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Antoine Serra (1908-1995). Un peintre aux couleurs du siècle
Mencherini Robert ; Chol Daniel ; Serra Jacqueline
GAUSSEN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782356980915
Antoine Serra, né à La Maddalena (Sardaigne), en 1908, arrivé à Marseille en 1914 avec sa famille, s'est éteint, en 1995, dans le village de Mouriès, dans les Alpilles. Il a peint depuis l'âge de quinze ans jusqu'à ses derniers jours, a vécu tous les grands événements du xxe siècle et en a partagé les luttes, les joies et les douleurs, que l'on retrouve dans ses toiles. Son oeuvre nous donne à voir la diversité des territoires reliés par la Mare Nostrum, depuis Marseille, son port, ses navires et ses usines, jusqu'à la Sardaigne traditionnelle, en passant par la Provence intérieure, les rochers des Baux, les arbres et les olivades des Alpilles, les marais et taureaux de Camargue, les vastes étendues de la Crau, avec quelques incursions en Bretagne ou aux Etats-Unis. La peinture d'Antoine Serra, engagée dans son siècle, aux cotés du labeur des femmes et des hommes, est indissociable des multiples questionnements, en évolution rapide, sur la fonction de l'Art et le réalisme, la place de l'artiste, ses rapports avec la société et sur la société elle-même. L'ouvrage évoque l'ensemble de l'oeuvre d'Antoine Serra, replacée dans son contexte, par l'historien Robert Mencherini, éclairée par ses journaux intimes, sa correspondance et ses archives, depuis la période des " peintres prolétariens " dans le Marseille des années 1930, jusqu'à celle de l'habitat troglodyte aux Baux-de-Provence et de l'atelier de Mouriès. Une abondante iconographie présente les toiles du peintre, mais aussi les dessins et études préparatoires, et ses grandes compositions, analysées par l'expert d'art Daniel Chol..
Le débarquement allié du 15 août 1944, sur les côtes varoises, donne le coup d?envoi de la libération de la Provence. Le 28 août, prises sous le feu de l?armée française de Libération et de l?insurrection populaire, les troupes allemandes capitulent à Marseille. Les nouveaux pouvoirs républicains se mettent en place, sous la direction du commissaire régional de la République, Raymond Aubrac. S?ouvre alors, jusqu?en 1947 et l?instauration de la 4 e République, une période de transition décisive. Ce quatrième volume de la série Midi rouge, ombres et lumières, après avoir présenté un tableau du département pendant l?été 1944, puis les combats de la Libération, analyse les diverses étapes de ce processus, à Marseille et dans sa proche région. Il évoque les problèmes auxquels les nou-velles institutions ont à faire face : l?effort de guerre, le ravitaillement et le redresse-ment économique, l?épuration, le maintien de l?ordre, le retour des absents (déportés, prisonniers de guerre, requis du STO), le rétablissement de la démocratie, les grandes réformes économiques et sociales. Dans ces années tricolores et d?union nationale, l?ouvrage s?intéresse au rôle et à la stratégie des divers acteurs politiques et sociaux, des organisations de Résistance, du patronat et de la classe ouvrière, des syndicats et partis, PCF, SFIO, MRP, ainsi qu?aux destins individuels, dont certains d?importance nationale, comme celui de Gaston Defferre, François Billoux ou Germaine Poinso-Chapuis. L?auteur ne néglige pas pour autant les mutations culturelles importantes d?une période effervescente. Cet ouvrage complète l?histoire politique et sociale de Marseille et des Bouches-du-Rhône, commencée par la période des années 1930. Il comble également, à la lumière des recherches les plus récentes et en s?appuyant sur de nombreux fonds d?archives publics et privés, une lacune historiographique.
Cet ouvrage est une contribution pour la réinvention de la gauche, laquelle en 2018 est exsangue. A partir de témoignages d'élus provençaux du PCF, PS, écologistes et d'un Résistant, Raymond Aubrac (commissaire de la République à Marseille, août 1944-mars 1945), il s'agit de montrer que les valeurs éthiques et de philosophie politique portées par les récits de vies de ces personnes, permettent d'espérer de transformer l'effondrement et les confusions actuels de la gauche en une renaissance pour qu'elle soit à la hauteur des temps.
Mencherini Robert ; Orsoni Sylvie ; Hazzan Suzette
De 1939 à 1944, de nombreux camps d'internement existèrent dans l'actuelle région Provence-Alpes-Côtes d'Azur. Le camps des milles, près d'Aix-en-Provence, occupa, avec ses "annexes", plusieurs fonctions: camp d'internement pour ressortissants du Reich en 1939-1940, centre de transit pour étrangers désireux de quitter la France, lieu de regroupement des juifs raflés de l'été à l'automne 1942. A partir de sources peu explorées, cet ouvrage fait le point sur cette galaxie de l'internement et sur son rôle dans l'exclusion et les transferts des juifs en zone nord, à destination des camps d'extermination. Avant novembre 1942, ces transferts furent pris en charge par les autorités vichystes. Ils s'accentuèrent après l'occupation avec de fortes différences entre l'attitude des autorités allemandes et italiennes. Les différentes contributions apportent de nombreuses précisions sur la situation des juifs et sur leur persécution dans les divers départements provençaux. L'ensemble est complété par des témoignages et documents inédits sur la déportation, recueillis avec le concours de l'Amicale des déportés d'Auschwitz et de Haute-Silésie, Marseille-Provence. Biographie de l'auteur Robert Mencherini, professeur en histoire contemporaine, associé à l'UMR Telemme, est spécialiste de la France au XXe siècle.
S'intéressant aux diverses formes de résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, des plus élémentaires aux plus élaborées, rurales et urbaines, politiques et infra-politiques, cet ouvrage rassemble une sélection des études présentées au colloque international d'Aix-en-Provence de mars 1997. On trouvera donc des analyses concernant tant l'Italie, la Grèce et la Croatie que les diverses régions de la France méridionale (de la Provence au Midi toulousain et de la Corse à l'Isère). Compte tenu de contextes politiques et culturels différents, il s'agit de comprendre comment cette zone a pu être soulevée par de puissants mouvements de résistance, jusqu'à passer éventuellement de la révolte à la révolution au moment de la Libération. Cette approche de la Résistance par la société, par la culture, par le politique s'intègre dans le vaste mouvement qui bouleverse l'historiographie internationale sur la Résistance. Mais, si l'on sort partout de l'Histoire-bataille et de l'Histoire-mémoire, ce n'est pas par indifférence aux enjeux d'actualité et d'avenir. C'est bien au contraire pour y répondre en historien, dans le souci de fonder l'action sur la connaissance plutôt que sur le mythe.
Né en 1977, Vincent Piednoir prépare actuellement une thèse de doctorat sur la vie et l uvre d Emil Cioran, sous la direction de Jacques Le Rider (EPHE). Il a co-dirigé le Cahier Cioran (Éditions de L Herne, 2009) avec Laurence Tacou. Viennent de paraître chez L Herne: E. Cioran - A. Guerne, Lettres 1961-1978 (éd. établie et annotée par V. Piednoir); Cioran, Bréviaire des vaincus II (trad. du roumain par Gina Puica et V. Piednoir)
L'inventeur des villes est une promenade, un ensemble de déambulations urbaines qui oscillent entre histoire et philosophie, société, tourisme et souvenirs personnels. Certaines villes que vous arpenterez ici existent. D'autres n'existent pas. Certaines réflexions sont empreintes de réalisme, d'autres ne le sont pas du tout. Cependant, si vous aimez Genève, New York, Marseille ou Abidjan, si vous fréquentez ou avez fréquenté les rues de Puebla, Rome, Kuantan ou Miami Beach, si vos pas vous amènent toujours un carrefour plus loin, L'inventeur des villes va vite devenir votre meilleur ami. Don't hesitate, take a walk with life...
Il est rare que l'on montre l'épopée napoléonienne du point de vue de ceux qui l'ont faite au quotidien. Depuis plusieurs années, Jérôme Croyet s'attache à recueillir les témoignages des plus humbles artisans de cette formidable page d'histoire: lettres, mémoires inédits, documents évoquant la vie des troupes. Ils y parlent de leurs exploits, de leurs souffrances, de leurs idéaux, de leur résignation, parfois de leurs amours de passage; ils évoquent leurs chefs, expriment leur admiration pour le premier d'entre eux, l'Empereur; ils parlent des contrées qu'ils traversent et du pays qu'ils ont laissé derrière eux. La collection réunie au cours du XXe siècle par les frères Brunon, qui se trouve actuellement au Musée de l'Empéri (Salon-de-Provence) et qui a été spécialement photographiée pour le présent ouvrage, constitue une source inépuisable pour qui s'intéresse à la vie quotidienne des soldats de Napoléon. Bien plus qu'une collection d'uniformes et d'armement, elle réunit de nombreux objets curieux et modestes: matériel d'écriture, cantines, portraits d'hommes du rang qu'ils se sont fait faire au fil des campagnes, etc. Dès lors, le lien entre ce fonds et le travail de Jérôme Croyet était évident. Et vue d'en bas, l'épopée n'en est pas moins imposante...
Alors que les mémoires relatifs aux guerres révolutionnaires et impériales abondent, aucun livre n'avait encore présenté autant de lettres inédites de soldats de la Grande Armée.À travers l'ensemble de plus de 250 courriers adressés par des soldats des armées de la Révolution et de l'Empire à leurs proches, nous suivons l'épopée à hauteur d'homme. Le quotidien du bivouac, la découverte des pays traversés, les épreuves de la guerre et la fidélité absolue à la Nation puis à l'empereur imprègnent ces lettres. Conservées dans des fonds publics ou grâce à la vigilance de collectionneurs, elles font revivre les acteurs anonymes de l'une des grandes pages de notre histoire. Dans leur diversité, ces lettres nous donnent également à lire un portrait de la France du début du xixe siècle : celui d'un pays profondément rural et qui se bat avant tout pour préserver les acquis de sa Révolution.