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Les assises de l'imposture
Mercédès Rita
CORNELIUS
35,50 €
Épuisé
EAN :9782360812097
D?où viennent les étranges dessins rassemblés dans ce non moins étrange ouvrage ? Certains prétendent qu?ils auraient été dessinés par une dénomée Prody Pierce à partir de carnets de notes et d?esquisses trouvés dans une mystérieuse malle. D?autres supposent qu?il s?agirait d?une rocambolesque histoire de plagiat entre deux artistes rivaux. Une autre rumeur affirme quant à elle que ces représentations serviraient simplement de support d?interprétation à l?usage de psychologues déjantés...À l?instar d?un trésor antique exhumé sur le site archéologique d?une civilisation disparue, cette série d?illustrations conserve tout ses secrets. Plus personne ne parle désormais l?énigmatique langage qui se déploie au fil des pages. Les individus préservent leur anonymat, les scènes leur impénétrabilité. De l?ensemble naît un monde flottant, une ambiance feutrée au goût d?entre-deux qui n?aurait rien à envier aux tableaux de Magritte ou aux dessins de Topor et de Bill Plympton. Dans ce microcosme vaporeux où les corps se déforment et se mystifient, il faut accepter d?abandonner son bon sens pour savourer l?imposture. Notes Biographiques : On raconte que Rita Mercedes serait née sur une planète miroir de forme ovoïde où vivent des entités, des personnages et des situations qui cherchent à se réincarner dans notre monde. Sensibilisée depuis son plus jeune âge à la terrible condition de ces existences flottantes, elle s?évertue depuis à leur offrir une réalité palpable que se soit dans la presse ou dans les livres. Après des études en forme de carré et de triangle, elle se met à transmettre ses compétences géométriques dans une école d?architecture à Paris. Mais les perspectives se tordent et se déploient dans l?esprit de Rita et, très vite, elle ne peut s?empêcher de propager les phénomènes inexplicables qui habitent son esprit. Après un premier recueil d?illustrations paranormales publié chez Jean-Pierre Faur éditeur, elle récidive 17 ans plus tard et commet une bande dessinée aquatique peuplée de créatures abyssales éditée par L?Association. Grande amatrice du brouillage de pistes Rita Mercedes illustre ses propres textes et, inversement, légende ses dessins sous forme d?ouvrages à éditer. Autrice ou personnage fictif, mais qui est donc Rita Mercedes ?
Ecrivain qui chevauche deux cultures, française et cubaine, la comtesse Merlin (1789-1853) naquit à la Havane sous le nom de Maria de las Mercedes Santa Cruz y Montalvo. Cette réédition de ses réflexions sur l'esclavage affirme son droit d'appartenance aux deux traditions et la rétablit comme un des écrivains fondateurs de la littérature transnationale cubaine. Ses textes, qui ne sont pas à un paradoxe près, sont accompagnés d'autres écrits de membres de l'élite cubaine qui participent à la polémique esclavagiste durant la première moitié du 19e siècle. Ils éclairent la situation complexe sur la traite à Cuba et jettent une lumière nouvelle sur l'abolition de l'esclavage aux Antilles. " Le tissage transculturel se distinguerait de l'hybride, qui fige le résultat de l'hybridation pour faire souche à son tour. Il permettrait plutôt de partager plusieurs cultures sans en trahir aucune. Il ne serait ni un état cristallisé, ni une métamorphose accomplie, mais un mouvement sans repos, un devenir incessant, ouvert au grand large d'une universalité plurielle. " Daniel Bensaïd
Mercédès SORET, artiste peintre française, s'inspire de sculptures célèbres et les réinterprète en couleur et dans un style très contemporain. Les calendriers Calvendo sont des produits haut de gamme - avec ces plus qui font la différence : nos calendriers présentent bien toute l'année grâce à leur papier de qualité supérieure et leur reliure à spirales pour une manipulation des pages plus aisée et une tenue parfaitement droite contre le mur. Un film plastique transparent protège la couverture de ces calendriers toujours plus solides, qui se déclinent désormais en cinq langues. Offrez-vous un calendrier Calvendo qui reste beau tout au long de l'année. Ce calendrier à succès a été réédité cette année avec les mêmes images et une grille calendaire mise à jour. Dieser erfolgreiche Kalender wurde dieses Jahr mit gleichen Bildern und aktualisiertem Kalendarium wiederveröffentlicht.
Mercedes Lackey est née en 1950 à Chicago, États-Unis. Elle a toujours écrit, par ennui au début et parce qu'elle n'avait jamais assez de lecture, puis parce qu'elle ne pouvait plus s'en passer. C.J. Cherryh et Marion Zimmer Bradley l'ont parrainée à ses débuts. Mercedes Lackey est mondialement renommée pour son cycle de Valdemar qui compte à ce jour une vingtaine de romans.
Quelque part dans un pays lointain, deux hommes errent sur les plages en quête d'amis ou de tranquillité. Après avoir dégoté un bateau dans de louches conditions, ils embarquent pour une croisière à la dérive, pleine de créatures surprenantes, d'angoisses et de splendeurs au milieu d'une mer sombre et agitée. Ce voyage, entamé pour tromper l'ennui, les amène à accoster en des terres hostiles, peuplées tantôt de sirènes, d'Ostraciens ou de touristes. Ils doivent lutter contre des Visigres, monstres marins "parfaitement identifiables à son poil sous les bras" , ou des naufrageurs sauvages. Leurs rêves de gloire se brisent sur un brutal retour à la réalité, qui inaugure encore de nouveaux songes. Rita Mercedes élabore dans ce récit de voyage loufoque une ethnographie fantaisiste, en des tons que ne renieraient pas Lewis Carroll ou Jonathan Swift. Cette fiction débridée, véritable aventure pour le lecteur, est servie par un trait d'une finesse absolue : le dessin est superbe, on le savoure à chaque page en se laissant bercer par des flots meurtriers.
Les nouvelles réunies dans ce volume ont toutes été publiées dans la légendaire revue Garo. Cette publication d'avant-garde, sur les traces du gek'iga, le mouvement fondé en 1957 par Voshihiro Tatsumi pour rompre avec la tradition enfantine du manga, ouvrait le genre à l'âge adulte. Fondée en 1964, elle accompagna tout au long des années 60 et 70 la jeunesse protestataire qui voyait en elle une forme de contestation de l'establishment. Kusunofei avait une vingtaine d'années quand il publia ces histoires, dans un lapon qui se remettait à peine de sa défaite et des conséquences de la seconde guerre mondiale. Ses nouvelles parviennent à créer un lien entre le lapon traditionnel et la société d'après-guerre marquée par la censure, le culte du travail, l'érosion des traditions et un anti-américanisme virulent. Comme Susumu Katsumata (Neige Rouge, Cornélius), il s'attache à décrire la vie quotidienne du peuple, tout en y insufflant une dimension plus épique. A travers des genres aussi variés que le conte japonais traditionnel, la chronique urbaine ou le récit de samouraï il décortique l'ambiguïté des rapports humains. Mettant à nu les sentiments qui unissent les êtres, les raisons pour lesquelles ils s'attirent et les malentendus qui les séparent, Kusunoki parvient, à travers un style limpide, à exprimer ce qui ne l'est pas... Un auteur immense qu'il est urgent de redécouvrir et de célébrer.
Les histoires réunies dans ce volume complètent La promesse, achevant de rendre disponible l'intégralité des récits composés par Shohei Kusunoki. Elles ont pour la plupart été publiées dans Garo la légendaire revue d'avant-garde fondée en 1964 qui a révélé des auteurs aussi incontournables que Yoshiharu Tsuge Yoshihiro Tatsumi (édités tous deux chez Cornelius), accompagnant pendant les décennies 1960 et 1970 une jeunesse réfractaire au conservatisme de la classe dirigeante. Shohei Kusunoki a imaginé ces histoires entre 1968 et 1974 dans un Japon qui cherchait à se réinventer par une course à la modernité peu soucieuse du sort des classes populaires. Comme son ami Susumu Katsumata (Neige rouge, Cornelius), il fut marqué par l'apparition de Yoshiharu Tsuge, qu'il fréquenta à cette époque et dont l'influence se retrouve dans plusieurs des récits regroupés ici. Délaissant le registre contemporain sans renoncer à parier de son époque, Shohei Kusunoki s'attache à décrire avec justesse la vie du peuple, tout en lui insufflant une dimension épique. Au travers de genres aussi codés que le conte traditionnel ou le récit de samouraï, il décortique l'ambiguïté des rapports humains. Mettant à nu les sentiments qui unissent les êtres, les raisons pour lesquelles ils s'attirent et les malentendus qui les séparent, Shohei Kusunoki parvient, à travers un style limpide, à exprimer ce qui ne l'est pas. Un auteur immense qu'il est urgent de redécouvrir et de célébrer. Shohei Kusunoki est né le 17 janvier 1944 à Tokyo. souffre très jeune de graves problèmes cardiaques qui l'éloignent de l'école et le contraignent à rester le plus souvent inactif. C'est pendant : ces longues journées d'école buissonnière forcée que le jeune Shohei développe son intérêt pour les mangas, qu'il loue dans les librairies de prêt de son quartier. Il fonde un fanzine avec quelques ara qui aspirent comme lui à devenir mangakas. Ses auteurs favoris sont alors Tokao Saitô (Golgo 13, Glénat) ou Hiroshi Hirata (L'Ame de Kuydo, Akato). Mais son admiration se concentre plus particulièrement sur le grand Sanpei Shirato (Kamui-den, Kana), dont Shohei Kusunoki deviendra l'assistant en 1961, à dix-sept ans. Il publie ses propres histoires en tant qu'auteur à partir de 1964, notamment dans la revue Garo où il portage ne saine émulation auprès de Shin'ichi Abe (Un Gentil Garçon, Cornelius), Yoshiharu Tsuge (anthologie en sept volumes chez Cornelius) et Susumu Katsumata (Poissons en eaux troubles, Le Lézard noir), avec lequel il partagera un véritable compagnonnage. Cette carrière prometteuse est malheureusement interrompue par la maladie, qui le rattrape pendant l'été 1973.Il décédera l'année suivante à l'âge de 30 ans, avant que ne soient publiés les recueils qui lui valent le souvenir ému de ses admirateurs, dont nous espérons que cette traduction accroîtra le nombre.