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Pourquoi la démocratie est en panne. Construire la démocratie participative
Mendel Gérard
LA DECOUVERTE
23,00 €
Épuisé
EAN :9782707141019
La démocratie est en panne: aujourd'hui, 8 % seulement des Français attendent de leur vote un changement dans leur vie quotidienne, les hommes politiques n'ont plus leur confiance, les partis sont en crise... Bien loin des explications classiques de ce phénomène, Gérard Mendel en explore ici les causes profondes. II s'appuie pour cela, notamment, sur de passionnantes enquêtes/interventions menées ces dernières années au sein d'organisations politiques et syndicales de gauche (PS, PC, Verts, CFDT...). Cette analyse originale lui permet d'explorer les pistes d'un possible dépassement du blocage démocratique. Celui-ci implique à ses yeux, en plus des formes démocratiques classiques (délégation et ordre hiérarchique), le développement de la "démocratie participative" à tous les niveaux. En mobilisant les résultats de centaines d'interventions menées dans tout le champ social depuis plus de trente ans, Gérard Mendel montre comment cette notion galvaudée peut retrouver un nouveau sens. Et à quelles conditions elle peut permettre à chacun, à l'intérieur des formes existantes, d'exercer plus de pouvoir sur ses actes. Tout autant que la description du possible, ce livre est une étude des forces qui aujourd'hui pèsent sur l'individu: les forces économiques d'abord, mais aussi celles liées à la subjectivité, à ses illusions toujours renaissantes, à ses passions, à son attente de solutions miracles, qui font également de la démocratie un combat contre soi
Ce livre offre la photographie à un moment précis d'une mouvance politique difficile à cerner dans la complexité de ses courants. Il se présente comme la mise en parallèle systématique, pour la première fois peut-être, de la parole des militants et du discours des leaders, sur un plan de stricte égalité et à partir des mêmes questions. On peut se demander si cette parole et ce discours seront en mesure de se rejoindre un jour, tant l'écart entre eux apparaît grand quelquefois. Aussi, convient-il de s'interroger sur cet écart : est-il chose nouvelle ? Ou bien n'en a-t-il pas toujours été ainsi ? La méthodologie utilisée ici n'éclaire-t-elle pas ce qui n'apparaît pas habituellement en raison du recouvrement systématique de la parole des uns par le discours des autres ? C'est à ces questionnaires que convie ce livre, produit d'une enquête réalisée par le groupe Desgenettes de sociopsychanalyse au sein de la mouvance des communistes critiques, c'est-à-dire de groupes politiques se situant à l'intérieur du Parti Communiste ou à l'extérieur de celui-ci : des Refondateurs (avec Guy Hermier, Roger Martelli...) à "Confrontations" (avec Ph. Herzog, B. Marx...) en passant par Anicet le Pors ; de la C.A.P., Convention pour une Alternative Progressiste (avec Ch. Fitennan, Claude Poperen, G. Wasserman.) à la L.C.R., Ligue Communiste Révolutionnaire (avec Alain Krivine, F. Dietrich...). Ce livre donne à entendre les propos de quelque 90 militants et leaders recueillis au cours de séries d'entretiens de groupe d'une durée totale de presque 50 heures. Les questions posées portaient sans complaisance sur des points centraux pour le communiste aujourd'hui : l'histoire du mouvement communiste au XXe siècle, les raisons de l'engagement militant, les rapports de la pratique à la théorie, la situation présente, les objectifs à court et à moyen terme. Gérard MENDEL est sociopsychanalyste. Son oeuvre de La révolte contre le père (1968) à La société n'est pas une famille (1992) explore les influences mutuelles de l'inconscient et du social.
Résumé : Comme en témoigne l'engouement pour les techniques de " développement personnel ", ou la déconcertante mise en question des identités sexuées que nous vivons, l'individu contemporain est en crise. Les systèmes de valeurs traditionnels ne fonctionnent plus, qu'il s'agisse de la morale et des rapports de genre auparavant transmis par le système patriarcal à travers les religions, ou de la vision du progrès relayée par certaines idéologies politiques. Face à ce désarroi, Gérard Mendel montre dans ce livre stimulant que les " recettes psychologiques " en vogue passent à côté de l'essentiel : dans notre société postpatriarcale, dominée par la valeur-argent, chaque individu a et aura toujours davantage à inventer au moins partiellement sa vie, le sens à donner à son existence. Car nul ne peut vivre sans un système de valeurs, noyau central de l'identité. Mais ce système individuel, à construire par chacun d'entre nous, peut-il être partagé sur des points permettant à la société de fonctionner ? A partir d'une mise en perspective sur le long terme de la période de " crise " actuelle - notamment en revisitant les classiques de la philosophie morale -, Gérard Mendel mobilise les ressources de l'anthropologie générale pour repenser à nouveaux frais la vieille question des valeurs universelles. Et il explique en quoi - et à quelles conditions sociales - les ressources psychologiques de l'individu d'aujourd'hui peuvent lui permettre, à travers ses divers collectifs d'appartenance, de construire le sens de sa vie en conciliant la singularité et le social.
Tchernobyl, Bhopal, Challenger, Three Mile Island, des désastres industriels qui ont bouleversé l'opinion publique. Les experts ont analysé ces accidents, ils en ont recherché les causes. Doit-on refermer les dossiers définitivement ? Les experts ont rendu leur verdict : le facteur humain, l'erreur humaine, figurent en première place dans l'explication de ces accidents. L'homme, l'opérateur, serait-il le maillon faible d'un système par ailleurs maitrisé ? Mais l'interprétation peut laisser perplexe. Nous proposons de rouvrir les dossiers, et d'en chercher les manques, les silences. Que constatons-nous ? Des opérateurs privés de parole tout d'abord. Il est bien difficile de trouver une description de l'accident du point de vue des acteurs directs. Des cadres introuvables dans ces mêmes descriptions. Or ce sont les experts et les managers qui conçoivent les systèmes techniques, l'organisation humaine correspondante, les procédures de travail, et donnent les instructions au personnel. On est donc conduit à s'interroger sur le fonctionnement des organisations qui gèrent les systèmes à risques, et à y déceler plutôt des défaillances de la communication, des pressions, des cloisonnements. C'est le silence qui est en cause. Mais les informations sur ce fonctionnement sont rares. Elles manquent dans les analyses traditionnelles. C'est sans doute ce qui renforce cette part d'énigme irréductible de tout accident.
La mer de la tranquillité est un roman passionnant dont la construction tient du génie en tissant ensemble les fils narratifs comme une belle partition. Formidable récit de voyage temporel et réflexion sur une possible simulation de la réalité, il est aussi un roman plein d’humanité qui rappelle la beauté des émotions et de la vie. L’écriture d’Emily St. John Mandel est magnifique et la capacité qu’elle a de briser les murs de son propre récit est admirable.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.