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Almodovar, les femmes et les chansons
Méjean Jean-Max
L'HARMATTAN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782296543812
C'est un secret pour personne : Pedro Almodovar est, entre autres, passionné par les femmes et par la musique, et notamment les chansons. Il fallait se pencher sur son oeuvre par le biais de celles qui l'ont inspiré, qu'il s'agisse des femmes (et elles foisonnent, actrices, inconnues, chanteuses, et jusqu'à sa propre mère), des chansons ou des musiques inoubliables pour illustrer ses films, rejoignant à ce point les maîtres comme Fellini avec Nino Rota ou Alfred Hitchcock avec Bernard Herrmann. Sans aller jusqu'à l'extrême comme le fit Jacques Demy, Pedro Almodovar sème ainsi dans ses films des chansons, souvent empruntées au répertoire international de la variété, les remettant quelquefois à la mode, et surtout en faisant mouche à chaque fois. C'est dire encore une fois l'importance de la chansonnette dans notre société qui ne peut plus se concevoir sans la zik. Il est nécessaire aussi de se demander comment un auteur aussi volontairement kitsch et provocateur a pu acquérir cette notoriété internationale, avec des scénarios complètement alambiqués et improbables, des sacs de noeuds inspirés des plus mauvais romans photos. Peut-être parce que le monde entier avait envie d'un cinéma léger et troublant comme ces chansons d'amour dans lesquelles l'interprète, accompagné d'une musique sirupeuse, met son coeur à nu, plus que son coeur : quelquefois ses tripes. Découvrons-les au cours de cette lecture pour se rendre compte qu'il faut souvent de la musique (et des chansons) avant toute chose...
Un nouveau livre sur Woody Allen qui apporte un regard différent sur tous ses films et surtout qui tente d'offrir une approche analytique d'une ?uvre divertissante et complexe à la fois. En effet Woody qui rit et Allen qui pleure sont les deux facettes d'un créateur qui plonge son inspiration dans le burlesque traditionnel mais aussi dans la magie, et qui s'inspire des plus grands cinéastes de la très riche histoire du cinéma mondial. Jean-Max Méjean, comme il avait su le faire pour Federico Fellini, propose ici une analyse de Woody Allen qui n'oublie aucunement l'aspect philosophique de son travail, ni son aspect psychologique. Le livre tente donc de percer le mystère d'un créateur prolifique et ponctuel qui, chaque année, donne rendez-vous à son imagination et essaie de comprendre les névroses de ses personnages et du monde qui les entoure. New York, la femme, le comique, la judéité, la psychanalyse, l'hypocondrie, la misanthropie parfois, le rire et les larmes sans oublier la solitude et le désarroi, tous ces archétypes sont convoqués pour brosser un portrait quasi complet d'un des plus grands cinéastes vivants. Entre drame et comédie, un cinéma à l'image de notre vie, revue et corrigée par un grand illusionniste. On sort alors de cette lecture, un peu envoûté comme Alice, avec pour seule envie, celle de clamer : Tout le monde love you Woody.
Ce livre tente d'approcher l'?uvre de Pedro Almodovar, ce cinéma flamboyant et baroque, sous l'angle de la psychanalyse et de la poésie, pour dégager des thèmes qui cernent les différentes facettes d'une imagination déjà très prolifique. On y découvre l'influence incontestable de l'Espagne et de la movida madrilène. L'étude s'emploie également à faire le point sur la passion de la musique et de la chanson qui habite tous les films du metteur en scène espagnol à la réputation internationale. Mais Jean-Max Méjean s'intéresse aussi tout particulièrement aux relations que Pedro Almodovar entretient avec son propre imaginaire, marqué par l'amour pour sa mère, pour les femmes en général et pour la sexualité aussi, souvent envisagée sous l'angle le plus cru. L'amour et la mort, tout comme les masques et les transmutations des âmes et des corps, habitent toute l'?uvre, débouchant sur la naissance d'un style incontestable qui ne renie ni ses influences ni son histoire, mais aborde une autre manière de percevoir les réalités et les mythes de ce monde étrange qui nous entoure. Ses films, très populaires, dont Attache-moi, Talons aiguilles, ou encore Tout sur ma mère, sont analysés minutieusement un à un, sans oublier le dernier en date, La Mauvaise Éducation, quia fait l'ouverture du Festival de Cannes 2004.
La vie et l'uvre de Jean Vigo sont marquées par une fulgurance tragique. Celui qu'Henri Langlois a comparé à Rimbaud est né en 1905 et a été marqué à vie par son enfance placée sous le signe de la tragédie. Il n'a que 12 ans lorsque son père, l'anarchiste Almedeyra, meurt dans des circonstances dramatiques à la prison de Fresnes, où l'a mené une sombre histoire de trahison. Pendant longtemps, Jean Vigo sera considéré comme le " fils du traître ". Atteint depuis toujours de tuberculose, il ira pendant toute sa jeunesse de pensions en sanatoriums, et c'est au cours de l'un de ces séjours médicaux dans les Pyrénées qu'il rencontrera Lydu avec laquelle il aura un enfant, Luce. On pourrait presque dire que c'est l'art, d'abord la photo, puis le cinéma, qui vont le sauver. C'est au cinéma qu'il vouera sa vie entière, une vie courte (puisqu'il s'éteindra à l'âge de 29 ans), mais intense. En seulement cinq ans, et quelque quatre films dont un seul long-métrage, il laissera une uvre magnifique et magique qui marquera à jamais le cinéma et la poésie notamment le surréalisme ainsi qu'en témoigne L'Atalante, hommage à la vie des mariniers mais aussi aux amours débutantes. Un chef-d'uvre.
Des relations souvent étroites ont été entretenues entre l'opéra et le cinéma. Ce livre s'en veut le témoignage. Grâce aux travaux d'une vingtaine de chercheurs, à la très riche documentation et à l'iconographie proposées par Enrico Giacovelli, à la fois spécialiste du cinéma et de la musique, L'Opéra à l'écran pourrait vite devenir un ouvrage incontournable aussi bien pour les cinéphiles que pour les mélomanes. Près de mille films cités, une cinquantaine décortiqués par des experts (critiques et artistes), une riche documentation illustrée de photogrammes non seulement des films analysés, mais aussi de nombreux autres : l'ensemble constitue une somme rarement éditée. Les liens entre opéra et cinéma s'y trouvent abordés suivant diverses approches, allant de l'adaptation d'opéras intégraux à des films d'inspiration opératique. Sans être exhaustif, le livre offre un large panorama sur deux arts qui conjuguent leurs spécificités pour donner naissance à des oeuvres singulières.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.