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Le roi fontaine de justice. Pouvoir justicier et pouvoir royal au Moyen Age et à la Renaissance
Menegaldo Silvère ; Ribémont Bernard ; Gauvard Cla
KLINCKSIECK
45,00 €
Épuisé
EAN :9782252038260
En avril 1454, le roi Charles VII ordonne la rédaction officielle des coutumes, sous son autorité royale. En se posant ainsi comme un bon législateur, réorganisateur du droit du royaume, Charles VII s'inscrit dans une longue tradition, au moins symbolique, qui veut que le roi soit garant de la justice et du droit, d'un point de vue moral comme juridique, qu'il soit donc une "fontaine de justice". Les modèles sont fournis par l'histoire, profane ou biblique, imaginaire ou réelle : Saint Louis ne fut pas seulement l'image d'un souverain rendant la justice devant son peuple ; il fut aussi législateur, promulguant de nombreuses ordonnances et patronnant des ouvrages à caractère éminemment juridique. Mais c'est sans doute avec Philippe IV le Bel et la montée en puissance des légistes qu'un tournant fut pris en France dans la conscience forte que le roi était par excellence, sous le regard de Dieu; le dispensateur de la justice, l'organisateur du droit. La justice devient ainsi l'une des grandes prérogatives royales, phénomène que favorisent l'uniformisation progressive des pratiques juridiques et du droit et l'affirmation toujours plus forte du pouvoir royal. C'est donc la figure du roi "fontaine de justice", et plus largement les relations entre justice et pouvoir royal, qui sont étudiées ici, d'un point de vue tant historique que juridique et littéraire, dans les sources documentaires, les textes théoriques et politiques, la littérature, au Moyen Age et à la Renaissance.
Menegaldo Gilles ; Paquet-Deyris Anne-Marie ; Alla
Ce volume présente par sa structure tripartite - études de la pièce, du film et textes croisés - des approches volontairement très diverses de A Streetcar Named Desire, oeuvre emblématique de Tennessee Williams devenue film mythique grâce à Elia Kazan, Marlon Brando et Vivien Leigh. Ces analyses ont pour but de resituer l'oeuvre dans un contexte historique, littéraire et cinématographique aussi inclusif que possible, tout en proposant des lectures approfondies de ses modalités de fonctionnement et des dispositifs d'écho ou, au contraire, des phénomènes de divergence entre les deux formes d'art. En offrant un éclairage sur quelques aspects essentiels de la pièce et du film, les différents contributeurs ont tenté d'expliciter les parcours singuliers de deux auteurs qui partagent le même territoire Sur la collection Ces ouvrages proposent pour une part des outils méthodologiques indispensables à la réussite des concours du CAPES et de l'Agrégation, notamment par type d'épreuve; une seconde série s'attache aux programmes spécifiquement proposés aux étudiants et rassemblent des contributions de spécialistes.
La ville nourrit l'imaginaire des écrivains, des peintres, des photographes et des cinéastes. Elle stimule les rêves des utopistes et des architectes, suscite des projets, des cartes et des plans. Elle s'actualise en s'inscrivant sur le territoire et affirme son pouvoir, son aura. C'est par la grande ville que se définit l'identité d'une nation et que se construit son destin. Souvent associée à la modernité, pour le meilleur et pour le pire, la ville est un objet privilégié de réflexion pour les historiens, les géographes, les sociologues et les philosophes qui s'interrogent sur la place de l'individu dans la cité. Qu'elle soit métropole, banlieue ou petite ville, elle sert de cadre à d'innombrables récits, réalistes, oniriques, fantastiques, mais peut aussi devenir un personnage de fiction. La ville, espace complexe, en perpétuelle mutation, se prêt à la métamorphose. C'est un lieu privilégié pour la déambulation, les rencontres, le métissage culturel. C'est aussi un lieu de mémoire qui porte les traces et les stigmates de l'Histoire. A la fin du XIXe, Londres, ville cosmopolite et labyrinthique est devenue un locus privilégié pour la fiction chez des auteurs comme Stevenson ou Conan Doyle. On peut en dire autant de Paris à divers époques, de Berlin, de New York, Rome ou de Saint-Pétersbourg. La ville, décor spectaculaire, suscitant des phénomènes et des événements aléatoires. C'est à une approche plurielle des représentations et mythes collectifs engendrés par le phénomène urbain au cours des XIXe et XXe siècles que se livrent les différents spécialistes de l'histoire, de l'art, des images picturales, photographiques ou filmiques, des littératures russe, anglaise, allemande, qui contribue à ce volume.
L'épreuve écrite d'ancien français n'est pas le moindre des obstacles qu'ont à franchir les candidats au Capes de lettres modernes et aux agrégations de lettres modernes et de grammaire. Et la question de sémantique lexicale qu'elle comporte n'est pas la plus aisée à affronter... Le candidat trouvera enfin ici tous les éléments d'une préparation efficace, réunis en quelque 400 fiches de vocabulaire. Traitant un par un les termes les plus usuels de la littérature médiévale - et les plus susceptibles de faire l'objet d'une question auxconcours -, ces fiches sont structurées suivant le modèle attendu par les jurys (étymologie, sens en ancien français, paradigmes morphologique et sémantique, évolution ultérieure). Clair et pratique, cet ouvrage a le grand avantage de permettre de construire sa compétence par un travail régulier, pas à pas et fiche par fiche. Et le jeu des renvois internes est une aide décisive pour bien circonscrire les champs notionnels et sémantiques de l'univers littéraire du Moyen Age français. Biographie de l'auteur OLIVIER BERTRAND, docteur en lexicologie historique, est maître de conférences en français à l'Ecole Polytechnique, membre du laboratoire ATILF/CNRS et du jury au Capes externe de lettres modernes depuis 2004 (commissions ancien français et explication de texte).SILVERE MENEGALDO est maître de conférences en langue et littérature médiévales françaises à l'université d'Orléans.
Quelle place occupe Jean de Meun dans l'histoire littéraire des XVIe et XVIIe siècles ? Loin d'être inclus dans les "episseries" médiévales pointées du doigt par Du Bellay dans La Défense et illustration de la langue française (1549) et rejetées par les poètes de la Pléiade, le continuateur du Roman de la Rose conserve une place à part dans les arts poétiques français en raison de la force de son "invention" , et plus généralement dans l'esprit des poètes du e au e siècle, pour qui il demeure en partie sinon un exemple, du moins un guide plus ou moins avoué, d'Alain Chartier à Pierre de Ronsard, en passant par Martin le Franc, Jean Bouchet, Clément Marot ou Jean-Antoinede Baïf. Si le poète ne laisse pas indifférent, c'est aussi le "personnage" de l'histoire littéraire française qui suscite une curiosité grandissante, malgré la polémique associée à son antiféminisme, comme en témoignent les nombreuses remarques des "antiquaires" Etienne Pasquier ou Claude Fauchet et jusqu'à la Vie complète que lui consacre Guillaume Colletet au milieu du XVIIe siècle, qui contribuent à cristalliser un "mythe" Jean de Meun, fondé sur un mélange unique de profonde science et de licencieuse légèreté. Prolongeant Jean de Meun et la culture médiévale précédemment publié aux Presses universitaires de Rennes, le présent ouvrage s'intéresse donc à la postérité de Jean de Meun sous toutes ses formes, du manuscrit à l'imprimé, du Roman de la Rose aux innombrables textes qui ont continué jusqu'au début du XVIIe siècle d'y puiser l'inspirationPublié avec le soutien de l'université d'Angers
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.