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Giono. Paysages
Mény Jacques ; Morello André-Alain ; Quaranta Jean
PU PROVENCE
30,00 €
Épuisé
EAN :9791032005026
Tout le monde connaît la Provence de Giono, mais moins ses paysages espagnols ou italiens. Ce volume montre la modernité de ce précurseur de l'écopoétique et la façon dont le paysage, personnage à part entière, habite son oeuvre. Giono est gourmand de paysages. Il regrettait le peu de cas fait du paysage chez deux de ses auteurs favoris, Machiavel et Stendhal. Du premier, il écrit : "Nicolas ne nous renseigne guère sur le paysage qui l'entoure". Stendhal, pour sa part, note en marge de l'écriture de ses romans "Ici paysage, ici description" sans pour autant le faire, "mais moi", ajoute Giono, "à ce moment-là, j'avais besoin d'une description, d'un arbre, d'une herbe, d'un bruit dans la nature...". Giono a mis le paysage au coeur de son oeuvre et a beaucoup réfléchi à sa fonction romanesque. Cet ouvrage, auquel ont collaboré les meilleurs spécialistes internationaux de son oeuvre, propose une exploration paysagère de l'oeuvre de l'écrivain trop souvent cantonné à la Provence. Il passe en revue le paysage au travers de ses différents aspects, dans un mouvement qui conduit du plus familier au plus surnaturel : les lieux du paysage (villages, jardins, parcs, forêts, cataclysme), les territoires du paysage (Provence, Italie, Espagne), le paysage dans le "cycle du Hussard" (Stendhal, la lumière et l'ombre), les thèses que porte le paysage (discours sur la guerre, utopie et dystopie), l'écopoétique (l'olivier, les métamorphoses d'un paysage en perpétuel mouvement), le labeur du paysage (traduction et genèse textuelle) et enfin ses médiums (métatextualité, peinture, couleur, cinéma).
Qu'est-ce que la corruption, sinon un échange plus ou moins clandestin qui permet d'obtenir des avantages que l'application des règles en vigueur n'aurait pas permis d'avoir ? Elle procure des passe-droits grâce aux faveurs accodées par le bénéficiaire de l'avantage. La corruption, en France, opère dans un climat qui lui est fortement favorable. Dans un univers de règles générales et impersonnelles, une grande partie des énergies des citoyens et des médiateurs que sont les élus politiques est consacrée à obtenir de l'Administration des exceptions, des arrangements. Pour éviter que la machine bureaucratique ne se bloque, il faut multiplier dérogations et exceptions. Le pantouflage de hauts fonctionnaires _ qui n'est pas d'hier mais prend de nos jours une ampleur inquiétante _ et le cumul des mandats _ une pratique systématique devenue une "seconde nature" _ n'ouvrent pas seulement la porte aux abus, mais encore constituent une tentation structurelle permanente. Sans que ces habitudes constituent généralement des "affaires" où les individus seraient moralement coupables, elles créent en tout cas la conviction que toute règle est négociable et traduisent l'ignorance du conflit d'intérêt. Un autre facteur est également propice à l'indulgence, voire à la complaisance dont bénéfice la corruption : le cynisme avec lequel les Français considèrent le pouvoir, qu'il soit politique ou administratif. Au discours des élites, pour qui la corruption est marginale _ ou alors se justifie au nom du moindre mal _ s'oppose le sentiment populaire, selon lequel la corruption est si générale que tous les détenteurs de pouvoir sont plus ou moins compromis. Pourtant, cette opinion pessimiste ne débouche pas sur une mobilisation, mais plutôt sur une attitude passive et désabusée. Les Français sont en quelque sorte mithridatisés par des pratiques dans lesquelles le passe-droit politique ou amical prépare la voie à la corruption pure et simple... Toutefois, l'ampleur prise à tous les niveaux de l'Etat par la corruption rampante suscite aujourd'hui une réaction de rejet dangereuse pour la classe politique, et périlleuse pour la démocratie elle-même. Plus que d'une réforme de l'Etat, la France a besoin de changer ses moeurs politiques. Yves Mény est professeur de science politique à l'Institut d'études politiques de Paris.
A mon amour de jeunesse" est une invitation à replonger dans l’adolescence et revivre l’univers des lycéens, leurs premiers amours et déceptions. Inspiré de la jeunesse de l’autrice, ce roman explore la difficulté pour les adolescents de découvrir le sentiment amoureux, si complexe. Les relations qui se tissent le long des pages évolueront jusqu’à l’âge adulte des personnages, illustrant que l’amour sincère existe bel et bien à l’adolescence et peut résister aux épreuves du quotidien.
L'ingénierie politique a connu un succès foudroyant après les Révolutions américaine et française, et a évolué de pair avec le développement du constitutionnalisme. Pour la première fois, des "modèles" se substituaient aux utopies et étaient proposés à la réflexion, à la critique et à l'action des gouvernés et des gouvernants. Cet engouement, déjà amorcé au XVIIIème siècle avec la célébration - quelque peu mythifiée - de la constitution anglaise, ne cessera de s'amplifier au XlXème siècle. En effet, de nouvelles nations émergent et le mimétisme institutionnel gagne du terrain, notamment dans le champ administratif. Au XXème siècle enfin, la technologie de l'import-export institutionnel, de l'imitation plus ou moins servile de référents idéal-typiques, devient quasi-caricaturale avec l'effondrement des empires (austro-hongrois, ottoman) d'abord, l'émergence de superpuissances ensuite, la décolonisation enfin. Ces greffes, plus ou moins artificielles dans des systèmes étrangers, suscitent parfois des réactions de rejet dont témoignent de nombreuses faillites dans les pays du tiers-monde. Mais les cas de réussite ne manquent pas, pour peu qu'une habile politique d'adaptation et d'ajustement ait été conçue par les promoteurs de ces réformes. C'est à une réflexion sur ces technologies, sur les stratégies qui les ont portées, sur les élites qui les ont promues, qu'invitent les contributions de ce volume dans une double dimension temporelle - du XVIIIème à nos jours - et spatiale, de l'Amérique du nord et du sud à l'Est européen, des pays colonisateurs aux pays colonisés.
Il n'est guère de thème de la politique moderne qui n'ait été discuté, vécu et affronté par le premier système démocratique inventé dans une cité de taille modeste aux 4e et 5e siècles avant notre ère. Trois mille ans après l'émergence de cette prodigieuse utopie, la grammaire du "bon gouvernement" est celle qu'ont utilisée Solon ou Clisthène, Périclès, Platon, Aristote ou Plutarque. Les Grecs ont créé et imaginé les concepts pour lesquels nous combattons et ferraillons encore aujourd'hui : participation, délibération, égalité devant la loi, assemblée, démocratie directe, contrôle démocratique, citoyenneté, autochtonie, etc. L'héritage grec est plus moderne que jamais à un moment où les formes contemporaines de la démocratie sont en crise et alors que des mouvements radicaux américains réclament la suppression des études classiques accusées d'être un instrument de l'esclavagisme et des théories de la suprématie blanche. Les mythes, la philosophie, les institutions grecques peuvent encore nous apprendre beaucoup, même sur Donald Trump, les Gilets jaunes ou le "déficit démocratique" de l'Union européenne.