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La dépendance rurale dans l'Antiquité égyptienne et proche-orientale
Menu Bernadette ; Leclant Jean
IFAO
29,00 €
Épuisé
EAN :9782724703832
Ressources principales des pays du Proche-Orient qui, rayonnant à partir des vallées du Nil, du Tigre et de l'Euphrate, furent d'importants foyers de civilisation dès la plus haute Antiquité, l'agriculture et l'élevage ont non seulement façonné des paysages, mais contribué à l'organisation sociale sous l'égide des pouvoirs politiques et idéologiques qui maîtrisaient ou tout au moins contrôlaient les enjeux de l'économie. La tradition littéraire relative à la condition paysanne dans l'Antiquité proche-orientale nous renvoie, du monde rural, une image plutôt négative et chargée dont les modèles socio-économiques des temps modernes et contemporains ont encore grossi les traits. Des notions comme l'esclavage ou le servage, empruntées aux sources directes de notre droit occidental, ont en outre été presque automatiquement appliquées aux situations de la dépendance rurale dans l'Antiquité égyptienne et proche-orientale. Or, l'examen averti et objectif des sources textuelles et iconographiques nous fait découvrir, en parallèle à l'exemple languedocien des XIIe-XIIIe siècles, une palette très large et extrêmement nuancée des réalités de la condition paysanne. Les aspects économiques, politiques et socio-juridiques de la dépendance rurale en Égypte ancienne et en Mésopotamie, sur une période allant du IIIe millénaire au ne siècle avant notre ère, sont scrutés avec soin dans cet ouvrage par des savants venus d'horizons très différents. La confrontation de leurs points de vue aboutit à des résultats scientifiques qui constituent un apport fécond et novateur aux sciences humaines.
Réduite à sa thèse manifeste, explicitée au cœur de la polémique contre la nouvelle philosophie critique, L'Idéologie allemande installe son objet dans l'innocence d'un reflet, dans l'involontaire d'une croyance, dans la sincérité d'une illusion que partagent ceux-là mêmes qui l'élaborent - les " idéologues " de la classe dominante - et, tout autant, ceux qui la dénoncent comme telle et qui pensent ainsi changer le monde en corrigeant des représentations - les philosophes " critiques " allemands. Mais, dans les interstices de ce texte, et plus nettement encore dans le premier livre du Capital, la référence expresse de Marx, à travers le XVIIIe siècle, à ces archétypes de la fonction politico-idéologique et à ces spécialistes de la régulation sociale qu'étaient les prêtres de l'Egypte initiateurs des cultes idolâtriques, fait basculer la thèse de l'innocence de la production idéologique dans son extrême opposé. L'idéologie dominante devient alors une mystification calculée, un jeu d'artifices, un outil de l'influence, une force d'assujettissement à des simulacres construits, s'exerçant en direction des producteurs dominés, et manœuvrée depuis une position de savoir apte à exclure toute " illusion " sur son origine, son lieu d'application et ses conséquences matérielles : la reproduction des rapports de production et de la division du travail, dont la caste sacerdotale est elle-même le produit. Ces deux thèses en conflit latent fournissent la structure et les termes réels de la problématique idéologique chez Marx : du dépassement de leur opposition dépend aujourd'hui, pour une grande part, la nouvelle intelligence de la lutte idéologique.
Les territoires géographiques de notre recherche s'étendent, sur le continent asiatique, de la rive orientale de la mer Méditerranée au golfe Persique et aux bords de la mer Rouge ; sur le continent africain ils sont représentés par l'Egypte, le Sinaï (asiatique) formant la charnière entre les deux continents. Cet espace terrestre continu - que l'on peut appeler proche-oriental - a vu naître les foyers d'une civilisation extrêmement précoce marquée, dès le IVe millénaire, par l'invention de l'écriture, la naissance des Cités et des Etats, la constitution de systèmes idéologiques et juridiques, et les ferments d'une interrogation religieuse et philosophique - dont nous sommes les héritiers. Dans l'Antiquité, cet espace peut être légitimement subdivisé, en raison de l'évolution historique de chacune et des relations tantôt pacifiques et souvent tumultueuses qu'elles nouèrent ensemble, en trois grandes régions : la Mésopotamie, le Levant et l'Egypte. Au cours de ses trois dernières rencontres annuelles, le Séminaire Ardéchois de Droit Egyptien Ancien a mené, avec une bibliste et une assyriologue, une réflexion commune sur des sujets aussi fondamentaux que la responsabilité et la culpabilité et, en amont, les interdits, la faute, la punition, et les très riches courants de pensée qu'ils suscitèrent dans les domaines du juste et du sacré, parfois distincts, souvent mêlés. Ce sont quelques-uns de nos travaux passionnants sur ces sujets que nous proposons dans ce numéro aux lecteurs de Droit et Cultures.
A Dendara, le domaine d'Horus est indépendant de celui d'Hathor ; diverses processions reliaient cependant les deux espaces sacrés. Horus était le maître de Dendara, époux d'Hathor maîtresse de Dendara, et Edfou et Dendara ne forment qu'un seul nome. Les deux divinités incarnent la royauté, masculine et féminine, transmise par Rê d'Héliopolis. Totalement inédits jusqu'à présent, les textes et représentations de l'édifice constituent l'ultime production sacerdotale d'une ville déjà florissante à l'Ancien Empire.