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L'artiste des dames
Mendoza Eduardo
SEUIL
19,80 €
Épuisé
EAN :9782020500401
Enfermé depuis de nombreuses années dans un asile dont on l'avait sorti à deux reprises pour mener de sombres enquêtes policières (Le mystère de la crypte ensorcelée et Le labyrinthe aux olives), le héros de L'artiste des dames est aujourd'hui renvoyé sans ménagement par le directeur. Contraint de regagner Barcelone, il découvre alors une ville transformée, gagnée par la fièvre de la consommation, dont les quartiers populaires ont été rasés. Pour gagner sa vie, il devient coiffeur dans le salon de son beau-frère mais bien vite son passé le rattrape. Mêlé malgré lui à un règlement de comptes dans le milieu trouble des affaires catalanes, il est le suspect numéro un lorsque le PDG de l'entreprise "Le Filou Espagnol" est retrouvé assassiné. Pour s'en sortir, il n'a donc d'autre choix que de mener sa propre enquête.Conciliant des caractéristiques aussi contradictoires que la naïveté et la perspicacité, l'audace et l'aspiration à la tranquillité, le héros anonyme (jamais son identité ne nous est donnée) de L'artiste des dames est un peu le double de Monsieur Hulot. Son inadéquation à la société l'amène à l'observer avec une pertinence accrue et à pointer avec drôlerie ses nombreux dysfonctionnements. Dans ce monde crapuleux, il doit sans cesse déjouer les pièges qui lui sont tendus et malgré son infinie maladresse, il reste le seul à même de résoudre cette affaire de meurtre. En respectant les règles du thriller, Eduardo Mendoza livre un petit bijou de loufoquerie et d'humour noir. Infiltré dans le monde des affaires, son héros côtoie les grands bourgeois véreux à l'immoralité affichée. C'est vrai: le temps vole. À peine avons-nous rangé les skis que nous devons déjà préparer le yacht. Encore une chance que pendant que nous nous grattons les couilles, la Bourse continue de monter... un discours qui sort ni plus ni moins de la bouche du maire, parangon du cynisme ambiant. Mais Mendoza décrit également la vie des grandes métropoles, les métamorphoses urbanistiques et les cloisonnements des quartiers. Si le maire de Barcelone est l'un des principaux personnages du roman, la ville, elle aussi, y tient une place de choix. --Isabelle Yaouanc
Résumé : Décidant que seul le rêve mérite d'être vécu, Fabregas, un industriel catalan, fait sa valise et abandonne les siens aux lois de la routine barcelonaise. Mais ce qui ne semblait être qu'une parenthèse devient peu à peu un égarement dans une Venise livrée à la décadence et à la décomposition : captivé par une jeune fille qui le fuit, Fabregas s'enfonce dans un dédale de rencontres fortuites, d'événements insolites, de situations cocasses où se bousculent, tantôt rêves, tantôt récits, les légendes citadines et les allégories lacustres. Avec la verve, l'humour et le brio désinvolte qui l'ont rendu célèbre, Eduardo Mendoza nous entraîne dans un surprenant voyage sentimental, où histoire et fantaisie conspirent pour brosser le portrait d'un personnage envoûté par le charme ténébreux des palais et des mythes vénitiens.
Résumé : Dans la montagne de Catalogne, au cours d'un été marqué par des pluies torrentielles et des inondations, une passion violente et éphémère scelle le destin d'une religieuse et d'un propriétaire terrien. Attaques à main armées, enlèvements, disparitions ponctuent ce roman bâti autour du mythe de Don Juan et dans lequel les cataclysmes de l'amour se transforment peu en à peu en une douce et amère mélancolie.
L'année du déluge est l'histoire d'une passion violente et éphémère qui scelle le destin d'une religieuse et d'un propriétaire terrien au cours d'un été marqué par des pluies torrentielles et des inondations. Nous sommes au début des années cinquante, et dans les montagnes de la Catalogne se cachent encore des bandits au coeur romantique. Soeur Consuelo, que consument les feux de l'amour et ronge un remords très chrétien, trouvera en eux une générosité à la mesure de son dévouement que n'altèrent ni son sang-froid ni son autorité naturelle. Autour du mythe de Don Juan, Eduardo Mendoza a bâti un récit mêlant avec une perfection délicate les éléments du genre picaresque et du roman d'aventures. Enlèvements, attaques à main armée, cataclysmes naturels ponctuent une histoire où la passion se transforme peu à peu en une douce et amère mélancolie, cependant que l'Espagne tente, péniblement, de renaître de ses cendres.
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
Résumé : Dans l'Unidad Modelo, quartier trépidant du Mexico des années 1960, la violence est une affaire de la vie quotidienne. Pour Juan Guillermo, elle est une présence obsédante, qui l'a privé de ce qu'il avait de plus précieux : son frère aîné, Carlos, aussi habile trafiquant que fervent lecteur, assassiné par les "bons garçons" , une bande de religieux fanatiques protégés par les hommes du très corruptible commandant de police Zurita. Anéantis par le chagrin, ses parents meurent à leur tour dans un accident de voiture, le laissant orphelin à dix-sept ans. Unique survivant de sa famille, Juan Guillermo jure de se venger des assassins de son frère. Dans cette vie nouvelle placée sous le signe de la vendetta, seul l'amour fou de Juan Guillermo pour l'intrépide Chelo pourrait l'extirper de la spirale de destruction dont il est captif. En contrepoint de cette histoire se déploie la quête d'Amaruq, un trappeur inuit lancé dans la traque sans relâche d'un grand loup gris à travers les forêts glacées du Yukon - un périple qui le conduira dans les profondeurs de la folie et de la mort. Ces deux récits subtilement enchevêtrés forment une fresque puissante et féroce, faisant écho aux plus belles pages de Herman Melville et Jack London. Une épopée magistrale qui tend un miroir troublant au lecteur, en lui dévoilant comment la société réveille le loup sauvage qu'est l'homme en puissance.
Un virus a fait disparaître la quasi-totalité des animaux de la surface de la Terre. Pour pallier la pénurie de viande, des scientifiques ont créé une nouvelle race, à partir de génomes humains, qui servira de bétail pour la consommation. Ce roman est l'histoire d'un homme qui travaille dans un abattoir et ressent un beau jour un trouble pour une femelle de "première génération". Or, tout contact inapproprié avec ce qui est considéré comme un animal d'élevage est passible de la peine de mort. A l'insu de tous, il va peu à peu la traiter comme un être humain. Le tour de force d'Agustina Bazterrica est de nous faire accepter ce postulat de départ en nous précipitant dans un suspense insoutenable. Roman d'une brûlante actualité, tout à la fois allégorique et réaliste, Cadavre exquis utilise tous les ressorts de la fiction pour venir bouleverser notre conception des relations humaines et animales.
L'Aleph restera, je crois, comme le recueil de la maturité de Borges conteur. Ses récits précédents, le plus souvent, n'ont ni intrigue ni personnages. Ce sont des exposés quasi axiomatiques d'une situation abstraite qui, poussée à l'extrême en tout sens concevable, se révèle vertigineuse. Les nouvelles de L'Aleph sont moins roides, plus concrètes. Certaines touchent au roman policier, sans d'ailleurs en être plus humaines. Toutes comportent l'élément de symétrie fondamentale, où j'aperçois pour ma part le ressort ultime de l'art de Borges. Ainsi, dans L'Immortel : s'il existe quelque part une source dont l'eau procure l'immortalité, il en est nécessairement ailleurs une autre qui la reprend. Et ainsi de suite... Borges : inventeur du conte métaphysique. Je retournerai volontiers en sa faveur la définition qu'il a proposée de la théologie : une variété de la littérature fantastique. Ses contes, qui sont aussi des démonstrations, constituent aussi bien une problématique anxieuse des impasses de la théologie.
Résumé : Jungle au vert intense, fleuve boueux et langueur tropicale : nous sommes dans la ville de San Cristobál en 1993. Là, le pittoresque côtoie la noirceur, comme le découvre notre narrateur : jeune fonctionnaire aux affaires sociales, il doit y mettre en place un programme d'intégration des communautés indigènes de la région. Très vite, la torpeur locale est perturbée par l'arrivée d'enfants, inconnus et presque sauvages, qui pillent les rues. Mais d'où sortent tous ces enfants ? Quelle est cette langue qu'ils parlent et qui n'appartient qu'à eux ? D'abord étonnante et vaguement inquiétante, leur présence aura des conséquences tragiques. Vingt ans plus tard, l'ancien fonctionnaire se souvient et revient sur la succession d'événements ayant conduit au drame. Dans une échappée à l'ordre établi par les adultes, Andrés Barba nous invite à redéfinir notre idée même de l'enfance avec cette grande fable qui nous hantera longtemps.