Yves-Frédéric Livian est Professeur Emérite à l'Université de Lyon. Sociologue de formation, tout au long de sa carrière, il a rédigé des ouvrages et des articles qui proposent un regard original à la fois sur les organisations, leur management et leurs politiques de gestion des ressources humaines. Sa perspective est enrichie par des analyses interculturelles et critiques. Dans cet ouvrage, des enseignants-chercheur.e.s de 10 Universités différentes sur trois continents (Europe, Afrique et Amérique du Nord) détaillent comment les travaux d'Yves-Frédéric Livian ont été directement utiles pour le développement de leurs propres recherches. Cet ouvrage permet donc de présenter le contenu des recherches d'Yves-Frédéric Livian, de rendre compte de la manière dont elles ont influencé d'autres recherches, d'en tirer des éléments pour l'enseignement et de susciter des vocations à utiliser, dans le futur, ces travaux pour développer de nouvelles recherches et de nouveaux enseignements.
Comment enseigne-t-on la responsabilité sociale des entreprises (RSE) dans les Business Schools ? Cette question, essentielle de nos jours, est traitée dans cet ouvrage à partir de l'exemple et de l'expérience de l'ESDES qui depuis plus de 30 ans s'est donnée comme raison d'être de changer le Monde en changeant les comportements des dirigeants. Il donne ainsi en premier lieu à lire l'histoire de l'appréhension de la RSE par les enseignants-chercheurs de l'ESDES. Il retrace comment elle a irrigué les enseignements, la recherche et la formation de futurs cadres et managers. Il fournit ensuite une idée du comment les enseignants de l'ESDES s'en sont saisis et ont fait progresser la connaissance et la recherche académique sur la RSE. Construit autour de onze chapitres qui suivent pour la plupart un format académique et permettent d'appréhender la RSE au travers des relations sociales et stratégiques, cet ouvrage est représentatif de l'implication de l'ESDES dans la réflexion sur la RSE. Il est le fruit d'un travail coordonné conjointement par Christian Le Bas et Sylvaine Mercuri Chapuis sur une idée originelle de la direction de l'école. Il a mobilisé les chercheurs de l'"ESDES Institute of Sustainable Business and Organizations", composante de l'Unité de Recherche " Confluence, Sciences et Humanité " de l'UCLy.
Cioni Giovanni ; Mercuri Eugenio ; Fedrizzi Ermell
The book provides a comprehensive review and update of the newest diagnostic and therapeutic tools in paediatric neurology. Special attention is paid to neuroradiologic and neurophysiologic techniques and to their clinical application, with guidelines and suggestions on how an integrated approach can be used to reach diagnosis. Some of the chapters focus on the newborn infant and the first years of life, highlighting the most appropriate MRI, clinical, and EEG techniques to investigate the developing brain. Techniques used in older children are also presented, including state-of-the art insights that afford a better understanding of the correlation between function and brain structure in young patients with brain lesions. New genetic discoveries are particularly emphasized, as is the possibility of performing accurate phenotype-genotype correlation by combining latest methods such as muscle MRI and genetic information in order to identify diagnostic MRI patterns associated with specific genetic disorders. In all chapters an effort is made to combine technical data with clinical applications in order to highlight, when possible, how these novel procedures can also be used in rehabilitation. This book will be of interest to paediatricians, paediatric neurologists, neonatologists, and, indeed, to all those who are involved in the diagnosis and care of children with neurologic disabilities.
L'ostéopathie est une profession en essor continu depuis 30 ans en France. Or, si les médecins ostéopathes ont un statut, les ostéopathes exclusifs ne relèvent pas du Code de la santé publique et n'ont pas d'ordre spécifique ; d'où la confusion lorsque le juge a à trancher ! Une méconnaissance réciproque règne aujourd'hui. Ce livre s'adresse tant aux ostéopathes qu'aux juges pour leur donner les bases légales et juridiques de cette profession. Le sujet du livre pose clairement la situation politique, sociale et économique de l'ostéopathie entre la médecine et la justice en France. Ce livre de référence prône une collaboration entre l'ostéopathe et le juge qui pourra désormais s'appuyer sur l'expert judiciaire en ostéopathie. C'est aussi un livre informatif auprès des patients. Pour avoir vécu pendant toutes ces années la souffrance d'une injustice profonde, dans notre pays mais aussi en Europe, par l'illégalité d'exercer la profession d'ostéopathe exclusif pourtant tant reconnue par nos patients, Antonino Mercuri a souhaité se positionner en tant qu'expert pour défendre la profession, pour préserver le cadre, la ligne de conduite de cet art si cher à nos anciens pour qu'il puisse perdurer et continuer, et que l'ostéopathie ne soit jamais récupérée, mise en péril par des abus et des intérêts personnels.
Ce livre porte sur les rapports entre le travail et la subjectivité dans le contexte des nombreuses transformations en cours dans le monde du travail. Il vise à analyser et à critiquer les nouvelles pratiques managériales qui s'emploient à mobiliser la subjectivité au travail. Les auteurs, sociologues, économistes, psychosociologues, psychanalystes et théoriciens de la gestion, présentent d'abord les changements économiques, organisationnels et socioculturels qui président à la mise en forme du capitalisme contemporain. Ensuite, ils examinent et critiquent les nouvelles pratiques managériales qui visent à mobiliser la subjectivité des travailleurs aux fins de la valorisation du capital. Tout au long de l'ouvrage, les effets psychosociologiques de telles pratiques sont analysés de près, de même que les réponses des travailleurs qui revêtent diverses formes d'opposition et de résistance individuelle et collective.
Cet ouvrage propose une synthèse des grands courants théoriques mobilisées actuellement par la recherche francophone en management stratégique. En s'articulant en trois parties principales – les grands courants institués, les grands courants contemporains et les grands courants transversaux – seize courants majeurs sont présentés. Chaque chapitre, rédigé par des spécialistes du domaine, présente les fondements du courant concerné, ses problématiques sous-jacentes ainsi que les principaux foyers d'existence. Une remise dans le contexte historique ainsi qu'une réflexion sur l'impact de ces courants de recherche sur la pratique est également proposée afin de contextualiser au mieux la recherche en management stratégique.
Les processus stratégiques concernent la façon dont une organisation fabrique ses stratégies, c'est-à-dire comment elle s'y prend pour identifier des sujets, mobiliser l'intelligence collective, exploiter les sources d'information internes et externes, faire remonter les signaux faibles autant que les alertes et les notes d'analyse vers les sphères où se discutent et se façonnent la stratégie et ses contenus, articuler les niveaux hiérarchiques, incorporer les visions contradictoires en confrontant les avis, etc. Ces processus vont jusqu'à la mise en oeuvre, avec les révisions stratégiques plus ou moins déchirantes que cela peut impliquer. En ce sens, la stratégie est duale : il y a le "quoi", c'est-à-dire les contenus de ce que veut faire l'entreprise (ses offres, ses marchés, ses compétences, les manoeuvres envisagées, ...) et il y a le "comment", c'est-à-dire la façon dont l'entreprise construit le quoi et le met en oeuvre (ce sont les processus stratégiques). Les ouvrages de stratégie traitent pour l'essentiel du quoi et très peu du comment, des processus, comme si les organisations savaient s'y prendre pour penser la stratégie dans le collectif des équipes dirigeantes, et qu'il est plus besoin de se préoccuper du contenu de leurs cogitations que des approches qu'elles adoptent pour fabriquer leur stratégie collectivement. Cet ouvrage éclaire la façon dont les organisations mènent des raisonnements stratégiques, s'alimentent grâce aux strates fonctionnelles et opérationnelles du management intermédiaire, conduisent ou font conduire des études, renforcent leurs répertoires d'interprétation et d'action ou parfois les dépassent. Les exemples présentés viennent de projets inter-organisationnels, de l'intrapreneuriat, de fusions-acquisitions, du dopage dans le sport, de l'antiterrorisme, de l'édition musicale, ... Les chapitres d'illustration sont courts et écrits dans un style alerte. L'ouvrage suggère que les processus stratégiques s'articulent autour de deux pôles : inertie endogène et proactivité endogène. L'un participe d'une logique conservatrice destinée à préserver en opérant comme une sorte de ciment dans l'espoir de sauvegarder ; l'autre participe du mouvement, de l'élan vital, de l'envie passionnée et de la prise de risque attachée à la prise d'initiative destinée à régénérer. Les processus stratégiques mobilisent ainsi des répertoires qui combinent inertie et proactivité : instinct de survie et capacité de mouvement. Ce cadre conceptuel sert de paire de lunettes pour observer les situations que les chapitres d'illustration nous donnent à voir.
Guillain Jean-Yves ; Autissier David ; Werlen-Esch
Face à un environnement de plus en plus changeant et complexe, les organisations doivent continûment adapter leurs modes de fonctionnement internes. S'appuyer sur l'intelligence collaborative est devenu, à cet égard, un enjeu majeur. En tant que nouvel actif stratégique, le collaboratif renforce, au niveau de l'organisation, le décloisonnement et l'agilisation et, au niveau individuel, la responsabilisation et le sentiment d'appartenance. Si de nombreux dispositifs collaboratifs existent déjà, peu encore permettent un traitement des programmes de transformation en mode inter-entreprises. Le SwitchLab, conçu en 2018 par deux spécialistes de l'innovation managériale, permet de façon originale de booster des projets d'organisation concrets. Cet ouvrage présente en détail les principes, modalités et apports de ce nouveau dispositif d'échange inter-organisationnel, tout en montrant de quelle façon il s'inscrit dans une logique "d'entreprise étendue", de "pair-à-pair" et de "collaboration ouverte".
Depuis plus d'un siècle, les outils de contrôle de gestion ont permis de répondre aux besoins de gestion de processus de plus en plus complexes. La nécessité de déléguer la prise de décision au plus près des acteurs de terrain tout en conservant une vision globale des processus a conduit au développement de nombreux outils qui vont du contrôle budgétaire au Balanced Scorecard en passant par le calcul des coûts et le reporting. Mais le contrôle de gestion n'est pas seulement un outil de coordination des processus, il est également un outil qui façonne les processus organisationnels et agit sur les interactions sociales et environnementales. Avec la numérisation massive de l'information et la multiplication des données, la recherche de l'efficience des processus a fait disparaître toute question anthropologique. Pourtant, par sa manière de collecter, de trier, d'analyser et de présenter l'information, le contrôle de gestion induit une certaine approche de l'être humain, de la société et de son environnement. Trois considérations sont déterminantes : Intégrer des informations économiques, sociales et environnementales. Etre le nud par lequel transitent les informations digitalisées, le point de contrôle qui assure la fiabilité et la pertinence des informations transmises. Donner du sens à des informations abstraites, en transformant des chiffres en une histoire porteuse de sens pour les employés, les actionnaires et toutes les parties prenantes de l'organisation.