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L'excentricité académique. Littérature, institution, société
Merlin-Kajman Hélène
BELLES LETTRES
20,30 €
Épuisé
EAN :9782251380520
L'Académie française, créée en 1635 par Louis XIII, signale-t-elle la mainmise de l'Etat sur la langue et la littérature, ou la tyrannie de Richelieu sur les lettres ? Non. Elle réalise plutôt un compromis entre la nouvelle liberté des particuliers et la nouvelle souveraineté monarchique. Institution excentrée et, à ce titre, exemplaire, traduisant une demande d'immunité, l'Académie française offre un lieu et un repère à l'activité conversationnelle, au sein de laquelle la littérature et la langue trouvent à se définir comme choses communes mais non politiques. L'excentricité académique inaugure ainsi, entre la simple communauté de la vie et la sujétion politique, entre autonomie et hétéronomie, une certaine pratique de la littérature et de la langue à la fois décrochée des fins publiques et rattachée à elles en un sens nouveau qui va contribuer à les transformer en fins civiles.
Savinien Bergerac n'est pas un lycéen comme les autres. Trop sérieux, trop cultivé, d'une politesse désuète, il serait le fils d'un aristocrate à moitié fou et semble venu d'un autre monde. Il intrigue ses camarades qui ne savent rien de sa vraie vie. Savinien a de multiples raisons d'être préoccupé. Livré à lui-même et responsable de Pyrame, son jeune frère révolté avec lequel il vit seul, le jeune homme doit faire des choix et garantir le succès de la mission qui leur a été confiée. Mais Pyrame désobéit, entraînant Savinien et leurs camarades dans une aventure périlleuse qui ne laissera personne indemne.
Chacun connaît la formule fameuse, pertinente même si elle ne fut sans doute jamais prononcée : L'Etat c'est moi. Elle témoigne de la confusion, en France, entre le corps politique et le corps du roi. Mais les activités des particuliers se sont développées à côté de l'Etat royal. Elles ont suivi des logiques en partie autonomes fondées sur la distinction entre la sphère publique et le moi : le moi des particuliers s'inscrit dans un décrochement par rapport à l'Etat. Il s'ensuit qu'en chacun s'opère un déboîtement entre face particulière (libre et secrète) et face publique. Le monarque absolu, par conséquent, n'incorpore pas le moi des particuliers. Mais alors, la monarchie absolue l'est-elle vraiment ? Le XVIIe siècle - son Etat, sa littérature - est-il classique, est-il baroque ? A ces questions, on se propose de répondre par le point de vue du particulier et par le détour de la littérature. Elle porte témoignage d'une conjoncture singulière où, après la grande division des Eglises et les conflits des guerres civiles, la paix se rétablit sur fond d'une unité hétérogène. Corneille, Retz, La Rochefoucauld et Racine sont ici tout particulièrement interrogés, du double point de vue de leurs effets probables et de leurs fonctions historiques. Entre la politique et la société, la littérature s'inscrit comme une activité civile propre à interroger et à symboliser les déchirures, à transcrire les actes et les passions intraitables dans des gestes et dans des représentations, à élaborer la nouvelle frontière entre l'intériorité et l'extériorité qu'entraîne la scission du public et du particulier, à inviter chacun à composer - son visage, ses attitudes - afin que les passions ne décident plus directement du vivre-ensemble. Classico-baroque sera ici le nom de cet effort de composition : même si au XVIIe siècle existe une tendance contraire à revenir à l'unicité sans faille de l'être et du paraître, du particulier et du public, de l'Eglise et de l'Etat, on cherche ici à dégager l'éthique classico-baroque qui appuie ses constructions sur le travail paradigmatique de la représentation.
La littérature se tient-elle au-delà du bien et du mal ? La modernité le proclame depuis les procès de Madame Bovary et des Fleurs du mal. Aujourd'hui, ce droit à la transgression est remis en question au nom de nouvelles valeurs : respect des sensibilités, militantisme culturel, assignation de toute fiction à une expérience vécue. L'effet du mouvement #MeToo sur la manière dont on lit les oeuvres est à cet égard exemplaire. En 2017, des agrégatifs se demandèrent comment lire et enseigner une pastorale du XVIIIe siècle mettant en scène un viol déguisé : ce fut l'affaire Chénier. En 2020, l'affaire Matzneff soulevait la question de la valeur littéraire d'actes sexuels pénalement répréhensibles. Aux Etats-Unis, l'exigence du trigger warning enjoint les universitaires de signaler à leurs publics les textes au programme dont le contenu pourrait raviver chez eux d'éventuels traumatismes. Cet ouvrage explore la complexité des justifications engagées dans ce nouveau régime du jugement esthétique. Loin de le défendre pour son "progressisme" ou de le condamner pour sa bienséance "politiquement correcte" , comme y encourage la polarisation idéologique des débats, il s'agit ici de plaider que la littérature n'agit pasà la lettre et que ce jeu de la lecture nous libère et nous lie.
Un objet de départ : la littérature française du XVIIe siècle et son statut historiographique particulier. Un projet : nouer le dialogue entre des dix-septiémistes françaiset des dix-septiémistes venus pour la plupart des Etats-Unis, mais aussi du Canada, de Grande-Bretagne ou de Suède. Et le résultat : une rencontre animée dont les débats ont porté moins sur l'objet que sur les fondements mêmes de la discipline et les désaccords qu'elle fait naître. Pourquoi la modernité a-t-elle pesé assez peu sur les études dix-septiémistes françaises, au contraire des études anglo-saxonnes nourries paradoxalement de french theory ?
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français