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Vocabulaire critique de l'intelligence artificielle
Ménissier Thierry
HERMANN
28,15 €
Épuisé
EAN :9791037045843
Adoptant des formes variées, l'intelligence artificielle se déploie de manière massive et transforme les activités sociales et humaines. Ce déploiement impose une logique particulière qui repose sur certains termes formant un langage, que cet ouvrage entend examiner afin d'élucider la transformation algorithmique à travers le langage qui la justifie. Ce langage est abordé de manière à en permettre la réflexivité : ce "vocabulaire critique" vise la reconstitution du jugement critique à l'ère des bouleversements technologiques, sociaux et politiques induits par le déploiement de l'IA. Sont ici réunies des contributions originales sous un format court, classées par entrées alphabétiques. Chacune des entrées informe d'abord de la réalité scientifique, technique, organisationnelle et sociale des aspects de l'IA considérés, puis en fournit une critique argumentée et, enfin, met en exergue quelques références ; celles-ci constituent le reflet de l'immense littérature déjà disponible en IA ou sur l'IA. Cette approche lexicale, présentée de manière plurielle, permet en définitive d'apercevoir ce qui n'est jamais présenté de manière explicite : le projet de l'algorithmisation des sociétés contemporaines.
L'idée d'empire, dont l'emploi semble aujourd'hui connaître un retour en force, a été utilisée pour désigner des contextes historiques très différents, et afin d'élucider des logiques politiques extrêmement variées. Le présent volume réunit les contributions de philosophes, d'historiens, de politistes et de juristes dans le double but de la clarifier et d'évaluer sa pertinence. Politique, l'idée d'empire paraît nécessairement se fonder sur la domination ; cependant, qu'est-ce qu'une politique d'empire ? Et tout empire est-il nécessairement impérialiste ? Si, du point de vue historiographique, la notion d'empire semble constituer un outil approprié pour penser certaines configurations et certains moments de civilisation, pourrait-on penser l'histoire du monde sans y faire référence ? Parce que sur le plan des relations internationales, elle désigne une unité qui coordonne des nations éventuellement antagonistes, la notion d'empire ne semble pas compatible avec les exigences démocratiques modernes. Mais juridiquement parlant, la souveraineté impériale du pays dominant est-elle définitivement négatrice des souverainetés nationales et des libertés de ceux qui lui sont soumis ? Ou bien, justement parce qu'elle fournit une unité à cette irréductible diversité, est-il possible de justifier certaines formes d'empire ? Enfin, de notables élaborations philosophiques ont, grâce à l'idée d'empire, lié la réflexion sur la civilisation, la prescription d'une spiritualité et la représentation du monde comme unité. Une telle conception de l'empire offre-t-elle une alternative à celle qui l'envisage en fonction de la seule puissance ? L'idée moderne d'universalité des Droits de l'homme est-elle cohérente ou contradictoire avec un tel modèle ? En examinant de nombreuses expériences impériales de référence, et en analysant les arguments qui furent régulièrement déployés en faveur ou en défaveur de l'empire, ce volume espère apporter des éléments de réponse à ces questions.
Pourquoi les artistes modernes et contemporains ont-ils, aussi obstinément, exploré et utilisé les ressources de l'empreinte, cette façon en quelque sorte préhistorique d'engendrer les formes? En quoi le jeu, apparemment si simple, de l'organe (la main...), du geste (enfoncer...) et de la matière (le plaire...) accède-t-il à la complexité d'une technique et d'une pensée de la "procédure". En quoi cette technique, qui d'abord suppose le contact. Transforme-t-elle les conditions fondamentales de la ressemblance et de la représentation? A quel genre d'érotisme ce travail du contact donne-t-il lieu? Quelle sorte de mémoire et de présent, quelle sorte d'anachronisme l'empreinte propose-t-elle à l'histoire de l'art aujourd'hui? A ces questions le présent essai tente de répondre en retraçant une histoire synoptique de l'empreinte, mais aussi en modifiant nos façons habituelles de regarder l'image dans sa singularité: depuis le modèle optique, voire métaphysique, de l'imitation obtenue vers celui, tactile et technique, de son travail en acte. Cela pour modifier nos façons habituelles de comprendre chaque ?uvre d'art celle de Marcel Duchamp prise ici comme cas exemplaire dans son historicité: depuis le modèle déductif qui peut nous faire imaginer un mouvement de "progrès" du modernisme au postmodernisme, vers un modèle plus complexe qui tient compte des intrications de temporalités hétérogènes dont toute image est faite.
Résumé : Cet ouvrage aborde quarante et une notions de base du langage de philosophie politique et restitue leur signification usuelle, puis décrit les situations historiques et théoriques qui constituent leur histoire conceptuelle.
Résumé : Le projet du présent volume est de tenter de définir en quoi le Prince de Machiavel innove dans la pensée du politique. Pour y parvenir, les apports théoriques des principaux chapitres de l'?uvre ont été successivement examinés. Si le Prince a une spécificité importante dans toute la production intellectuelle et politique liée à la crise de Florence au tournant du XVe et du XVIe siècles, c'est précisément en raison du retrait ou de la prise de distance par rapport à l'histoire immédiate dans laquelle il s'inscrit pourtant. Ce retrait ouvre l'espace d'un renouvellement de la problématique politique ; c'est à partir de lui qu'on peut rendre compte des innovations majeures de Machiavel touchant l'analyse géopolitique des principautés, le traitement de l'urgence et de l'innovation politiques, l'élucidation de la rencontre entre l'homme d'Etat et la conjoncture qui fait à la fois le héros et l'événement, la définition d'un nouvel art politique de gouverner directement lié à l'état d'urgence ; en somme, la mise en place d'une nouvelle grille d'intelligibilité historico-politique.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.