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De leur village... aux Assises. Affaires criminelles de nos campagnes (1812-1892)
Mellier-Bruneau Josiane
HUGUES CHIVRE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782916043739
Le récit de ces affaires est sans doute le propos principal de cet ouvrage mais à travers elles, c'est la vie dans les campagnes du xixe siècle qui se déroule sous les yeux du lecteur, avec son pittoresque, ses habitudes mais aussi ses peurs. Des acteurs modestes, souvent miséreux, ne sachant ni lire ni écrire comme on dit alors, ce qui n'exclut pas une certaine rouerie, parfois déroutants aussi par leur naïveté ou leur sottise. De 1812 à 1892, soixante-trois dossiers d'instruction d'affaires criminelles ont été conservés par les archives départementales de Tours. L'auteur en a extrait vingt-deux dans le but d'avoir un éventail complet des différents méfaits qualifiés de crimes qui y ont été commis. Les faits reconstitués à partir des enquêtes, des rapports de gendarmerie, des témoignages et des interrogatoires qui constituent l'essentiel des pièces d'archives de la justice, nous conduisent ainsi par des chemins divers et parfois inattendus, de l'environnement villageois des inculpés à leur destination finale : la Cour d'Assises. Afin de restaurer au mieux l'image de la vie rurale de l'époque, l'auteur a pris soin de garder toutes les expressions qui en sont le reflet et que beaucoup comprennent et même emploient encore. Pour les autres, il leur suffira de se reporter à la fin de l'ouvrage chaque fois qu'un mot sera en italique pour en découvrir le sens.
Un paquet empoussiéré, oublié dans le grenier d'une école de campagne depuis un siècle. Quelques effets personnels enveloppés dans un vaste mouchoir de poche à carreaux bleus, gris et jaunes, striés de rouge et de bleu, comme on en utilisait en ce temps-là. Une mention à l'encre violette indique : Gorgeon, Orbigny. Pourquoi a-t on expédié ses affaires personnelles à la mairie de cette campagne qui n'en a su que faire et les a oubliées si longtemps ? Sans doute Léon Gorgeon est-il mort à la guerre comme ses 1 400 000 compatriotes. Mais son nom n'est sur aucun monument aux morts. Josiane Mellier-Bruneau, émue par cette découverte, a retracé la vie de ce Poilu. La vie sur le front, les tranchées, la peur, la camaraderie, les horreurs, le doute, la révolte. Extrêmement bien documenté, ce récit nous plonge dans le quotidien des soldats de la Grande Guerre. Magnifique roman historique, poignant et émouvant...
Comment penser la vie des équipes ? Comment peuvent-elles évoluer ? Cet ouvrage propose un modèle de compréhension du fonctionnement des équipes, des dispositifs qu'elles utilisent et de leurs possibilités de changement. Les conflits et la souffrance des professionnels sont étudiés avec les capacités de l'équipe à contenir et penser la souffrance et le désir des personnes accueillies. L'évolution des pratiques est envisagée avec le devenir de ce qui n'est pas contenu dans l'institution et le risque de crise. Après les travaux de Bion, Bleger, Kaës ou Fustier, l'auteur pose le problème du positionnement clinique du psychologue et développe plus largement une théorie groupale de la fonction contenante des équipes. A l'heure où les soignants sont malmenés, où les institutions de soin ou d'éducation tentent de se "restructurer", il devient urgent de prendre toute la mesure de ce qui s'est construit dans les équipes et de la particularité de "leur vie", consciente et inconsciente.
Après le monde des campagnes et de ses drames souvent enfantés par la misère du temps, évoqués dans son premier ouvrage, "De leur village aux Assises", l'auteur nous invite cette fois à suivre un personnage haut en couleur qui appartient à son époque, mais dont le comportement ne nous est pas aussi étranger que cela. Rebelle à l'autorité d'où qu'elle vienne et l'exprimant haut et clair, faiseur d'embrouilles dont il est finalement la victime, tel est "Tourangeau tête-de-bois " qui traverse ce XIXe siècle si riche en événements politiques qui nous ont fait ce que nous sommes. Aventures et mésaventures se suivent, dont aura à connaître la justice. Au fil du temps, le jury populaire se montrera bon enfant et la sanction s'adoucira pour celui dont les incartades auront défrayé la chronique. "Tourangeau tête-de-bois" s'assagira-t-il ? Au lecteur de se faire une opinion. Troisième ouvrage de Josiane Mellier-Bruneau, toujours au contact de l'Histoire nationale dans ses récits inspirés, non seulement des recherches qu'elle effectue aux archives départementales d'Indre-et-Loire, mais aussi de son entourage y puisant des souvenirs personnels comme dans son dernier livre à caractère autobiographique, "Pas de rose sans épine."
Josiane Mellier-Bruneau nous livre ici un récit sous forme de courtes nouvelles ; elle élargit ainsi son champ d'investigation au canton et à une commune voisine, Céré-La-Ronde trop proche du Montrésorois pour n'y être pas associée. Du petit voleur au criminel le plus vil, c'est l'image souvent oubliée d'un monde rural à la fois dur et pittoresque qui se révèle à nous avec la misère en toile de fond. Le jury populaire a su parfois tempérer le châtiment qui pouvait, en ce temps-là, facilement aller jusqu'à la peine suprême vécue comme le moyen le plus efficace de protéger la société contre ceux qui bafouaient la morale et inquiétaient l'opinion publique de l'époque. Après des études de droit et quelques années au sein d'une grande administration parisienne, l'auteur s'oriente vers l'Education Nationale ce, qui lui permet de rejoindre sa province natale, la Touraine. Elle enseigne en collège le français puis l'anglais après l'obtention d'une licence mais revient bientôt à sa vocation première : l'administration. Nommée principale de collège, elle voyage de l'Indre-et-Loire au Loir-et-Cher en passant par les départements de l'Oise et de l'Indre. Profondément attachée à ses racines tourangelles, elle mettra à profit sa retraite pour tirer de l'oubli l'histoire de sa commune en oeuvrant au sein de l'association "Raconte-moi Orbigny" et en s'investissant dans l'écriture.
Résumé : Notre vie est guidée par l'eau, elle l'a été dans tous les domaines des civilisations. Douce, maternelle, berçante ou sombre et violente, elle ne cesse de nous surprendre et fait des miracles. En s'appuyant sur les dernières découvertes scientifiques, Arlette Schneider analyse la structure de l'eau, ses différentes propriétés, ses symboles, ses mystères et son pouvoir de guérison. Puis, à partir d'expériences réalisées par des chercheurs, l'auteure nous conduit au-delà des connaissances que nous ne pouvons avoir ni même imaginer : l'eau bénéficie d'une mémoire. De nature ondulatoire, magique, elle a des capacités secrètes, invisibles à nos yeux. L'ouvrage concis, original, bien construit, anecdotique est enrichissant, convaincant, il s'offre à la portée de tout lecteur désireux d'apprendre. Buvons à la source !
René Charles Andrieu, un poilu, a écrit à ses parents en continu de 1914 à 1919. Une plume qui raconte et qui raccroche à la vie ce soldat du 9e Régiment d'Infanterie d'Agen. Caporal puis lieutenant, il décrit les jours qui s'éternisent sous la mitraille, dans les tranchées et les hôpitaux. Il est présent sur tous les fronts, en Belgique, en Champagne, en Lorraine, à Verdun, dans la Somme... Au mépris de la censure militaire et malgré le désir d'épargner sa famille, il témoigne de la souffrance des soldats dans cette guerre dont on ne voit pas la fin. Une vieille boîte à chaussures découverte en 2005 : elle contient près de 500 lettres et cartes. Gilbert Andrieu, fils de René Charles, décide de publier cette correspondance signée par son père et la ponctue de dessins, de cartes et de photos. En contrepoint, il plante le décor : l'avancement de la guerre. Jean Berne-Bellecour, oncle de Gilbert Andrieu, peintre aux armées au 34e Régiment d'Infanterie, a dessiné les scènes quotidiennes sur le front de la guerre. Le souci de précision et d'exactitude est servi par un coup de crayon très solide. Au-delà du rapport militaire, il exprime la désolation des hommes et la ruine des paysages.
Avec Genillé... au fil des temps, Christophe Meunier signe là son premier ouvrage, fruit d'un long travail de recherche. Au terme de plusieurs rencontres et d'une vaste étude documentaire portant sur de nombreux articles et ouvrages, parfois anciens, il tente de retrouver et de retracer les pistes qui mènent vers le passé de cette commune rurale du Sud-est de l'Indre-et-Loire. De la préhistoire à nos jours, l'épopée des hommes qui ont fait le village est découpée en trois grandes périodes : Temps des seigneurs et des rivalités nobiliaires, Temps des révolutions et des sociétés industrielles, enfin Temps des résolutions et de la désertification. Temps partagés ou temps volés, temps bouleversés ou temps protégés, Genillé traverse l'histoire. Commandé par la Municipalité, cet ouvrage témoigne nécessairement par son origine d'un attachement de la commune à son patrimoine. Il n'en demeure pas moins un travail scientifique qui s'interroge sur la ruralité et son histoire, sur l'identité d'un territoire dont les limites, contrairement à celles de la ville, ont longtemps été floues et disputées. Etudier la ruralité d'hier ou celle d'aujourd'hui, c'est dresser la liste des acteurs et comprendre leurs interactions, les pouvoirs qui les unissent ou les divisent. Voilà un fil rouge que l'auteur tend tout au long des trois parties majeures de son livre.
La guerre civile espagnole : le conflit dépasse largement le cadre de l'Espagne des années 1936-1939. Car même si cette guerre est typiquement espagnole, elle est l'expression d'un affrontement plus ancien. En toile de fond, ce sont deux conceptions du monde et de l'homme qui se font face, issues des révolutions française et russe. En Espagne, la guerra civil va faire des centaines de milliers de morts et provoquer l'exode de milliers de personnes principalement en France. Au sortir de cette lutte fratricide, les maîtres militaires et politiques de l'Espagne ont-ils vraiment gagné la guerre ? Roberto Buería Julián naît en 1938. Les avions italiens larguent leurs bombes en pleine retirada, sur un convoi de réfugiés rouges. On descend sa mère d'un des camions pour qu'elle accouche ; elle remontera dans le camion suivant... Toute sa vie, Roberto Buería Julián va interroger les causes du conflit. Il fouille les archives, interroge des dizaines de témoins, républicains comme franquistes, rassemble des articles et des photos, entend les souffrances de familles épuisées. Puissance, amertume : "Le choc des deux Espagne" restitue le portrait d'une Espagne certes déchirée, mais aussi manipulée... Un livre que Roberto Buería Julián a écrit d'abord pour ses enfants, afin "qu'ils ne suivent pas le troupeau, le nez dans la poussière et dans les crottes de ceux qui marchent devant". Un témoignage destiné à tous ceux qui partagent la même ambition.