Un roman coup de poing qui raconte cruellement et sans fioritures la violente banalité des féminicides au Brésil, la culture de l'impunité pour les agresseurs et la nature sacrifiée pour l'argent... Entre articles racoleurs et épisodes hallucinatoires salvateurs, suivez une avocate qui découvre la dure réalité de la région de l'Acre.
Une jeune avocate de São Paulo se réfugie dans l'Etat de l'Acre pour fuir une relation abusive, et s'intéresse au meurtre d'une adolescente indigène. Sur place, elle découvre la beauté hypnotique et mystérieuse de la jungle, mais aussi sa part sombre... Brésil, Etat de l'Acre. Une jeune avocate originaire de São Paulo se rend dans cette région partiellement couverte par la forêt amazonienne pour suivre le procès des assassins d'une jeune indigène. Sur place, elle découvre la beauté hypnotique et mystérieuse de la jungle, mais aussi sa part sombre, les injustices et les tragédies vécues au quotidien par les populations locales. S'initiant aux rituels ancestraux des peuples indigènes d'Amazonie et notamment à la prise de l'ayahuasca, un puissant hallucinogène, la jeune femme s'engage dans une quête de justice, pour les femmes qui l'entourent et pour elle-même. Le roman de Patrícia Melo nous embarque entre réalité et cauchemar, dans une enquête où la violence prime sur la loi. En choisissant de tenir son intrigue dans l'Etat de l'Acre, dans le ventre de la jungle, l'autrice brésilienne montre la violence infligée aux femmes, mais aussi à la nature : celles qu'on tue dans l'indifférence. " Patrícia Melo signe là un polar entêtant, noir, social, brutal. " Le Point Traduit du portugais par Elodie Dupau
Tel un Enée moderne, ghetto blaster en main, aux portes de l'enfer, Petit Roi, enfant des favelas de Rio, cherche sa route dans un royaume qui n'a pas de chemin pour les vivants. Acides, hip-hop et violence à tous les étages. A la maison, la rage de l'amour maternel laisse quelques ecchymoses, la frustration fait son lit dans une pauvreté tyrannique, les feuilletons à l'eau de rose font le reste. Dans la rue, le code de l'honneur, l'odeur de l'argent, la voix des armes. Mais si, au faîte du pouvoir, Petit Roi se pose en trafiquant aguerri, il demeure un colosse aux pieds d'argile qui offre un temple à sa mère pour que, enfin, elle aime son fils. Patricia Melo est née à Rio de Janeiro en 1962. Elle est l'auteur de trois autres romans : O Matador (Albin Michel, 1996), Eloge du mensonge (Actes Sud, 2000, et Babel n° 501) et Acqua-Toffana (Actes Sud, 2003).
Sous divers pseudonymes américains, José Guber propose à son éditeur des synopsis de ces ?uvres que l'on dit incontournables. Tous sont pourtant écartés en raison de la faiblesse de leur trame narrative : il ne s'agit, en effet, que de L'Etranger ou de Crime et Châtiment... En quête de documentation pour un prochain best-seller, l'impénitent plagiaire fait la connaissance d'une biologiste aussi ravissante que mariée, qui exerce la profession de nutritionniste pour serpents. Une passion s'installe tandis que naît entre eux la tentation du meurtre parfait, mais le mari encombrant se révèle étonnamment rétif à l'élimination... Dans cette allègre ronde de la mort, victime et bourreau ne sont décidément pas là où on les attend.
Résumé : " Néno m'a dit : pour l'amour de Dieu ne me tue pas. Mais moi je croyais plus en Dieu. Je croyais aux ulcères. Je vais te tuer, parce qu'à partir de maintenant, je suis le tueur. Je suis la grille, le chien, le mur, les tessons de bouteille tranchants. Je suis le fils de fer barbelé, la porte blindée. Je suis le Tueur. Bang. Bang. Bang. " Dans une extrême tension verbale - mais avec un humour noir abrasif -, Patricia Melo, 33 ans, retrace le parcours hallucinant d'un jeune homme de Sao Paulo, devenu à la suite d'un pari perdu un tueur à gages sans états d'âme. Roman d'initiation sanglant, O Matador a été salué comme une grande révélation au Brésil où sa publication a défrayé la chronique.
Tel un Enée moderne, ghetto blaster en main, aux portes de l'enfer, Petit Roi, enfant des favelas de Rio, cherche sa route dans un royaume qui n'a pas de chemin pour les vivants. Acides, hip-hop et violence à tous les étages. A la maison, la rage de l'amour maternel laisse quelques ecchymoses, la frustration fait son lit dans une pauvreté tyrannique, les feuilletons à l'eau de rose font le reste. Dans la rue, le code de l'honneur, l'odeur de l'argent, la voix des armes. Si, au faîte du pouvoir, Petit Roi se pose en trafiquant aguerri qui contrôle les variables et fait parler la poudre - celle des lignes comme celle des armes -, il demeure un colosse aux pieds d'argile qui offre un temple à sa mère pour que, enfin, elle aime son fils. Des profondeurs de cet antre mythologique parviennent, à un train d'enfer, des déflagrations de mots, de sentiments, de chairs, qui mettent à mal tout sens de l'équilibre.
Résumé : 4 avril 1960 : sur une plage des environs de Lisbonne est découvert, criblé de balles, le corps d'un officier de l'armée portugaise, évadé d'un fort où l'avait conduit une tentative de soulèvement militaire. Ballade de la plage aux chiens est l'histoire de cet officier rebelle, de ses deux compagnons d'évasion et de son amie, enfermés dans une maison isolée, s'observant et se découvrant, se rapprochant ou se haïssant. C'est aussi le déroulement de l'enquête que mène un policier baroque et solitaire, séduit dès le premier jour par la personnalité de la jeune femme qu'il interroge, ancienne compagne de l'officier assassiné. Cette "dissertation sur un crime" met au jour les rivalités qui divisent les polices judiciaire et politique et dresse le tableau d'une société crépusculaire, dans le cadre d'une Lisbonne méconnue, souvent surprenante.
Résumé : Le personnage principal de La barbe ensanglantée n'a pas de nom, il vit à Porto Alegre, dans le sud du Brésil. Son père est gravement malade, et lorsque ce dernier s'apprête à mettre fin à ses jours, il lui révèle l'histoire trouble de son propre père, sauvagement assassiné à Garopaba au milieu des années 60. Lorsque son père meurt finalement, notre héros part sur les traces de son grand-père et s'installe dans le village où se serait passé le drame. Ancien nageur professionnel, il y trouve un poste de professeur de natation. Sur place, il peut mener l'enquête sur cette étrange disparition, une recherche quasi mystique au plus profond de la mémoire collective des habitants. Selon certains, son grand-père aurait survécu à des dizaines de coups de couteau assénés un soir de bal. Il aurait réussi à s'enfuir vers la mer et son fantôme errerait depuis dans les montagnes. Le petit-fils se consacre tout entier aux recherches, il devient de plus en plus solitaire, négligé, sa barbe pousse. Il part vers les hauteurs de la région et finit par rencontrer, dans une grotte, un homme cadavérique et sa femme. Ainsi que deux fillettes... Enlaçant le passé, les obsessions et les fantasmes, Daniel Galera réussit à nous immerger dans une puissante quête des origines. Il bâtit avec talent un monde où il faut accepter la réalité autant que la magie pour accéder à la vérité. Un coup de maître.
Résumé : "Les gens commençaient à parler des soeurs mortes. La plus morte et la moins morte". Halla a onze ans quand elle perd sa soeur jumelle, son miroir. Ses parents ont enseveli les cendres de leur enfant en expliquant à la survivante qu'un bel arbre pousserait là. Mais rien n'est venu. Sa mère, aussi froide que les paysages islandais qui l'entourent, la rejette, et son père fantasque ne parvient plus à communiquer avec elle. Halla devra apprendre, seule, à surmonter cette tragédie pour quitter l'enfance. Roman d'une beauté et d'une puissance incomparables, La Déshumanisation questionne avec grâce notre rapport à l'existence.
« En ces heures où le paysage est une auréole de vie, j'ai élevé, mon amour, dans le silence demon intranquillité, ce livre étrange... » qui alterne chronique du quotidien et méditationtranscendante. Le livre de l'intranquillité est le journal que Pessoa a tenu pendant presque toute sa vie, en l'attribuant à un modeste employé de bureau de Lisbonne, Bernardo Soares. Sans ambitionterrestre, mais affamé de grandeur spirituelle, réunissant esprit critique et imagination déréglée,attentif aux formes et aux couleurs du monde extérieur mais aussi observateur de « l'infinimentpetit de l'espace du dedans », Bernardo Soares, assume son "intranquillité" pour mieux la dépasseret, grâce à l'art, aller à l'extrémité de lui-même, à cette frontière de notre condition ou lesmystiques atteignent la plénitude « parce qu'ils sont vidés de tout le vide du monde ». Il seconstruit un univers personnel vertigineusement irréel, et pourtant plus vrai en un sens que lemonde réel. Le livre de l?intranquillité est considéré comme le chef-d?oeuvre de Fernando Pessoa.