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RAMSES II. Souverain des souverains
Menu Bernadette
GALLIMARD
16,20 €
Épuisé
EAN :9782070534425
Ramsès II, pharaon de la XIXè dynastie, a régné soixante-sept ans, de -1279 à -1213. A sa mort, à quatre-vingt-dix ans passés, il fut enseveli dans la tombe n° 7 de la vallée des Rois. En 1881, on retrouva sa momie, dans une simple cachette, à même la falaise de Deir al-Bahari. Les traits de son visage, ses mensurations, la couleur de ses cheveux nous sont connus, les temples qu'il éleva, à Thèbes, à Abou Simbel, reçoivent des millions de visiteurs : il est le personnage historique le plus familier de cette fin du XXè siècle. Mais d'où lui venait, en son temps, cette renommée ? Comment le souverain des souverains gouverna-t-il une Egypte qui s'étendait du Soudan à la Syrie ? Par quels rites assura-t-il la grandeur et le bien-être de son pays ? En revenant aux documents fondateurs de la fonction royale, Bernadette Menu, juriste et historienne, montre que Ramsès II, tout en se situant dans la lignée de ses plus brillants prédécesseurs, Thoutmosis III et Amenhotep III, fut réellement le pharaon par excellence : un être exceptionnel, prémédité, élu et engendré par les dieux pour poursuivre sur terre leur ?uvre créatrice.
Ressources principales des pays du Proche-Orient qui, rayonnant à partir des vallées du Nil, du Tigre et de l'Euphrate, furent d'importants foyers de civilisation dès la plus haute Antiquité, l'agriculture et l'élevage ont non seulement façonné des paysages, mais contribué à l'organisation sociale sous l'égide des pouvoirs politiques et idéologiques qui maîtrisaient ou tout au moins contrôlaient les enjeux de l'économie. La tradition littéraire relative à la condition paysanne dans l'Antiquité proche-orientale nous renvoie, du monde rural, une image plutôt négative et chargée dont les modèles socio-économiques des temps modernes et contemporains ont encore grossi les traits. Des notions comme l'esclavage ou le servage, empruntées aux sources directes de notre droit occidental, ont en outre été presque automatiquement appliquées aux situations de la dépendance rurale dans l'Antiquité égyptienne et proche-orientale. Or, l'examen averti et objectif des sources textuelles et iconographiques nous fait découvrir, en parallèle à l'exemple languedocien des XIIe-XIIIe siècles, une palette très large et extrêmement nuancée des réalités de la condition paysanne. Les aspects économiques, politiques et socio-juridiques de la dépendance rurale en Égypte ancienne et en Mésopotamie, sur une période allant du IIIe millénaire au ne siècle avant notre ère, sont scrutés avec soin dans cet ouvrage par des savants venus d'horizons très différents. La confrontation de leurs points de vue aboutit à des résultats scientifiques qui constituent un apport fécond et novateur aux sciences humaines.
Les territoires géographiques de notre recherche s'étendent, sur le continent asiatique, de la rive orientale de la mer Méditerranée au golfe Persique et aux bords de la mer Rouge ; sur le continent africain ils sont représentés par l'Egypte, le Sinaï (asiatique) formant la charnière entre les deux continents. Cet espace terrestre continu - que l'on peut appeler proche-oriental - a vu naître les foyers d'une civilisation extrêmement précoce marquée, dès le IVe millénaire, par l'invention de l'écriture, la naissance des Cités et des Etats, la constitution de systèmes idéologiques et juridiques, et les ferments d'une interrogation religieuse et philosophique - dont nous sommes les héritiers. Dans l'Antiquité, cet espace peut être légitimement subdivisé, en raison de l'évolution historique de chacune et des relations tantôt pacifiques et souvent tumultueuses qu'elles nouèrent ensemble, en trois grandes régions : la Mésopotamie, le Levant et l'Egypte. Au cours de ses trois dernières rencontres annuelles, le Séminaire Ardéchois de Droit Egyptien Ancien a mené, avec une bibliste et une assyriologue, une réflexion commune sur des sujets aussi fondamentaux que la responsabilité et la culpabilité et, en amont, les interdits, la faute, la punition, et les très riches courants de pensée qu'ils suscitèrent dans les domaines du juste et du sacré, parfois distincts, souvent mêlés. Ce sont quelques-uns de nos travaux passionnants sur ces sujets que nous proposons dans ce numéro aux lecteurs de Droit et Cultures.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.