Cinquante ans après l'ouvrage fameux : La Genèse du Nombre chez l'Enfant de Jean Piaget et Mina Szeminska (1941), pourquoi Les Chemins du Nombre ? Une première raison suffisante est, à l'occasion de cet anniversaire, l'hommage qui doit être rendu aux deux auteurs et, au-delà de leur personne, à l'Ecole de Genève tout entière, pionnière de l'étude génétique des structures cognitives de l'enfant. La seconde raison concerne importance que revêt la connaissance des processus de construction du nombre, tant pour l'enfant que pour l'enseignant, le chercheur et le psychologue praticien. Quels sont les progrès réalisés depuis La Genèse du Nombre ? Quels nouveaux chemins a-t-on défrichés ? L'objectif des trois éditeurs (J Bideaud, C Meljac et JP Fischer) est de répondre à ces questions, en réunissant, en un seul "lieu", les contributions de spécialistes internationaux les plus compétents et les plus connus dans ce domaine, sans aucune exclusive école. Pour les lecteurs francophones, ce sera l'occasion de lire, dans leur langue, des travaux anglo-saxons récents et encore inédits. Ainsi, un large public d'enseignants (de la maternelle à l'université), de chercheurs, de psychologues praticiens, de rééducateurs et (pourquoi pas ?) de parents trouvera-t-il, dans cet ouvrage, matière à réflexion et à discussion sur le sujet passionnant de la construction et de l'utilisation, chez l'enfant, du nombre et des opérations numériques.
Mélac Eric ; Robin Françoise ; Simon Camille ; Tou
Le propos de ce Vocabulaire thématique est de fournir "ce qui est suffisant, connaissable et utile" aux locuteurs des deux langues en présence souhaitant échanger sur autant de sujets que possible, allant des relations internationales au bouddhisme tibétain, en passant par les parties du corps et les transports. L'ouvrage compte environ 8 000 entrées, réparties en 33 sections. Il est conçu de manière analogique, chaque terme menant à un autre du point de vue sémantique et sans tenir compte de l'ordre alphabétique. Le tibétain est donné en graphie tibétaine, car le tibétain se lit facilement une fois assimilées les règles de lecture. Dix collaborateurs tibétains ont relu systématiquement les listes thématiques.
Publié pour la première fois sous le titre "Sortez vos morts", ce romande Bruno Leydet retrace l'enquête du peintre marseillais Michel Serre, auteur des deux tableaux les plus importants témoignant de la Grande Peste de 1720 à Marseille. Quelque temps après l'épidémie, Michel Serre cherche à comprendre comment elle advint. Si la peste elle-même tient ici le principal rôle dramatique, c'est pourtant bien de corruption, de magouilles et d'arrangements commerciaux et financiers qu'il est question tout au long de cet ouvrage. Pas à pas, porté par un témoin qui a déjà mené une enquête, Michel Serre découvre comment le "Grand Saint-Antoine", trois-mâts revenant des Echelles du Levant chargé d'étoffes et de cotonnades, put entrer dans le port de Marseille sans aller en quarantaine alors que la peste était avérée à son bord, comment les échevins de la ville, qui avaient engagé beaucoup d'argent dans sa cargaison, firent pression sur les autorités sanitaires et comment, in fine, le tout fut étouffé, la politique et l'argent prenant le dessus sur le bien public. Bien entendu, il ne s'agit là officiellement que de spéculations, de "théorie du complot" dirait-on aujourd'hui, mais cette enquête sur le passé éclaire, trois cents ans plus tard, d'une lumière bien morbide l'actualité "épidémique" contemporaine.
Résumé : La réussite de l'oral joue un rôle déterminant dans l'intégration des candidats aux grandes écoles de commerce, d'ingénieur et aux filières universitaires sélectives, car à l'écrit ou dans leur dossier, les candidats ne sont séparés que par des très faibles marges. Comment le préparer, comment le réussir ? Ce livre propose un véritable coaching ciblé. Ajout de chapitres spécifiques à chaque école et de vidéos en téléchargement.
Les articles suivent trois directions d'étude : ils cherchent d'abord à expliquer la façon dont Pozner " monte " ses livres au sens quasi cinématographique du terme, ouvrant ainsi la voie à une poétique de la littérature de montage. Ils explorent ensuite la dimension politique de cette recherche formelle pour montrer que ces récits se muent en fresque dynamique qui révèle la douloureuse expérience des événements politiques. Enfin, ils resituent Pozner dans l'Histoire littéraire du XXe pour lui donner sa juste place. L'ouvrage essaie donc de redonner toute sa place à ce frère talentueux de Boris Pilniak et de John Dos Passos qu'est Vladimir Pozner - une place à la fois considérable et insuffisamment reconnue - dans le contexte d'une littérature contemporaine aujourd'hui soucieuse d'explorer les territoires de la non-fiction.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.
La FMD poursuit ici deux démarches. La première consiste à inscrire dans la durée la journée d'étude grâce à la publication de ses communications. La seconde consiste à assumer sa vocation de transmission de l'histoire et de la mémoire dans la société civile en montrant la vitalité de la recherche, qui ouvre sur un dialogue interdisciplinaire enrichissant entre historiens, sociologues, médecins, enseignants, archivistes et bédéistes, complété ici par le regard de la société civile organisée que représente le CESE.