dans le retour des fêtes liturgiques. Le temps des fêtes procède directement de cette double contemplation. Ecrit en 1965, trois ans avant sa mort accidentelle à Bangkok, à l'occasion d'un colloque sur le monachisme, Le temps des fêtes a une double intention : d'abord, dans une première partie, recevoir et expliquer les textes sur la liturgie promulgués par Vatican II. Thomas Merton porte sur eux le regard du contemplatif, et y trouve l'écho de son aspiration à une vie totalement unifiée dans la contemplation du mystère du Christ. Un éclairage particulièrement précieux aujourd'hui, pour recevoir l'enseignement du concile. Ensuite, Thomas Merton suit le cours de l'année liturgique en proposant une intériorisation des fêtes et mystères célébrés. Sans cette intérioriorisation, la participation active demandée par le renouveau liturgique demeurera de l'activisme. L'actualisation du patrimoine liturgique doit aller de pair avec un ressourcement spirituel. C'est à cette tâche, toujours à faire, qu'invite ce livre, actuel parce qu'enraciné dans l'essentiel.
Le nouvel hommeComment pouvons-nous reprendre possession de notre être véritable ?Pour savoir qui nous sommes réellement, nous devons prendre conscience de ce qu'il y a d'imposture et d'aliénation dans celui que nous croyons être. Celui qui ne se reconnaît que dans ce qui en lui est reconnu par les autres ne peut atteindre en lui-même la véritable personne qui est appelée par Dieu et créée à son image. Il s'agit de découvrir notre vrai Moi dans le Christ.Tel est pour Thomas Merton le secret du désespoir et de la solitude de l'homme : cette crainte de devenir celui qu'il est, et qui ne se trouve que dans l'abandon de son Moi, à travers l'amour du prochain.Une magnifique méditation sur l'identité spirituelle de l'homme.Thomas Merton (1915-1968)Moine trappiste, il est l'un des auteurs spirituels les plus profonds du XXe siècle. Il a notamment publié, en Points, Nul n'est une île (1993) et Semences de contemplation (1997).Traduit de l'américain par Marie Tadié
Résumé : Thomas Merton, peu de temps avant sa mort, met noir sur blanc, sans académisme aucun, ce qui lui paraît essentiel dans la vie de prière. Il parle d'expérience et se veut pédagogue plus que théoricien. Il pourchasse les faux dilemmes : liberté ou discipline, culture ou simplicité, action ou recueillement. Tout est vrai et possible en même temps si l'on attache son coeur au véritable trésor. Homme du XXe siècle, Thomas Merton analyse l'angoisse, l'ennui et la solitude des enfants de l'ère technique. Pour avoir traversé lui-même ces passages à vide ", il n'en est que mieux autorisé à proposer la prière comme une porte ouverte sur l'espérance.
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.
Même si la question du missel ancien représente une part réduite de son oeuvre liturgique, Joseph Ratzinger s'y est intéressé à de nombreuses reprises. Ce sont généralement des motifs plus pastoraux - en raison de ses responsabilités - que proprement doctrinaux qui l'ont conduit à aborder explicitement ce thème de la liturgie tridentine. Remarquons qu'il en parle avec des accents différents au cours de sa vie : d'abord critique d'une liturgie trop fixiste, il souligne ensuite, dans le contexte iconoclaste de l'après-concile, les points saillants et les atouts de ce missel et enfin, dans une logique de réconciliation et de réhabilitation pacifique et harmonieuse, il montre à quelles conditions la forme extraordinaire peut être une authentique liturgie d'Eglise. Au moment où l'intérêt grandit pour la forme extraordinaire, il peut être utile de rappeler que pour Benoît XVI, la liturgie ne se réduit pas à une science historique pour spécialistes. La forme extraordinaire, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s'offre au Père pour le Salut du monde. La liturgie est une oeuvre de communion entre Dieu et son peuple. C'est aussi un lieu d'évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l'homme avec son créateur et des hommes entre eux autour du Christ. Comme le souligne le Cardinal Sarah dans la préface, la liturgie tridentine peut aider à mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d'une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II.
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.