Théo Mercier La Possession du monde n'est pas ma priorité Entretien avec Jean-Hubert-Martin ; textes de Chantal Pontbriand, Sohrab Mohebbi ; notices d'Aude Launay 22 × 30 cm 304 pagesLivre relié, cousu, toilé Langue : français / anglais Parution : février 2020 ISBN : 9782373720822 Prix : 35 ? Le studio de Théo Mercier et les Editions Dilecta travaillent conjointement sur le projet de monographie de l'artiste afin de dresser l'inventaire de sa production prolifique, particulièrement intéressante dans la mesure où l'artiste apporte dans le paysage de l'art contemporain français un champ d'interventions spécifiques qui ouvre les frontières des arts plastiques à proprement parler. Issu d'études d'ingénierie (et non du parcours classique des Beaux-Arts), l'artiste se permet tout dans ses interventions : il flirte avec la performance et la production sonore, s'affranchit du bon goût, pioche sans vergogne dans des cultures qui ne sont pas les siennes, s'empare des matériaux les plus triviaux qu'il mixe avec les plus nobles, croise les époques sans avoir peur de l'anachronisme... Ce livre, illustré par des photographies d'oeuvres et de studio, ainsi que par divers documents de travail, sera soutenu par des analyses critiques visant à éclairer les évolutions et les tendances de la production de Théo Mercier. La publication de La Possession du monde n'est pas ma priorité trouvera toute sa place en 2020, au moment de la création de son nouveau spectacle BIG SISTERS (création à Annecy), et de ses prochaines expositions dans ses nouvelles galeries (Proyectosmonclova, Mexico, Mexique, mai 2020 ; mor charpentier, Paris, septembre 2020).
Résumé : Un super imagier anglais avec 20 puces sonores ! Au fil des pages de cet imagier unique, le tout-petit découvre ses premiers mots et phrases en anglais. Il apprend les couleurs à Londres en écoutant et en répétant la phrase entendue sur les puces sonores : "The dress is blue" ou "The crown is yellow". Il découvre les chiffres dans une classe anglaise et compte les crayons. Destination le Canada pour découvrir ce qu'il aime manger : "I love pancakes". A New York, c'est une présentation de la famille : "This is my mom ! This is my dad ! ". Direction l'Afrique du Sud pour découvrir le nom des animaux sauvages et leurs cris. Un excellent outil d'apprentissage de l'anglais illustré avec humour par Julie Mercier. L'imagier qui parle anglais aux tout-petits ! Pour découvrir, écouter, apprendre les premiers mots d'anglais autour d'images drôles et joyeuses. Plus de 100 images à découvrir et 20 puces sonores à écouter.
Résumé : A partir de sources très diversifiées et rigoureusement exploitées, ce livre analyse la politique universitaire mise en oeuvre aux lendemains de 68 sous Charles de Gaulle, Georges Pompidou et Valéry Giscard d?Estaing. Pour comprendre cette période, où l?autonomie devient le maître-mot des discours sur l?enseignement supérieur, l?auteur a pris pour fil directeur l?action de l?historien René Rémond. Proche des élites gouvernementales et président de l?université Paris X-Nanterre entre 1971 et 1976, il se situe alors au coeur du processus de réforme. Avec empathie mais sans parti pris, l?auteur explore les modalités selon lesquels son "héros", en interaction, et parfois en compétition, avec les entourages ministériels, cherche à agir dans le jeu complexe de la politique de l?enseignement supérieur. Ce faisant, il éclaire d?une manière concrète et saisissante la combinatoire d?influences, de relations individuelles et de contingences qui détermine l?action publique. Il permet aussi de saisir un aspect central, bien qu?occulté, du rayonnement d?un grand universitaire français, souvent réduit à La Droite en France, ou à ses commentaires avisés de la vie politique et électorale. Cette étude fouillée et enlevée est essentielle pour qui souhaite comprendre les enjeux et les débats actuels sur l?Université. Elle constitue une contribution de premier plan non seulement à l?histoire et à la sociologie de l?enseignement supérieur, mais aussi à la connaissance des prises de décision sous la Cinquième république ainsi qu?à l?histoire de la vie intellectuelle française.
Mercier Théo ; Samsoen Delphine ; Bélaval Philippe
Après des expositions au musée de l'Homme, et au musée de la Chasse et de la nature, Théo Mercier développe ses talents d'artiste et de metteur en scène dans l'espace médiéval de la Conciergerie. Créé en 2021 par Théo Mercier à la Collection Lambert en Avignon en partenariat avec le Festival d'Avignon, OUTREMONDE constitue une " zone grise " où se rencontrent le white cube du musée et la boite noire de la salle de spectacle. Cette " exposition vivante " réunit les deux pratiques de l'artiste, celle de sculpteur et celle de metteur en scène. A partir d'une matière brute, le sable, et de partitions vivantes pour cinq performeurses, OUTREMONDE est une traversée métaphysique sur l'enfance, la métamorphose et les puissances créatrices de l'imagination. Le chapitre II d'OUTREMONDE est accueilli à la Conciergerie de Paris. L'exposition présente une large installation entièrement sculptée de sable, mettant en scène un raz-de-marée draguant avec lui une baleine, des pneus, des morceaux d'architectures, des déchets, des organismes vivants et des graffiti pariétaux...
Ryan Bartholomew ; Danto Arthur Coleman ; Martin J
Présentation de l'oeuvre de l'artiste, qui utilise des oeuvres préexistantes qu'il détourne pour dénoncer la consommation dirigée, l'érotisme mercantile ou encore l'américanisation forcée de nos existences.
Le bruit des bonbons - The Astounding Eyes of Syria aborde la force de langage de la confiserie et des objets quotidiens. L'oeuvre explore les condensations de l'histoire, la résistance de nos héritages passés. Si le bonbon est un transmetteur universel qui humanise les relations entre les individus, il est ici l'objet moteur qui a le pouvoir de rassembler, de transmettre comme de se souvenir. C'est à travers la confiserie syrienne, que l'installation évoque et partage des souvenirs qui survivent au temps et à l'horreur de la guerre. Elle tisse des temporalités à la fois vraisemblantes et réelles sur fond de traditions partagées. Beaucoup de Syriens se retrouvent aujourd'hui autour de leur héritage vivant dont les souvenirs collectifs et individuels engagent la survie d'un immatériel qu'on ne saurait faire plier, réduire et oublier. Le Louloupti est un véritable petit bonbon qui nous rappelle les Abaib Ghouwar, petits sabots syriens en sucre, le souk d'Al-Hamidiyah et la Booza qui sont aujourd'hui plus que jamais dans la mémoire des Syriens en Jordanie, en France, au Canada, en Italie... Ces confiseries, objets-images et de liens, réparent notre regard et réveillent notre capacité à voir et à mobiliser. Imaginées par Benjamin Loyauté, ces sucreries narratives sont des agents transmetteurs, des actants. Durant plusieurs siècles, les peuples arabes introduisent le sucre dans la pharmacopée. Au XVIe siècle, le sucre était vendu par les apothicaires. Le bonbon avait ses vertus que l'histoire ne lui a pas depuis, reprises. Découverte en Syrie par Max Mallowan en 1937, l'idole aux yeux est une sculpture qui intrigue toujours et dont la fonction n'a jamais été véritablement tranchée. Le Louloupti dessiné à partir de cette archéologie est aussi spéculatif que tangible. En meringue et à la rose de Damas, il aurait aussi la fonction de prolonger le temps et les souvenirs comme de préserver l'avenir... En collectant les mots, les histoires et les "mémoires sucrées" de ses amis syriens sur des cartes postales, l'artiste et designer participe à la protection d'une culture dont la trace forme une armure. L'installation est une expérience "fictio-fonctionnelle" , où les objets-mots ont une force perlocutoire. Benjamin Loyauté utilise pour la première fois le terme design sémantique en 2014. Il définit alors le design comme un langage et développe ses premières installations autour des actes de langage. Il engage depuis une réflexion sur la géopolitique du design, nos sociétés contemporaines et l'ensemble de ses actes conditionnés par la langue, la culture, le temps et l'espace. "Les objets sont comme des mots et mes installations comme des histoires, aussi factuelles que spéculatives elles révèlent nos comportements, affectent nos certitudes et notre perception des choses" . B. L.
Le parcours de Heinz Mack se déploie depuis 1950, à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf, alors encore en pleine reconstruction, où il effectue ses premières recherches graphiques et découvre les avant-gardes historiques. Après des études de philosophie à l'université de Cologne de 1953 à 1955, il effectue de nombreux voyages au Sahara où ses réalisations, dès 1962, préfigurent le land art. 1957-1966 est une période-phare : Heinz Mack est, avec Otto Piene puis Günther Uecker (celui- les rejoint en 1962), le fondateur et l'acteur central de ZERO, une entité artistique à géométrie variable qui réforme le principe même de l'art abstrait à l'aune de la peinture monochrome, du mouvement, de la phénoménologie et des sciences cognitives, sans oublier les années 1970 et 1980, pendant lesquelles nombre de ses sculptures, volontiers monumentales, intègrent l'espace urbain allemand. Sur sa carte de visite, Heinz Mack se présente en qualité de "sculpteur et peintre" . L'ordre de ces mentions est important : il fait prévaloir la modulation de la matière dans l'espace sur la création d'images à la surface du tableau. Autrement dit, même les toiles que l'artiste tend sur châssis dès le milieu des années 1950 sont recouvertes d'une matière dont les empâtements abondants les tirent vers ce domaine intermédiaire de l'histoire de l'art, situé entre la peinture et la sculpture, qu'est le relief. Ces reliefs, quant à eux, sont à proprement parler des sculptures murales, c'est-à-dire que leurs éléments forment une saillie conséquente par rapport au plan sur lequel ils sont fixés. Comme des sculptures en ronde-bosse, ils sont constitués le plus souvent de matériaux traditionnels (peinture, métal, bois, pierre, verre, plexiglas, plâtre ou sable) et traités avec des outils d'atelier qui le sont tout autant. Pourtant, contre toute attente au vu de cette description matérielle et technique, leur apparence demeure insaisissable, toute fixation mentale ou photographique semble impossible. Cette apparence, donc, consiste en un jeu perceptif incessant avec la lumière et l'espace réel. La matière y semble littéralement consumée par les jeux de réflexions et l'oeuvre n'existe que dans un double mouvement d'apparition et de disparition. Il s'agit là d'un paradoxe, indissociable de l'histoire du cinétisme et de l'art perceptuel dont Heinz Mack fut un acteur central, entre l'évidence du fait matériel et la complexité de ses effets. Une même tension s'applique à l'arborescence de la vie de l'artiste, qui ne saurait être abordée avec fidélité depuis un point de vue fixe ou selon une perspective centrale". Matthieu Poirier "J'ai toujours recherché la simplicité parce que le monde déborde d'images et celles-ci n'apportent que de la confusion. Mais cette simplification, précisait-t-il, ne saurait être assimilée à un appauvrissement : elle produit de l'énergie". Heinz Mack
Pour la première exposition à caractère rétrospectif d'Anne et Patrick Poirier en France, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole réunit une quarantaine d'oeuvres majeures de l'un des tout premiers et rares couples d'artistes. Danger Zones, titre choisi à dessein par Anne et Patrick Poirier, reprend celui donné à l'une de leurs pièces, emblématique et prémonitoire, de 2001. Il témoigne du caractère visionnaire de leurs intuitions, nourries par leur observation attentive et distanciée de l'histoire passée et du cours du monde actuel. Il réaffirme avec éclat la pertinence de leurs questionnements au centre de leur oeuvre polymorphe et poétique : la fragilité des civilisations et de la nature, le rôle primordial de la mémoire et de son fonctionnement, antidote à la tyrannie du temps, les désordres des guerres et les menaces pesant sur la connaissance".